Étiquette : tarot

  • Les Minchiate florentins

    Les Minchiate florentins

    © Asa pour Esoterika.org

    Les Minchiate (Prononcez « mine-kia-té« ). Conçu à Florence à la fin du XVe siècle, ce jeu de tarot est méconnu, et ne s’est que peu répandu en Europe. Ce n’est pas un tarot classique à 78 lames. Le jeu comporte, en effet, 97 cartes.

    Il se compose de 41 arcanes majeurs : 12 signes du zodiaque, 4 éléments, 3 vertus théologales (foi, espérance, charité) et la Prudence. Les six premiers arcanes, du Bateleur à l’Amoureux, sont remplacés par des Papes.

    Bien des mystères subsistent encore quant à l’utilisation « occulte » de ce jeu. En effet, les tarots classiques étaient frappés d’interdiction par le clergé, mais pas le jeu des Minchiate, comme l’atteste un édit de 1477. On s’en servait sans doute à des fins pédagogiques (ah, les vertus…) ou ludique, mais l’intelligence du joueur devait primer sur sa chance, pour gagner. Car les jeux de hasards étaient interdits, de même que les étranges usages divinatoires des tarots…

    Source : manuel italien de mon jeu de Minchiate, encyclopédies des tarots Fabbri.

  • Le Livre de Thot, un bref historique

    Le Livre de Thot, un bref historique

    Le Tarot de Thot, le Tarot d’Aleister Crowley, ou, comme préférait l’appeler son auteur, le Livre de Thot, est une véritable mine d’or… Il aura fallu cinq ans de travail de 1938 à 1943 à l’artiste pour y inclure plus de 1200 symboles…

    Commandé à Lady Frieda Harris (1877-1962), adepte de la confrérie de l’Astre d’argent fondée en 1907 par Aleister Crowley, égyptologue, et épouse du parlementaire anglais Sir Percy Harris, le jeu est réalisé à l’époque où Crowley est au faîte de ses conceptions ésotériques.

    Les cartes font la synthèse des instructions secrètes reçues à l’époque de son initiation à l’ordre de la Golden Dawn et des diverses doctrines élaborées par le mage au cours d’une vie plutôt mouvementée. Tout d’abord reproduit en noir et blanc dans un ouvrage de 1944, Le Livre de Thot (à ne pas confondre avec celui d’Etteilla, de 1787…), il ne sera imprimé sous la forme d’un jeu de cartes qu’en 1969, lorsque la philosophie de Crowley est découverte par les hippies américains… Cette édition imprimée en bleu ciel avec des dos rouges est suivie en 1977 par la reproduction des aquarelles originales (conservées à Londres, au Warburg Institute). On y trouve deux cartes supplémentaires : deux autres versions du Bateleur, que Crowley avait commandées à Frieda Harris.

  • Origines et mystères du Tarot

    Origines et mystères du Tarot

    Le Tarot, outil de divination par excellence, ne cesse de nous étonner. Personne ne sait vraiment d’où vient le mot « tarot », ni d’où vient le jeu divinatoire de 78 cartes que nous connaissons aujourd’hui.

    Inde ? Égypte ? Chaldée ? Grèce ? Judée ? Chine ?

    Des hypothèses plus ou moins fantaisistes attribuent l’invention du tarot aux Égyptiens anciens (le fameux Livre de Thot…) ou aux Bohémiens. En fin de compte, personne ne sait précisément d’où vient le Tarot, même si on peut affirmer que ces civilisations anciennes ont participé à l’élaboration de son symbolisme. Ainsi, il ne faut pas tenter de donner une origine unique aux cartes, mais les considérer comme le produit d’un syncrétisme, d’un mariage de diverses influences culturelles.

    De plus, les références égyptiennes, tziganes, hébraïques, alchimiques, données lors de l’interprétation, ne doivent pas être prises comme des vérités historiques absolues, mais comme de simples indications destinées à éclaircir la signification de chaque lame.

    Vous avez dit Tarot ?

    Ce fameux Tarot… Est-il une déformation des noms de Ptah et Râ, démiurges égyptiens ? Une anagramme de rota, la Roue, auquel on aurait rajouté un T final pour montrer que fin et commencement se rejoignent ? Déformation du nom de Thot, dieu égyptien des scribes et des sages, dont l’équivalent grec est Hermès ? Dérivé de l’hébreu Torah, la Loi, la Bible ? Issu du sanskrit Tar – ô, l’Étoile polaire, le guide ? Latin orat (« il prie ») renversé ?

    Nul ne le sait, hélas…

    Jeu, ou système divinatoire ?

    Quatre hypothèses, quatre possibilités d’utilisation du jeu de cartes…

    1. Jeu de société, ancêtre de nos cartes à jouer, introduit en Europe par les Arabes, au milieu du XIIIe siècle ?
    2. Jeu divinatoire dont l’origine exacte est inconnue, popularisé par les voyages des Bohémiens ? Le Tarot divinatoire emprunte les éléments principaux de ses arcanes majeurs à des sources allégoriques anciennes, à une symbolique et une mythologie universelle, éternelle.
    3. Représentation hermétique d’un chemin initiatique ? Résumé des traditions ésotériques occidentales, contenant des clés d’Alchimie, Kabbale, Astrologie… L’ordre des arcanes majeurs cache un processus d’initiation, on peut lire les cartes comme un livre. Tout cela ayant été camouflé dans un jeu de cartes pour échapper aux foudres de l’Inquisition…
    4. Pour le plaisir des yeux… Certains jeux de tarots, même s’ils possèdent les 78 lames classiques, ne sont créés que pour le plaisir des yeux, ou presque. Ainsi, on voit parfois dans les vitrines des jeux conçus à partir de peintures de Jérôme Bosch, des grands maîtres de la Renaissance ou de l’impressionnisme, ou encore de représentations de style Art Nouveau. D’autres, comme celui de Salvador Dali, contiennent toutefois tous les symboles nécessaires pour que le jeu soit « parlant »…