Étiquette : méditation

  • Exercice de méditation assise

    Exercice de méditation assise

    L’exercice qui suit est inspiré d’un exercice fondamental de la tradition Feri, et devrait être effectué quotidiennement pendant au moins dix minutes, afin de se construire des bases solides : il sera ensuite plus facile d’apprendre et de mettre en pratique les autres enseignements de cette tradition. Le principe de cette méditation est de laisser notre part divine être à l’écoute de nos besoins, être témoin de nos joies ou de nos peines, etc.

    S’asseoir et écouter

    S’asseoir et Écouter : l’exercice suivant met en œuvre notre capacité d’écoute, dont l’importance est triple : tout d’abord la conscience de soi s’élargit, puis nous nous connectons à une part de nous-mêmes qui reste la plupart du temps enfouie, et enfin l’exercice nous aide à ralentir un rythme de vie moderne trop souvent effréné. C’est un exercice plus difficile qu’il n’y paraît, mais très gratifiant. Je vous conseille de le faire chaque matin pendant une dizaine de minutes au moins, et de noter les changements que vous apercevrez au fil des semaines. L’exercice modifiera votre posture, votre respiration, et la conscience que vous avez de votre personne. Avec le temps, vous ne vous laisserez plus distraire aussi facilement, et vous apprendrez à connaître des parts de vous que vous ne soupçonniez pas.

    Chacun a une étincelle divine en lui, et cet exercice vous aidera à entrer en contact avec cette étincelle, alors que, avec patience, vous resterez assis, et que certaines angoisses, peurs, ombres, et démons apparaîtront. Peut-être serez-vous mal à l’aise. Votre étincelle divine est témoin. Peut-être vous sentirez vous raide et aux aguets. Votre étincelle divine est témoin. Votre dos sera peut-être douloureux. Votre étincelle divine sera toujours témoin. Laissez-la observer en silence. Continuez à respirer lentement, calmement.

    L’exercice : asseyez-vous confortablement. Commencez à respirer lentement, calmement. Au besoin, allumez une chandelle ou de l’encens. Si vous ne pouvez pas vous tenir à genoux, trouvez une chaise et asseyez-vous de sorte à avoir le dossier devant vous, et non derrière vous. Tenez votre dos le plus droit possible. Il est préférable de se tenir assis à genoux sur un petit coussin à même le sol. Assurez-vous tout de même que votre pelvis soit situé au-dessus de vos genoux, sans quoi vous contraindrez douloureusement votre dos ! Vous pouvez installer une serviette d’éponge sous vos pieds pour vous sentir plus à l’aise, en particulier si vous êtes sur un plancher sans moquette. Ralentissez votre respiration. Il est temps de commencer.

    Imaginez votre colonne vertébrale poussant comme la tige d’une fleur, depuis votre pelvis, et vos épaules délicatement ouvertes, comme la corolle de cette fleur. Ajustez la position de votre tête, jusqu’à ce que vous ressentiez que votre crâne repose directement au sommet de votre colonne vertébrale. Vous devrez peut-être reculer votre menton pour vous assurer que votre tête est bien droite et bien haute, plutôt que trop en avant, comme c’est souvent le cas. Laissez vos mains confortablement posées sur vos genoux, ou, paumes vers le haut, mettez votre main droite sur votre main gauche, vos deux pouces se touchant à peine. Ressentez votre respiration. Elle emplit votre abdomen, sentez comme il se dilate, alors que vos muscles s’ouvrent pour laisser entrer l’air. L’inspiration doit commencer très bas dans le ventre, puis monter et emplir l’espace entre vos côtes flottantes, pour finalement prendre tout le thorax. Laissez l’expiration se faire naturellement, dans un mouvement inverse. Doucement. Sûrement. Assis. Respirez. Laissez s’ouvrir un espace immobile, là, en profondeur, en vous.

