Étiquette : Amorgen Dubhart

  • Rituel d’Imbolc par Helen Hawke

    Rituel d’Imbolc par Helen Hawke

    Par Elen Hawke extrait de « The Sacred Round » Éditions Llewellyn 2002 Traduction Amorgen Dubhart – Yule 2002 –

    Vous aurez besoin de :

    • Des perce-neige sur l’autel
    • Un chaudron empli d’eau avec des perce-neige et des bougies flottantes blanches
    • Un petit bol plein de terre, avec une bougie blanche neuve plantée dedans, placés près des perce-neige sur l’autel. (Cette bougie représente la lumière et l’énergie qui font germer les premières semences dans la terre)
    • Une bougie blanche neuve pour chaque personne présente (ce seront des bougies de souhait)
    • Un bol, un chaudron ou tout autre contenant ignifugé rempli de terre ou de sable pour y planter les bougies de souhait une fois allumées.
    • Une chandelle
    • Un encens d’Imbolc ou un encens floral, frais et léger
    • De l’eau de source pour le calice et des produits laitiers ou des produits frais pour la petite fête.

    Dressez le cercle comme habituellement, mais n’allumez pas les chandelles des points cardinaux ni les chandelles de l’autel, uniquement la bougie du bol contenant de la terre, et l’encens.
    L’idée est de créer la matrice de la Terre, au centre de laquelle la lumière brûle, donc les bougies ne sont pas nécessaires autour du cercle.

    Utilisez un tambour ou des percussions pour élever l’énergie. Si vous possédez un bodhrán, le tambour celtique traditionnel, c’est encore mieux, car il est sacré pour Imbolc et Brigid.

    Évoquez Brigid pour qu’elle soit présente à votre rite :

    « Dame Brigid, soyez avec nous pour votre festival de l’eau et du feu
    Purifiez-nous de tout ce que nous souhaitons laisser derrière nous
    Comme la Terre est purifiée par les pluies
    Prête à entamer une nouvelle croissance
    Sous le feu grandissant du Soleil. »

    Tout le monde s’assoit en cercle et, tour à tour, chacun dit ce qu’il souhaite laisser derrière lui.

    Quand cela est fait, la chandelle doit être allumée à l’aide de la bougie contenue dans le bol de terre, puis on allume les bougies flottantes afin qu’une douce lumière baigne le rite. Ce chaudron de feu et d’eau, avec des perce-neige représente l’essence purifiante de Brigid, et elle « nettoiera » toutes les personnes présentes, afin qu’ils puissent se tourner vers de nouveaux projets.

    Maintenant chaque personne va prendre une bougie blanche, et formuler un souhait ou un nouvel objectif pour y travailler pour l’année. Chacun élève la bougie à hauteur du troisième oeil et visualise fortement son souhait.

    Chacun va allumer sa bougie à la bougie principale du bol de terre en disant :

    « Puisse Brigid donner pouvoir à mon souhait Comme elle fait germer les semences de printemps. »

    Consacrez le calice d’eau de source, et chaque personne y boit tour à tour, en ressentant l’effet purificateur de l’eau se diffusant dans leur corps, purifiant et énergisant.

    On poursuit avec la petite fête, puis on clôt le rite en remerciant la Déesse pour sa présence en disant :

    « Nous vous remercions Dame et vous saluons ! »

    Les bougies de souhait doivent être mises dans un endroit sûr afin qu’elles puissent brûler complètement. La terre ayant porté les bougies d’Imbolc peut être gardée jusqu’à Ostara, au moment où vous pourrez planter des semences dedans si vous le souhaitez.

    Vous pouvez aussi conserver l’eau du chaudron pour le prochain rite lunaire. Cela retiendra la merveilleuse essence d’Imbolc.

    Notes du traducteur :

    Je trouve ce rite très beau, poétique, visuel, mais je ne le pratiquerai pas pour deux raisons :

    • Je le trouve très ressemblant avec celui de Starhawk, et l’original me semble plus inspiré
    • Sa symbolique est plus faible que dans le rituel des Farrar, qui me semble plus complet, bien que beaucoup trop théâtral, et s’adressant à des covens importants.


    Néanmoins, l’idée de la « matrice de la terre » symbolisée par une bougie dans un bol ou un chaudron de terre est particulièrement inspirée. (On la retrouve presque à l’identique chez Starhawk).

  • Notes de travail pour un rituel de Samhain

    Notes de travail pour un rituel de Samhain

    Note : Ce texte rassemble quelques notes envoyées à une néophyte solitaire, qui désirait célébrer Samhain sans utiliser un rituel « ready to start ». J’ai pensé que ces quelques notes pouvaient être utiles à d’autres néophytes.

    Contexte : suite à la discussion d’hier, quelle est la frontière qui devient plus mince entre les mondes, et entre quels mondes ? La tradition veut que le Sidh et le monde profane se pénètrent.

    Pour moi, c’est la période de l’année où la nuit augmente fortement, cette nuit, ces ténèbres sont l’inconscient. La frontière entre rationalité et inconscient devient plus faible à Samhain. Non pas tellement en raison de la date précise, mais plutôt parce que quand l’hiver vient en règle générale on a plus l’occasion de faire des travaux/loisirs en intérieur… y compris l’introspection. Quelles pistes de travail ou de rituels en découlent ? Pourquoi pas un voyage intérieur, une visualisation guidée de tes propres ténèbres intérieures, ou d’un aspect particulier de ta psyché ?

    Ecris le « voyage » avant, du moins le début, afin de le visualiser ensuite, un exemple ci dessous :

    La nuit tombe
    Dans une forêt, je progresse au plus profond
    Vers le plus ténébreux de la forêt
    Une grande ouverture au sol
    Je me déshabille pour y entrer
    La progression est difficile, le trou est étroit
    Je m’y glisse, il fait chaud et humide
    Le tunnel est sombre, mais j’y vois assez
    Il y a des virages et des coudes
    La progression est lente et difficile
    J’arrive dans une caverne rougeoyante
    Il fait chaud
    Je m’assieds au centre de la caverne
    Je suis environné de peintures rupestres
    De stalactites et de stalagmites
    Je m’assieds et j’attends
    Quelqu’un doit venir
    J’attends
    Quelqu’un vient
    C’est ….

    Instaure ensuite un dialogue intérieur avec cet être. Bon ce n’est qu’un exemple écrit à la va vite, je te fais confiance pour enrichir le tout.

    Si tu ne veux pas te prendre la tête, pourquoi simplement ne pas célébrer cet aspect de la roue de l’année, faire un bilan d’une année passée, avoir une pensée pour ceux qui sont partis (morts ou que tu ne voies plus), « prier » la déesse et le dieu (le dieu est seigneur de la mort à Samhain) pour qu’ils t’apportent de la force pour cette nouvelle année, prier pour la lignée de tes ancêtres et t’offrir une remontée express jusqu’au paléolitique, pour visualiser ton « moi » en train de mâchouiller un champignon hallucinogène devant sa caverne, visualiser tes précédentes « incarnations » ou des pseudo-ancêtres que tu aimerais avoir dans ta lignée, etc. etc. Tes possibilités sont infinies et j’espère que cela va t’aider.

    Ci-joint un exemple d’évocation du Dieu Sombre, tu peux t’en inspirer, soit indulgente, j’ai griffonné celle-ci en dix minutes. Tu peux aussi transformer l’évocation en invocation si tu désires « incarner » cet aspect du Dieu.

    O Sombre Seigneur du Monde d’en dessous
    Toi l’Homme en Noir, le Pacificateur, le Transformateur
    En cette nuit de Samhain où mince est la frontière des mondes
    Je t’évoque
    Seigneur Noir du domaine des morts (ou Seth, ou Hadès, ou Ogmios, ou Dis Pater ou Orgos, ou Donn ou Cernunnos… (Ou Anubis, NdA))
    Toi Le Sacrifié et le Sacrificateur, le Moissonneur
    Toi qui déposé ta couronne aux pieds de la Déesse
    Écoute mon chant qui glisse vers toi
    Investit mon cercle et garde ouverte les portes
    Du royaume de la nuit
    O Cernunnos !
    En cette nuit où je célèbre les anciens rites
    En ce temps où tourne la roue des saisons
    Écoute ma voix et mon désir
    Et viens à moi
    Puisse ta magie inonder mon cœur
    Et transformer mon Être
    Sombre et Puissant Seigneur
    Je te salue et t’honore !

    Hope it will be useful
    Amorgen Dubhart.

  • La déesse Épona

    La déesse Épona

    LA grande Déesse-cavalière ou déesse-jument des Gaulois et des Gallo-romains (gaulois epos=cheval), elle a un rôle psychopompe ; on la voit souvent avec une pomme, un oiseau, un chiot, un enfant.

    Elle a comme équivalents Rigantona qui semble pré-celtique, Rhiannon galloise, Macha irlandaise ; elle est devenue sainte Reine chrétienne. Épona a pour attribut la Jument avec laquelle elle est toujours représentée ; on la voit également avec une corne d’abondance ou une corbeille de fruits. En tant que Jument Divine, elle assure le transport des âmes dans l’Autre-Monde ; célibataire, exception dans les sociétés divines Indo-européennes, elle appartient à la fonction guerrière puis est devenue par la suite la protectrice des cavaliers, des conducteurs et des voyageurs. On la trouve représentée sur l’ensemble du territoire gaulois et elle semble avoir été honorée dans de nombreux foyers comme convoyeuse des âmes, les protégeant au cours de leur dernier voyage.

    Envoyé par Amorgen Dubhart (Source: J-P. Persigoult, Dictionnaire de mythologie Celte, éditions du Rocher)

  • Love under will : sexualité, magie et libération

    Love under will : sexualité, magie et libération

    Par http://www.phhine.ndirect.co.uk/ [Edit août 2025 : lien mort 🙁 ]© Traduit et adapté par Frater Eradikator & Amorgen Dubhart. Nov.2002 ev. Parution web sur Esoterika et http://dubhart.free.fr [Edit août 2025 : lien mort 🙁 ]

    Notes des traducteurs : ce long essai de Phil Hine a nécessité une traduction « à quatre mains » la partie le retour des Déesses ayant été faite par Amorgen Dubhart. Cet essai est aussi publié sur son site, je l’enverrai quant à moi sur des ML chaoticiennes. La connaissance, la réflexion, doivent se diffuser…

    Je suis la flamme qui brûle dans tout cœur d’homme, et au noyau de chaque étoile. Je suis la Vie, et le dispensateur de Vie, cependant par là même la connaissance de moi est la connaissance de la mort.

    Liber AL,II,6. (traduction Mathieu Léon et Philippe Pissier)

    À une époque où la Magie est (supposée) vivre une renaissance, avec des concepts et des techniques présentées de façon ouverte et claire, la Magie sexuelle reste coincée entre « glamour » et idées fausses. Il y a peu de matériel publié, il me semble, qui parle clairement de ce sujet.

    C’est souvent que la Magie sexuelle est enveloppée (parfois « noyée ») d’à-côtés symboliques et d’allusions.

    Pour commencer, qu’est ce qui constitue un acte de Magie sexuelle ? Une définition large est : c’est l’exploitation de sa sexualité avec l’intention (littéralement « Love under Will ») d’apporter un changement. Cela implique bien autre chose que de vagues mélanges de baguettes, coupes, bâtons et roses. La chasteté, en tant que décision consciente de ne pas être sexuellement actif, peut être autant un acte de magie sexuelle qu’une ritualisation d’un rapport sexuel ou de la masturbation.

    Le postulat de la Magie sexuelle est de comprendre et d’expérimenter la sexualité comme « sacrée » ou « magique ». La sexualité est probablement le plus puissant moyen de transformation, de découverte et de connaissance que possède l’humanité. C’est pourquoi la sexualité est effectivement « mise sous clef » par notre société. L’attitude judéo-chrétienne vis-à-vis de la sexualité est devenue enfouie profondément dans la psyché, jusqu’au fait où beaucoup d’entre nous ressentent que l’expression de la sexualité est « naturellement » suivie par la honte et la culpabilité. Pour un chrétien, la sexualité ne peut jamais être entièrement pure, même dans le cadre confiné du mariage. Le développement de la « société permissive » est supposée nous avoir délivré des contraintes du passé et des inhibitions, mais est-ce vraiment le cas ? La sexualité est devenue une autre marque de conformisme, une autre source de statut.

    Bien que nous tendions à regarder notre propre nature sexuelle en termes de vie privée et d’état naturel, c’est le cadre d’un grand réseau d’interférence et de manipulations par des agents externes. Il y a un impératif culturel apporté par les médias qui exige que nous soyons bons au niveau sexuel, que le succès dépend du nombre d’orgasmes que nous pouvons soutirer de notre partenaire, ou même du nombre de partenaires que nous avons. Pour la plupart d’entre nous, la sexualité est un moyen majeur d’acquérir un statut et un pouvoir égocentrique, associé avec l’imposition de notre volonté sur les autres. Le facteur clef en cas de viol, par exemple, apparaît être que le mâle démontre son pouvoir sur une autre personne (une femme ou un homme plus faible). La société agit pour canaliser l’énergie sexuelle en des formes acceptables, celles qui maintiennent l’aliénation comme le Romantisme ou la Pornographie. Bien plus puissants et invasifs que n’importe quel incube médiéval sont les névroses, obsessions et actes de violence qui semblent être l’inévitable résultat de ce nihilisme sexuel.

    Une caractéristique de cette profonde sexualité égocentrique est que le partenaire est considéré à peine plus qu’un instrument pour satisfaire nos propres besoins (physiques ou de statut). Les émotions humaines sont aliénées dans l’embrouillamini de gratifications consuméristes, en biens, richesse, succès, et la conquête des orifices des autres. Ces impératifs culturels, avoir du succès et des objectifs dans chaque part de sa vie, est si profondément nichée que nous avons seulement tendance à remarquer ses manifestations les plus évidentes. Ils peuvent facilement passer inaperçus dans le domaine si personnel où nous plaçons notre propre sexualité, et aussi important notre sens de la « spiritualité ». Comme résultat de cette emphase culturelle placée sur l’atteinte d’objectifs, l’occultisme occidental est aussi orienté sur l’atteinte d’objectifs. La magie sexuelle occidentale ne fait pas exception. Il y a une tendance à considérer la Magie sexuelle comme un bon moyen d’acquérir des biens, des richesses, ou des « pouvoirs », et il y a une grande emphase placée sur la nécessité de la visualisation, l’inhibition de l’orgasme et la concentration mentale, plutôt que sur la conscience corporelle et le plaisir.