    Il y a cet espace calme et immobile en vous, dans votre ventre. Respirez-y. Sentez-le s’ouvrir. Puis sentez comme l’énergie monte le long de votre colonne vertébrale — ancrée dans ce lieu immobile et calme — puis circule tout le long jusqu’à la base de votre crâne, s’ouvrant vers le globe de l’Âme Oiseau. Sentez le lien entre cette immobilité en vous et l’énergie provenant de la base de votre crâne, entourant la sphère de l’Âme Oiseau comme une capuche. Commencez à ressentir votre Âme-Oiseau : elle regarde, elle attend, elle est à l’écoute. Chaque fois que du bavardage mental inutile, ou des soucis, feront leur apparition en vous pendant votre méditation, respirez, et ressentez cette Âme-Oiseau. Elle est témoin. Elle est cette part de vous qui accepte tous vos défauts, avec compassion. Continuez de respirer. Restez assis. Soyez ouvert et attentif à chaque part de vous. S’asseoir ainsi, être « témoin de soi-même », est une des choses les plus difficiles que vous puissiez faire, et une des plus empreintes de compassion. Vous êtes sacré(e). Vous êtes aimé(e), tout entier/entière.

    Lorsque vous aurez pris l’habitude de cette posture et de cet exercice, vous pourrez essayer de vous asseoir pour des durées un peu plus longues. Vingt minutes sont plus faciles que dix, que vous le croyez ou non, parce que tout ce qui, en vous, veut vous persuader que vous mourrez si vous restez immobile plus de quelques minutes finit par se calmer. Mais d’autres états de conscience, plus profonds, profitent de ce calme pour apparaître. Vous pouvez essayer pendant quarante minutes. Cela dit, il vaut mieux cinq minutes par jour, tous les jours, comme base de travail, plutôt que rien du tout.

  • Se relaxer et méditer

    Se relaxer et méditer

    Le texte qui suit est tiré du désormais introuvable ouvrage de Vivienne O’Regan, Le Pilier d’Isis. L’auteur y décrit une méthode de relaxation très simple qui vous sera utile en préambule à vos rituels, tirages de cartes…

    Pour vos exercices, il importe que vous jouissiez d’une stricte intimité et que rien ne vienne vous distraire. Il est certes possible de se détendre, de méditer et de visualiser dans un environnement très bruyant, mais cela n’est pas recommandé. Toutefois, une fois que vous aurez acquis de l’expérience en la matière, vous pourrez en user dans n’importe quelle situation. Je vous suggère de ne pas vous étendre pour méditer, car en position couchée, on s’endort aisément, ou alors on acquiert un état de détente tel qu’on perd la conscience de la méditation entreprise. Les postures du yoga peuvent, en revanche, provoquer une certaine tension si l’on n’y est pas habitué ; je suggérerais donc qu’on se mette dans la position dite « pose du dieu », qui est reprise des statues égyptiennes. Pour cela, tenez-vous parfaitement redressé sur un siège bien ferme, en veillant à avoir le dos droit ; mais évitez une trop grande rigidité, car l’épine dorsale a une courbure naturelle, et l’objectif est, ici, de diminuer la tension, donc de ne pas imposer une contrainte à votre dos. Les pieds doivent être posés à plat sur le sol ; si cela n’est pas confortable parce que votre siège est trop élevé, mettez un coussin ou un tabouret bas sous vos pieds. Il faut que vos genoux soient assez rapprochés l’un de l’autre et que vos mains reposent paisiblement sur eux. Faites attention de ne croiser ni vos jambes ni vos bras, car cela perturberait certains courants subtils de l’éther. Une fois assis, fermez les yeux.

    La relaxation

    Il existe divers moyens d’atteindre cet état de relaxation équilibrée. Je suggérerai ici trois méthodes, dont deux sont des formes normales de relaxation progressive et l’une est fondée sur une technique d’autohypnose. Vous pouvez faire l’expérience de chacune de ces méthodes pour déterminer celle qui vous convient le mieux. Dans nombre de bibliothèques, on trouve des ouvrages qui traitent de la relaxation et de la réduction du stress et vous indiqueront encore d’autres méthodes propres à se substituer aux miennes.