    Cela semble être très clinique et étroit comme approche du potentiel sexuel comme Zach Cox le disait (dans Aquarian Arrow 22) « comme utiliser un microprocesseur comme bloque-porte ».

    Une partie du problème provient du fait que la Magie sexuelle occidentale est enracinée sans les idées d’Aleister Crowley, qui est souvent tenu pour un parangon de la « nouvelle sexualité ». Cependant, la « Pan-sexualité » telle que Crowley la concevait n’implique pas automatiquement une totale libération sexuelle. Bien qu’il ait été un grand innovateur, Crowley a été incapable de se désengager des valeurs de son époque concernant la sexualité. Sa philosophie sexuelle montre une attitude typiquement dualiste vis-à-vis des femmes, plaçant sa « femme idéale » sur un piédestal, en étant incapable d’accepter les femmes en tant qu’égales.

    Des exemples de son égocentrisme ne sont guère difficiles à trouver :

    Vers 20h45, j’étais au 34 St & Broadway, cherchant une âme sœur, une fiancée qui me soit destinée, une affinité, un égo proche etc. ; et j’ai considéré que les conditions seraient satisfaites par un quelconque orifice où je pourrais plonger mon pénis, à un coût n’excédant pas 2,50$.
    Rex De Arte Regia.

    L’approche de Crowley de la Magie sexuelle semble avoir été entièrement tournée sur des résultats à atteindre, avec son cortège d’opérations concernant l’argent, la fascination, le succès, la jeunesse et l’énergie magique. Il implique que dans un tel travail la partenaire est secondaire à la volonté du Mage, la sélection d’une partenaire appropriée étant laissée à un caprice inconscient. Malheureusement, pour les occultistes d’aujourd’hui, il y a peu de matériel disponible concernant le travail et les idées des femmes ayant travaillé avec le système de Crowley.

    Sans doute, une bonne part de l’attraction exercée par Crowley en tant que gourou provenait de son attitude soutenant les valeurs masculines égocentriques vis-à-vis de la sexualité. Tout le matériel couramment disponible sur le sujet de « l’aptitude » des partenaires est orientée d’un point de vue masculin, et continue à maintenir le déséquilibre. D’un côté nous avons l’attitude de Louis T. Culling :

    Souvent, une femme ayant étudié l’occultisme devient impossible, parce que qu’elle a trop d’idées préconçues qui ne sont pas en accord avec son rôle de bonne et coopérative partenaire. Si il y a un rapport possible, la femme devient automatiquement réactive aux aspiration du mâle, et après que cela soit fait, il serait très aisé de lui donner une explication et la compréhension des aspects magiques.
    A Manual of Sex Magick, p25.

    De l’autre côté, il y a l’implication de Kenneth Grant que le Tantra est impossible de nos jours, en raison d’un manque de partenaires aptes :

    Les femmes occidentales qui possèdent les qualités requises sont rares, et elles n’ont pas les avantages héréditaires de l’initiation aux techniques occultes –comme certaines femmes africaines ou orientales – l’impact soudain de l’énergie magique sur leur personnalité tend à déranger leur santé mentale.
    Aleister Crowley & the Hidden God, p84.

    Grant note qu’en accord avec les pratiques tantriques, la Femme est l’initiatrice de l’Homme, mais semble garder l’opinion que de telles femmes sont rarissimes en Occident. Bien que le gros de son œuvre soit tourné vers la construction d’une métaphysique sexuelle basée sur les propriétés occultes des menstruations, cela reste distant de la Femme, dans le fait qu’il y a beaucoup de références à propos de la Femme en tant que prêtresse ou Suvasini, mais quasiment rien qui vienne des femmes elles même sur ce sujet.

    Le focus sur cet aspect « d’aptitude » des partenaires est entièrement tourné en termes de métaphysique occulte. Nulle part n’est mentionné qu’il peut être bénéfique pour ceux concernés de travailler sur leur propre conditionnement sexuel ou émotionnel, ou que la sensitivité empathique et même la compréhension des besoins et sensations des partenaires pourrait être fabuleux. Ce sont ces simples qualités humaines qui sont perdues dans le vaste édifice symbolique que Grant a construit. On peut ressentir que ceux qui ne font pas partie de ces « secrets » ne sont pas considérés en termes d’initiation. Les expériences initiatiques dans d’autres aspects de la vie que l’occulte semblent ne pas avoir d’importance. Avec cette attitude, il ne semble pas que des « prêtresses » du moins telles que Grant les dépeint, vont re-émerger, tant les femmes semblent tacitement exclues d’un rôle égal aux hommes, comme celui-ci qui a érigé le métasystème à la première place :

    As it is we can but preserve the formula, confident that the present magical revival will discover genuine Priestresses to serve our mass.
    Aleister Crowley & the Hidden God.

    Étant donné les développements courants dans les consciences des hommes et des femmes, c’est plutôt comme si les «prêtresses » étaient au-dehors nous attendant pour avoir cet acte ensemble !
    Il semble être un trait de la magie d’inspiration masculine, que l’emphase est portée sur la construction de ces lourds métasystèmes intellectuels, qui sont retirés de la vie de tous les jours. En contradiction avec ceci, les « mystères féminins » semblent tourner autour d’aspects de l’expérience quotidienne –naissance, sexualité, création, menstruations, et mort. La « Haute Magie » apparaît largement concernée avec l’action dans un univers intérieur abstrait qui a peu de points de contacts avec la conscience quotidienne. Je sens que cette distinction doit être plus emphatique, car l’aspect complet de la magie change. Il y a un mouvement qui sort de ce processus de développement, vu purement en termes occultes, qui n’a rien en commun avec les autres aspects de la vie. Cette attitude traditionnelle est supplantée par l’idée que la Magie est pleinement intégrée dans un processus de transformation personnelle. Il y a eu une transformation du pouvoir de la magie, en se connectant, en communiquant, en guidant, soignant, et en se rapprochant les uns des autres, plutôt qu’une initiation intérieure entièrement personnelle.

    Comme l’aspect général de la Magie change, il y a eu aussi un changement des attitudes envers la Magie sexuelle.
    Des prémices de ce changement peuvent se discerner dans les écrits de Dion Fortune. Son influence sur le développement de la Magie sexuelle occidentale vient de ses romans plus que de ses travaux non-fictifs. Le thème sous-jacent de son travail, particulièrement « The Sea Priestress » et « Moon Magic » concerne l’intense communion réalisée par le partenariat entre un homme qui est en quelque sorte « blessé » et une femme qui, pour suivre sa propre intention magique, prend le rôle de l’initiatrice. La prêtresse « Vivien Morgen » choisit son partenaire, l’initie, puis se retire.

    Les écrits de Fortune montrent des niveaux de sentiments, d’intuition et de cycles qui sont absents des écrits de ses contemporains masculins. Il y a une fine compréhension de la façon dont le développement « magique » et le relationnel s’enrichissent pour changer la vie en général. L’approche de Fortune de la Magie sexuelle, est plus concernée par la transformation personnelle que l’atteinte d’objectifs. Son traitement de Pan par exemple, dans « the Goat-foot God » est plus axée sur l’inspiration et la conscience d’un Grand Tout que le Pan phallocentrique, et en rut qui identifie l’approche de Crowley de la Sexualité.

    Le retour des Déesses

    Depuis les deux dernières décennies, une des plus vieilles influences culturelles de l’humanité a commencé à se réaffirmer dans le retour des Déesses. Dans la sous-culture occulte, cela s’est manifesté avec la croissance de la Wicca et du paganisme-écologiste, et dans une plus vaste perspective avec la montée du féminisme et l’expression de la conscience féminine. La Wicca place une grande emphase sur la Magie sexuelle. Doreen Valiente, dans « Witchcraft for Tomorrow » relève les similitudes apparentes entre la Sorcellerie et le Tantra : l’emphase sur l’équilibre entre les sexes, le rôle central de la prêtresse comme initiatrice et représentante de la Déesse.

    Le focus de la Wicca est dirigé vers l’extérieur, dans la Nature et la conscience des cycles (à la fois intérieurs et les rythmes naturels), plus que dans une métastructure hautement abstraite. Ainsi l’emphase placée sur la Magie sexuelle est à travers des rites de fertilité et des participations aux changements de saisons. Certains écrivains wiccans voient leur attitude envers la Magie sexuelle comme le « Hieros Gamos », le mariage sacré entre l’humanité et les Dieux.

    Il y a aussi l’idée de la Magie sexuelle comme moyen de « passer le pouvoir entre l’initiateur et le nouvel-initié » (Galadriel, dans The Lamp of Thoth, Vol1 N°2). Encore une fois, cela confirme un changement pour la sexualité, considérée ici comme un processus d’engagement plutôt qu’une autre technique pour obtenir des résultats concrets.
    La montée du féminisme est aussi un facteur important pour considérer les changements majeurs de la Magie sexuelle. John Rowan (1987) le dit en ces termes :

    …Les femmes commencent a remarquer que la chose dans son ensemble (cad le Révolution Sexuelle contre l’attitude victorienne) a été organisée par des hommes, avec des suppositions et des valeurs masculines, pour le bénéfice des hommes. La façon dont les femmes étaient supposées y participer était en se comportant comme des hommes chaque jour.
    The Horned God.

    La croissance de l’idéologie féministe a vu les femmes exiger une définition dans leurs propres termes, et une reconnaissance d’une culture féminine qui est aussi importante que la culture masculine. La conscience de la nécessité de ce processus a été croissante, pas seulement au niveau politico-social, mais aussi au niveau du comportement spirituel. Cela a montré les omissions flagrantes dans les « traditions » des systèmes occultes dérivés du patriarcat. Il y a maintenant une résurgence de la Femme se redécouvrant, et retrouvant ses « propres » mystères comme énoncés dans les travaux de Lynn Andrews, Barbara Walker et Monica Sjoo et les autres.

    Une passerelle particulièrement importante pour le développement de la Magie est le travail de Starhawk, qui apporte une approche féministe au développement spirituel/transpersonnel pour les femmes et les hommes. Son livre « Dreaming the Dark » connecte les valeurs de la Wicca avec un courant féministe/thérapeutique.
    La sexualité est vue en termes bien plus larges que techniques et métaphysiques (qui peuvent être vus comme liés par des valeurs masculines de pouvoir et de prouesses). Starhawk a écrit l’hypothèse que les archétypes des Déesses et du Dieu Cornu peuvent apporter une réévaluation possible des hommes et des femmes, – sans les contraintes de la culture patriarcale. L’exploration de sa propre sexualité à travers ces archétypes est une façon de transcender nos blocages culturels à propos de la masculinité et de la féminité. La sexualité est comprise comme un « profond pouvoir connectant » (Starhawk, 1982).

    C’est un grand écart par rapport à l’éthique « traditionnelle » de la Magie sexuelle. Le focus est passé d’une approche morcelée de la magie sexuelle comme un corpus de techniques, à une emphase regardant la sexualité comme un des aspects d’un complet processus de transformation. C’est très proche de l’idée de la Sexualité en tant que moyen de « libération » mentionné plus tôt. Mais bien sûr, une telle libération n’est pas seulement spirituelle, mais sexuelle, sociale et politique.

    Sexualité et Intimité

    La magie sexuelle comme chemin de libération est une idée maîtresse dans la philosophie tantrique, mais elle ne semble pas avoir été largement explorée dans la Magie occidentale. Cela implique une redéfinition des stéréotypes de genres, explorer le relationnel sans les confinements culturels, et explorer la sexualité personnelle. Explorer la sexualité devient un moyen de connaissance, à la fois de Soi et des autres. Cette Gnose (connaissance du cœur) peut nous sortir des normes culturelles et de nos limitations pour nous engager activement dans la réalisation de l’individu post-patriarcal.

    Très lié à ce processus, la redécouverte de l’amour libéré de son emprisonnement dans le Romantisme-consumériste.
    Les idées occidentales sur l’amour sont graduellement devenues voilées par le concept de possession égotique, et le langage de l’amour est équivalent dans une large mesure au langage de la possession. L’amour lié par des règles, devoirs, morales et projeté par la télévision et me commerce entretient l’aliénation des hommes et des femmes pour eux-mêmes et entre eux. Le pouvoir de transformation de l’énergie sexuelle qui devient destructeur maintient la distance qui sépare les uns des autres, l’esprit et le corps, Ego et Exo.

    Cependant, il est possible de découvrir l’amour en dépit de ces liens culturels. C’est l’expérience de l’amour comme une qualité intérieure spirituelle. De nouveau cette idée est emphatique dans le Tantra, mais pas dans la magie occidentale (jusqu’à récemment). Cela apparaît dans le concept des Cours d’Amour idéalisées par les troubadours européens, considérés comme hérétiques par l’Église. Cet « amour sublime » est décrit comme une force positive qui nous rapproche des autres, les emmenant dans un voyage de développement.

    La clef de « l’amour sublime » est la « profonde confiance et l’intimité » expérimentée par les partenaires. C’est à nouveau un rappel d’une idée tantrique, que les partenaires dans leurs actes de Magie sexuelles soient « enamourés » l’un de l’autre.
    Cette reconnaissance tend à être formellement restreinte au statut que la magie sexuelle est seulement valide quand effectuée par un couple établi dans une relation durable (mariés), ou sinon cela devient quelque chose de « noir ». Cela réfère bien entendu à la Magie sexuelle purement en termes d’activité génitale.