    Au début, il faut vous attendre à avoir besoin d’un certain temps pour vous relaxer complètement ; mais au fur et à mesure que vous acquerrez de l’expérience, cette période préalable se réduira peu à peu. Pour vous aider à vous détendre, il vous est loisible soit d’enregistrer sur bande magnétique les méditations dont vous trouverez le texte plus loin dans ce livre et de les écouter pendant que vous vous relaxez, soit de faire jouer une musique apaisante par le magnétophone.

    1. En commençant par les pieds, contractez vos muscles aussi fortement que possible pendant un instant, puis laissez-les se détendre. Répétez deux fois cette opération, en veillant à bien prendre conscience de la décontraction de vos muscles. Puis passez aux muscles du bas de vos jambes… du haut de vos jambes… de votre abdomen… du bas de votre dos… de votre poitrine… du haut de votre dos… de vos épaules… de vos bras… de vos mains… de votre cou… de votre visage… de votre crâne. Une fois cela fait, passez attentivement en revue votre corps tout entier et relaxez les parties que vous sentez encore tendues.
    2. Commencez par imaginer qu’une sensation de chaleur et de pesanteur confortables s’installe dans vos pieds et, comme une onde de relaxation, monte dans le bas de vos jambes, vos genoux, le haut de vos jambes, vos cuisses ; continuez en faisant circuler cette onde dans vos fesses, votre abdomen, le bas et le haut de votre dos, votre poitrine, et suivez la même séquence que dans la première méthode, en finissant par le crâne. En conclusion, passez à nouveau en revue de façon très consciente votre corps tout entier et concentrez votre attention sur chaque partie qui n’est pas détendue.
    3. Répétez-vous intérieurement ou à voix très basse la série de phrases ci-après. Tout en les énonçant, gardez la conscience de chaque partie de votre corps et « laissez aller » délibérément chaque groupe de muscles à mesure que vous vous détendez : « Je vais me détendre. Je vais détendre mon corps entier. Je commence à me détendre. Je suis maintenant en train de relaxer les muscles du sommet de ma tête… ils sont détendus. Je suis en train de relaxer mon visage… mon front, mes yeux, mes joues, ma bouche et mes mâchoires… les voilà détendus… » Poursuivez, comme ci-dessus, en mentionnant chaque partie de votre corps et en affirmant bien qu’ils sont détendus. Concluez en affirmant que votre corps tout entier est relaxé.

    La respiration rythmique

    Changer le rythme et la profondeur de votre respiration est un moyen puissant d’amener des états de conscience modifiés. Le yoga comporte une branche complète fondée sur la respiration, désignée sous le nom de « pranayama ». Mais ici, on veut éviter les techniques trop complexes et avancées et on recourra plus simplement à une méthode intitulée « quadruple souffle ». Ainsi on instituera un cycle de respiration plus complet que le rythme habituel, ce qui servira à approfondir la relaxation du corps et de l’esprit et aidera à se préparer à la visualisation et à la méditation; Il est très important de vous rappeler qu’il ne faut jamais forcer ou respirer trop fort. Lors de l’inspiration, laissez vos poumons se remplir d’air et votre poitrine se gonfler. Puis exhalez aussi à fond que possible. Comme pour la relaxation, vous trouverez probablement que cette manière de respirer est un peu étrange, mais à mesure que vous vous exercerez, vous la trouverez de plus en plus naturelle. Le schéma en est le suivant : inspirez en comptant jusqu’à 8, retenez votre souffle en comptant jusqu’à 4, puis exhalez en comptant jusqu’à 8 et gardez vos poumons vides en comptant jusqu’à 4. Si ces durées sont trop longues pour vous, adaptez le compte à votre convenance.

    Source : Le Pilier d’Isis, Vivienne O’Regan, éditions Sand, © 1996 pour la traduction française.