    Cependant, quand le point de vue passe d’une vision étroite de la sexualité, à une vision de l’intimité (dont le sexe physique est seulement un aspect), cela ouvre aussi ma possibilité d’une intimité dans les relations autres que celles de l’exclusivité conventionnelle. L’intimité proche peut se développer dans un groupe magique, sans que cela implique obligatoirement de l’échangisme ou des partouzes. L’intimité et la profonde confiance dans un groupe, sont de puissants générateurs d’une gestalt de goupe qui agit comme un clan ou une tribu pour chaque participant. Pour le puritain, cela semblera être une excuse pour des orgies, mais l’exploration de l’intimité peut mener un grand sens de la participation à la fois dans le groupe, et plus largement le processus de transformation.

    L’emphase est placée sur la croissance mutuelle et le développement, plutôt que sur la poursuite de conquêtes sexuelles qui apparaît être sous-entendue dans bien des groupes occultes, où les à-côtés de la dynamique sexuelle (attraction, anxiété, jalousie) qui se développent quand les membres sont attirés envers d’autres en dehors de leurs relations habituelles, peuvent rapidement détruire la cohérence du groupe. Le sexe ritualisé dans un groupe est seulement destructeur quand il y a un manque de confiance et d’intimité entre ceux qui y prennent part. Un psychologue américain, Mosher (1980) dans ses recherches sur l’intimité, a trouvé que le niveau d’intimité que les personnes expérimentent est fonction du degré d’expression, de conscience et de contact interpersonnel qui est expérimenté durant les rapports sexuels. D’après Mosher, il y a trois niveaux d’intimité : Ego-centrée, centrée en surface, et centrée au cœur (Ego-centred, Surface-centred, Core-centred). Une participation égo-centrée concerne uniquement les gratifications égocentriques, le partenaire est un instrument qui remplit des besoins physiques ou de statut. Une intimité centrée en surface, se concentre sur la performance sexuelle et le plaisir à la fois le sien et celui du partenaire. Une intimité centrée au cœur cependant est caractérisée par le désir de s’ouvrir complètement à l’autre, ou au point culminant d’expérimenter la félicité et de perdre les limitations de l’égo. Il y a aussi l’implication qu’une fois atteint un degré d’intimité, les expériences futures ne seront pas satisfaites d’un niveau d’intimité « inférieur ».

    C’est cette expérience de la sexualité qui correspond le mieux à l’extase sexuelle tantrique. Mais, dans la société occidentale, l’énergie libérée par de telles expériences tend à être dispersée dans les canaux culturellement acceptés d’expressions, ceux qui maintiennent les liens de l’intimité égocentrique. L’attachement en termes de possession, avec ses pendants l’anxiété et la névrose. Si ces contraintes peuvent être transcendées (ce qui objectivement prendra beaucoup de temps et d’efforts) alors l’intensité générée peut faciliter la cassure avec l’inertie imposée par la société. Les amants peuvent trouver assez de support et d’énergie en eux même pour rejeter les limitations culturelles et chercher de nouvelles formes de vie, libres d’aller dans n’importe quelle direction. Objectivement, le sexe extatique ne peut pas à lui seul débarrasser d’une vie entière de conditionnement, mais il peut être une impulsion pour un pus grand développement dans toutes les parties de la conscience. L’extase sexuelle est une puissante gnose pour imprimer une nouvelle vision de la réalité, comme le reconnaît Timothy Leary dans sa théorie des circuits neurologiques.

    Une première expérience de l’extase est souvent le « déclencheur » pour un voyage de transformation individuelle, et chaque expérience conséquente d’extase, fournit de nouvelles impulsions au processus. C’est la « chaleur » générée par ce processus alchimique qui fait se déplacer la psyché d’une condition d’identification statique (Ego-centrique) à une condition d’engagement et de flux (exo-centrique). Starhawk a écrit à propos de cette alchimie sexuelle :

    …un échange d’énergie, une nourriture subtile, entre les personnes. A travers la connexion de l’un à l’autre, on se connecte avec tout.
    The Spiral Dance.

    Il est important de noter que les structures psychiques ne peuvent pas être entièrement défaites par le processus de transformation, mais elles peuvent être reconstruites et remplacées par des structures plus adaptables, ouvertes au changement et à l’incertitude. Pour les hommes, cela implique le « lâcher prise » de l’égo masculin, ce que Hohn Rowan appelle « se rendre à la Déesse ».

    Expérimenter la Déesse à travers nous, complète les hommes et les emmène dans notre monde.
    Alathea the Shamoon.

    Cette « reddition » ou ce sacrifice de la volonté est le début d’un processus de mort psychique, qui amène finalement à une renaissance dans un monde de participation et d’engagement. Pour les hommes, cette rencontre psychique avec le pouvoir des Déesses – dans la forme de la Noire Destructrice (par Example Kali, Hécate ou la Morrigane) a un potentiel transformant très puissant.

    La Déesse dans son aspect sombre est la porte vers le « monde d’en-dessous », le lieu de la dissection psychique et de la restructuration. Cet aspect de la Femme apparaît dans les cultures patriarcales dans l’image fantaisiste de la Femme désinhibée sexuellement, liée aussi à l’image créatrice d’anxiété de la femme castratrice et dévoreuse. Si la volonté peut être dirigée vers le changement, alors chaque processus magique impliquant une restructuration magique peut diriger le changement vers des aspects extérieurs de la vie – interpersonnels et sociaux. Le pouvoir des déesses (Shakti en termes tantriques) expérimentée par les hommes, nous ouvre à une expérience d’ « empowerment » ( pouvoir non défini en termes masculins). Nous pouvons reconnaître que les possibilités de transformations sont enfouies en nous, ce qui nous amène à projeter des besoins égocentriques sur les femmes.

    La réalité de cette expérience avec la Déesse est difficile à nier ou à rationaliser, car elle est immédiate et ressentie au plus profond. Cette expérience de la Devi est surement le commencement de la perte de nos conditionnements culturels. C’est une part du douloureux processus d’absorption et de renaissance – une renaissance dans la participation.

    Et ensuite ?

    La libération implique la liberté entière de l’être, à tous les niveaux, dans toutes les façons d’agir. C’est un changement qui est fondamental et total. Ce n’est pas assez d’ignorer, ou d’essayer et souhaiter sortir de notre situation actuelle. La nécessité de « l’obéissance à la conscience » est réactualisée à chaque fois que nous plongeons la tête la première dans l’autodestruction. De bien des manières, cet essai est un état de mes vues personnelles sur la Magie sexuelle, comme voie de recouvrir, énergiser, et réaliser notre potentiel d’évolution en tant qu’êtres humains. Les aperçus gagnés à travers le processus de transformation nous donnent des visions des possibilités futures, vers lesquelles nous pouvons essayer aller ensuite. À l’instant, nous savons peu de choses de ce que signifie être un homme ou une femme en dehors des limitations du patriarcat. Croître, ou évoluer, est difficile et douloureux, mais nous ne pouvons pas y résister cependant. La Magie est une avenue possible par laquelle nous pouvons après une première vision, réaliser ensuite les possibilités. C’est pour moi la nature essentielle de « Love Under Will ».

    Bibliographie :

    Aquarian Arow magazine, n° 22
    Aleister Crowley – De Arte Regia, Liber Agapé
    Louis T.Culling – A Manual of Sex Magick
    Kenneth Grant – Aleister Crowley & the Hidden God
    Mike Magee – A lecture on Tantrika (in VITRIOL magazine n°2)
    Alan Richardson – Dancers to the Gods
    John Rowan – The Horned God
    Starhawk – Dreaming the Dark, The Spiral Dance
    Katon Shual – Sexual Magick & Sexual Politics (in Nuit-Isis magazine, issues 1&2)
    Doreen Valiente – Witchcraft for Tomorrow

    Cet article est apparu pour la première fois dans Chaos International magazine, numéro 4, 1988.

  • La Magie du Chaos, par Peter J. Caroll

    La Magie du Chaos, par Peter J. Caroll

    Traduction (douloureuse) & Adaptation : Frater Eradikator

    Crowley a certainement contribué à mettre un sérieux coup au monothéisme, mais le processus était déjà bien engagé. La Science, qui avait progressivement émergé de la magie de la renaissance, a plus ou moins donné l’image d’un monothéisme parasite des cultures avancées. Crowley était enthousiaste à propos de la Science et de façon appropriée pour son époque, mais dans le travail d’Austin Spare, on commence à détecter un certain pressentiment.

    Cependant, c’est le travail de Spare qui apparaît plus austère et scientifique comparé aux extravagances symboliques et baroques de Crowley. Spare rejetait la symbolique classique des âges oubliés et concevait la magie à partir de ses propres arcanes. En usant un minimum d’hypothèses, il a créé une magie provenant de sa propre mémoire raciale et son subconscient. Indépendamment des systèmes complexes, il a développé des techniques d’enchantement et de divination efficaces utilisant un langage et des images courantes. Le travail de Spare forme le pont entre un style ancien de magie arrivé à maturité avec Crowley (dont l’interêt, le pouvoir et le potentiel libérateur dérive de son style religieux d’anti-religion) et la nouvelle magie.

    La nouvelle approche se caractérise par une sorte d’anti-science scientifique. C’est devenu de plus en plus connu sous le vocable de Chaos-Magick. Cela ne serait plus utile de caractériser la Chaos-Magick comme une pseudo-science que de caractériser les idées de Crowley comme une pseudo-religion. C’est l’astrologie telle qu’elle est pratiquée qui est plus une pseudo-science autant que le satanisme et la franc-maçonnerie sont des pseudo-religions.

    La Chaos-Magick entreprend de montrer qu’il n’y a pas que dans les interstices de la science que la magie s’épanouit, mais plutôt que les plus hautes atteintes des théories scientifiques et l’empirisme, se demandent si la magie existe. C’est quelque chose d’analogue à la manière dont les théories religieuses impliquent la possibilité de la Théurgie ou de la Goétie.

    La meilleure magie a toujours eu un fort arôme antinomique. Les magiciens les plus remarquables ont invariablement combattu les normes et obsessions culturelles qui prévalaient. Leurs victoires ne représentaient pas seulement une libération personnelle, mais aussi une avance pour l’humanité.

    L’histoire ne nous a pas légué d’écrits des magiciens shamans renégats qui ont amené l’avent du paganisme, mais nous en savons un peu sur les mages anti-païens qui ont créé le monothéisme : Akhenaton, Moïse, Gautam, etc. Comme le monothéisme devenait de plus en plus une force obscène et répressive, une nouvelle génération de magiciens est apparue pour la combattre. Certains se battirent trop ouvertement et furent détruits ; d’autres furent plus subtils et plantèrent d’efficaces graines de destruction d’un point de vue philosophique, alors que d’autres hâtèrent sa destruction en poussant les idées théologiques et théurgiques jusqu’à des conclusions outrageantes. Le hall d’honneur est là plus étendu, incluant des personnalités notables telles que Giordano Bruno, Cornelius Agrippa, John Dee, Cagliostro, Eliphas Lévi, et récemment Aleister Crowley.

    La plus grande réussite de Crowley, mis à part sa moralité futuriste et himalayenne, a été de déterrer les puissantes techniques du Tantra, Yoga, Gnosticisme, Taoïsme et Chamanisme. Il a eu le courage de les appliquer à l’occultisme desséché et intellectualisé de son temps, et a créé quelque chose d’une indéniable valeur et intérêt. De mon point de vue, l’erreur de Crowley a été d’accepter ses visions mystiques comme des révélations et de devenir dogmatique à leur propos. Il découvrit les techniques pour libérer l’extraordinaire pouvoir et créativité de l’hémisphère cérébral droit, mais fut si surpris du résultat qu’il convint que c’était d’origine inhumaine, et tout cela malgré son axiome que… il n’y a pas de dieux, mais l’homme.

    Ce que les magiciens du Chaos entreprennent de faire, c’est briser la vison réductrice que la science et le rationalisme ont de notre imagination et de forcer la science à muter vers quelque chose de moins oppressif. Pour ce faire, ils ont sélectionné comme armes un certain nombre d’idées simples. La Chaos Magick se concentre sur la technique. En dessous de tous les systèmes, de la Sorcellerie à la magie tibétaine, que le magicien ouvert d’esprit peut utiliser, il y a une unité fondamentale de techniques pratiques dépendant de la visualisation, la création de formes pensées, et les états de conscience altérés par des méditations soit « passives » soit extatiques. Ce point de vue éclectique implique que la croyance elle-même peut être considérée comme une technique pour atteindre ses buts. Une implication plus profonde du principe de relativité des croyances est que toutes les croyances sont considérées comme arbitraires et aliénantes. En conséquence, toutes les notions de vérités absolues n’existent seulement que si nous choisissons d’y croire à un instant donné. Le revers du principe que « rien n’est vrai » est que « tout est permis » et les magiciens du chaos, peuvent souvent créer d’inhabituelles « hypersciences » et schémas sorciers de la réalité, comme trame de travail pour leur magie.

    Une connaissance neurophysiologique améliorée combinée avec le principe de relativité de la croyance peuvent mener le magicien moderne à aborder la notion de révélation avec un rafraîchissant scepticisme. Les parts insoupçonnées de nos cerveaux peuvent être bien plus créatives que les parts conscientes, et ni message venu des dieux, ni une extraordinaire expérience, ne peuvent être considérées comme des preuves de quoi que ce soit d’autres que nos propres pouvoirs, même s’ils sont accompagnés de miracles.

    Le rejet de toute réalité externe, vérité ou signification peut sembler un principe paradoxal, voire horrible, pour construire une quête spirituelle. Personnellement je ne le pense pas. Une vérité absolue signifierait une tyrannie absolue, et historiquement cela a été toujours le cas. Je préférerais la liberté de forger ma propre vision spirituelle. L’évidence de mes sens me suggère que l’univers est basiquement constitué au hasard de limites arbitraires qui elles-mêmes se forment capricieusement. La réalité est une hiérarchie d’accidents réglée par chance. Même les bien nommées lois scientifiques, sont seulement des approximations statistiques décrivant les types d’accidents les plus persistants. Je suis libre, non pas parce que la liberté m’a été donnée, mais comme la conséquence d’être une création purement accidentelle accompagnée de schémas aux comportements hasardeux.

    La Chaos Magick implique nécessairement un certain apolitisme individualiste, voire même l’anarchisme. C’est vraiment une illusion de croire que les gens sont dominés par la politique. Les gens sont dominés par les philosophies et les modes, et c’est de ce plus haut niveau que la Chaos Magick lance son attaque sur la réalité. Pratiquer la magie implique que vous allez activement chercher à forger votre propre point de vue spirituel, souvent en contradiction avec les normes admises. La magie s’élève au plus haut lorsque les limites du « soi » (self) sont soit élargies soit contractées. Par exemple, pendant les époques d’innovation et de découvertes, ou les époques de répression. Une profonde renaissance magique est maintenant en marche parce que les limites du « soi » sont à la fois plus étendues et contractées simultanément. La science, les drogues, les réseaux de communications et tout l’attirail du dernier siècle ont étendu les aspects de la conscience à un degré inconcevable il y a un siècle.

    Dans le même temps, bien des aspects de la civilisation industrielle nous oppriment et empiètent sur le territoire du « soi ». Les allégories enfantines des religions ont été jetées par-dessus bord, mais le principe du « soi » en tant qu’entité mystique a acquis plus de matière dans le processus. L’environnement naturel a été détruit pour nourrir le béhémoth industriel et notre capacité à nous y relier va en diminuant.

    Comme les pas de la vie sont devenus plus frénétiques, la valeur de l’introspection a diminué, exceptée dans l’art où il est encouragé d’être grotesque.

    Le consumérisme et la perspective d’un Armageddon thermonucléaire (avec ce que cela semble impliquer) pourrait nous diminuer bien davantage. Entre ceci et les pressions sur le « self », la magie a poussé comme un champignon et pris une coloration bien distincte versus ses antécédents historiques. Ainsi, on arrive à un extraordinaire éclectisme et dans le même temps, la physique quantique accompagne le shamanisme et les pratiques tantriques sont employées pour des buts parapsychologiques en utilisant des expériences télépathiques arrangées par un lien satellite entre des microprocesseurs personnels tandis qu’un ancien encens goétique fume sur le bord d’un encensoir fait main.

    Une renaissance est marquée par la présence de personnes qui la construisent, et le magicien contemporain est vraiment une figure de la renaissance dans le sens où le terme est habituellement utilisé. Contemporain des conventions et paradigmes de son temps, il regarde à la fois devant et derrière pour acquérir les techniques pour les circonvenir. La religion et la magie néo-religieuse qui le combattent sont mortes ou mourantes. Que s’élève le Sorcier-scientifique !

    Provient du site de Phil Hine : http://www.phhine.ndirect.co.uk/ (le site n’existe plus 🙁 NdE)

  • Le Néo-Druidisme, point de vue historique

    Le Néo-Druidisme, point de vue historique

    Cet article a pour but de donner un autre point de vue sur le néo-druidisme, et il est publié avec l’autorisation du site dont il provient (l’Arbre Celtique).
    Il ne doit pas être reproduit dans un but commercial.

    Le néo-druidisme

    Normalement, ce sujet ne fait pas partie de notre domaine d’étude. Néanmoins certains messages trouvés sur le forum ainsi que certains mails nous poussent à clarifier les choses à propos du néo-druidisme et ce, définitivement. Il est primordial à nos yeux, d’aider les visiteurs à distinguer le druidisme antique (qui disparaît définitivement du seul lieu où il subsistait encore à l’aube du Moyen Âge – c’est-à-dire l’Irlande – lors de la christianisation de l’île) du néo-druidisme qui apparaît au 18ᵉ siècle. Une bonne connaissance du premier suffit à rendre caduques les parodies de cérémonies et de « philosophie  » du second en tant que mouvement initiatique de filiation antique.

    Il existe trois branches principales dans le néo-druidisme, toutes trois basées sur la franc-maçonnerie, fondées à Londres respectivement :

    • le 22 septembre 1717 à The Apple Tree Tavern , par l’Irlandais John Toland (Ancient Druid Order).
    • le 28 novembre 1781 à la King’s Arm Tavern, par un charpentier, Henry Hurle (Ancient Order of Druids).
    • le 21 juin 1792 sur la colline de Primrose Hill, par un Gallois, ouvrier maçon, de son nom bardique Iolo Morganwg, qui est à l’origine de tout le bardisme gallois.

    Le néo-druidisme se base sur la partie des Iolo Manuscripts parus en 1848 et le Barddas du pasteur William Ab Ithel paru en 1862. Selon M. Guyonvarc’h, ancien professeur de celtique spécialisé dans l’étude des textes irlandais médiévaux, ces textes ne correspondent en rien aux normes védiques ou irlandaises pré-chrétiennes, ou plus simplement encore indo-européennes. Le fond théologique est manifestement d’essence chrétienne et la langue est le Gallois moderne. Selon William Ab Ithel, les sources proviendraient d’une collection de manuscrits datant de 1560 et appartenant à un certain barde dénommé Llewellyn Sion. Ces « sources  » ne sont pas disponibles mais, si elles l’étaient, elles ne nous montreraient certainement pas autre chose qu’une série de textes d’inspiration chrétienne contenant une parcelle infime de la tradition antique, comparable – certainement dans une moindre mesure – à ce que nous a légué l’Irlande. Ce genre de document ne justifie donc en rien une quelconque filiation avec les druides de l’Antiquité.

    Il faut bien comprendre que le druidisme ne peut survivre en dehors de la société celtique, où chaque classe a un rôle bien défini, des tâches bien particulières à accomplir, le tout étant surveillé et régulé par la classe sacerdotale. Si la société disparaît, le druide n’a plus de raison d’être… Cela exclut donc toute possibilité de survie clandestine du druidisme par-delà les siècles jusqu’à nos jours. La romanisation, la christianisation et les invasions germaniques marquent une triple rupture avec le passé celtique. Enfin, en dernier lieu, il convient de souligner l’impossibilité de restituer la tradition celtique dans son intégralité. Cette dernière ne nous est accessible que par l’intermédiaire des textes insulaires et classiques et de l’archéologie, ce qui ne nous permettra jamais de retrouver les rituels (presque intégralement occultés par les moines irlandais) ou la langue sacrée (comparable au sanscrit védique) qui était la langue traditionnelle servant à la transmission du savoir et à l’accomplissement des rituels.

    La véritable tradition celtique ne peut être retrouvée que par le biais de recherches scientifiques, que ce soit dans le domaine de l’archéologie, de la philologie ou bien encore du comparatisme des religions. Ce travail ne peut être effectué que par des personnes compétentes, ayant suivi une formation universitaire adaptée de haut niveau et en aucun cas par des semi-lettrés ne maîtrisant aucune langue celtique (Jean Markale, Paco Rabanne, Mercurios, Paul Bouchet etc.). Le néo-druidisme n’a d’intérêt que dans le cadre d’une étude sur l’idée que l’on se faisait des Celtes païens au 18ᵉ siècle ou bien encore sur les différentes branches de la franc-maçonnerie.

    © l’arbre celtique (http://www.arbre-celtique.com/)

    Commentaires d’Amorgen :

    J’ai posté cet article dans un but pédagogique, en réponse aux articles postés précédemment sur le site, de manière à donner un point de vue historique sur les origines du Néo-Druidisme, ainsi que l’impossibilité d’une filiation initiatique ininterrompue du Druidisme antique jusqu’à nos jours. Le Néo-Druidisme est florissant outre manche et outre atlantique, avec quantités de cercles et de groupements, dont certains n’ont rien à voir avec les Ordres mentionnés dans l’article. En France, un grand nombre de groupements existent aussi, mais certains sont entachés d’une réputation raciste et d’extrême droite.

    Je ne partage pas l’avis de l’auteur de l’article quand il met Jean Markale dans le même sac que Paul Bouchet ou Paco Rabanne. Jean Markale est un celtisant qui prend parfois des libertés avec la réalité historique, mais sa passion, son verbe poétique, son amour des légendes en font un homme particulièrement sympathique et intéressant à lire. Il n’a rien à voir avec les élucubrations fantaisistes d’un Paco Rabanne.

    Pour une étude historique du Druidisme et des Celtes, je vous recommandes tous les ouvrages de Françoise Le Roux et Christian J. Guyonvarc’h. Et allez aussi visiter le suberbe site de l’arbre celtique, beauté graphique et informations de qualité! …mais je n’ai pas tout lu encore !

    Amorgen.

  • Exercices de la tradition Feri

    Exercices de la tradition Feri

    (filiation V. & C. Anderson)


    Traduction et adaptation Amorgen Dubhart

    AntiCopyright : cette traduction/adaptation n’est pas à vocation commerciale, aussi soyez libres de l’inclure dans votre site web si vous le désirez. J’ai choisi de le publier sur Esoterika.fr, aussi ayez la courtoisie de me citer comme traducteur et de citer Esoterika comme source première de la traduction française. Merci aussi de citer les auteurs US Anna Korn, Victor Anderson, Gabriel Carillo, Francesca de Grandis.

    (Suite de l’article posté le 10/02/2002)

    PREMIERS EXERCICES :

    Partie 1 : Travailler avec le « blue Fire »

    A/ Préparation :

    La première chose à faire est de relaxer son corps et son esprit. Éteindre les voix de son esprit, relâcher la tension de ses muscles. Facile à dire, mais pas toujours facile à faire. Il y a quantité de méthodes pour parvenir à se relaxer, mais aucune ne peut convenir forcément à tout le monde. À vous d’expérimenter et de sélectionner celle qui vous convient le mieux..

    Le mieux c’est d’avoir suffisamment de temps et d’espace, et de ne pas être interrompu par quiconque, ou le téléphone. Je vous recommande aussi un bain chaud ou une douche. Habillez-vous confortablement, pas trop serrés, et ne portez pas de chaussures*. Éteignez les lumières ou pour le moins, tamisez-les et allumez une bougie. Trouvez une position qui vous soit confortable. Assis sur une chaise, sur le sol, voire étendu sur le sol.

    Fermez les yeux et respirez lentement et régulièrement. Une des méthodes de relaxation part des pieds, les relaxe puis remonte le long du corps, lentement jusqu’à une complète relaxation.

    B/ Première respiration « Blue Fire »

    Une fois que vous êtes totalement relaxé, asseyez-vous ou allongez-vous et respirez doucement, régulièrement et profondément ; vous devez ressentir vos inspirs/expirs comme les vagues de l’océan. Votre respiration doit être la plus profonde possible, à l’inspir, vous remplissez au maximum vos poumons en gonflant le ventre et non la poitrine, à l’expir, vous exhalez doucement. Ne forcez pas, cela doit rester agréable.

    Placez votre main sur votre cœur afin de le sentir battre, ressentez comme l’air que vous respirez est empli d’énergie, comme une fine brume bleue ; pour aider votre visualisation, pensez à la flamme bleue du gaz. Ressentez cette brume bleue pénétrer vos narines et emplir vos poumons. Sentez cette brume bleue s’écouler de vos poumons à votre cœur, lui donnant de l’énergie.

    Sentez comme votre cœur aime cette énergie bleue. Quand vous sentez cet amour, sentez votre cœur devenir rouge écarlate et commencer à briller et rayonner. Ressentez cette énergie se répandre à travers votre corps, dans vos jambes, ressentez ce flot bleu s’épancher de votre cœur vers vos épaules et vos bras. Puis sentez comme ce flot monte du côté droit de votre nuque, emplit votre tête, puis redescend par le côté droit dans votre cœur.

    Continuez à respirer lentement et profondément, et à ressentir ce flot bleu d’énergie circuler à travers votre corps entier, en cercle. Sentez le battement de votre cœur, écoutez votre cœur chanter.

    Faites cet exercice une fois par jour jusqu’à ce qu’il devienne naturel. Si vous le souhaitez, vous pouvez le faire tôt le matin, puis ensuite le soir. Une fois que cet exercice sera devenu naturel, commencez à travailler le deuxième.

    C/ Deuxième exercice de respiration « blue fire »

    Une fois complètement relaxé, asseyez-vous ou allongez-vous, et respirez lentement et profondément pendant un instant, vos respirations comme les vagues de l’océan. Faire la même respiration abdominale profonde décrite plus haut, toujours sans forcer. Ensuite, tout en continuant cette profonde respiration, imaginez que vous êtes entouré d’un océan de feu bleu, couleur de la flamme du gaz. Il n’y a rien, mis à part le feu bleu, aussi loin que peut porter votre regard. Les flammes vous entourent mais elles ne brûlent pas. Une fine brume bleue commence à émerger des flammes. Respirez dans cette brume, sentez la entrer dans vos narines et se répandre dans vos poumons. Ressentez l’amour de votre cœur pour cette brume. Puis sentez là se répandre dans votre corps comme dans l’exercice précédent.

    Partie 2 : Exercices avancés

    A/ Méditation « Blue Fire »

    À nouveau, utilisez la même préparation que dans les exercices précédents. Arrivés à l’état adéquat, écoutez le son de votre respiration.
    Quand vous inspirez, pensez fortement « Comme je le veux » et quand vous expirez pensez « ainsi soit il ».

    Ressentez votre corps devenir chaud, et laissez toutes vos tensions partir dans la Terre. Après un court instant, fermez vos yeux.
    Ressentez-vous flotter dans de douces ténèbres. Imaginez l’air autour de vous commencer à devenir bleu, de la couleur du « blue fire ». Progressivement, les ténèbres se chargent avec la brume du « blue fire ». Maintenant, vous flottez dans une grande mer de « blue fire ».
    Quand vous inhalez, sentez la brume « blue fire » entrer dans vos narines et emplir vos poumons. À l’expiration, rejetez de l’air, mais gardez le « blue fire ». Continuez à respirer de cette manière, jusqu’à ce que votre corps soit saturé de cette énergie « blue fire ».

    B/ Respiration épidermique **

    Installez-vous et respirez comme précédemment, mais cette fois, ressentez votre respiration et le « blue fire » entrer par les pores de votre peau, remplissant votre corps comme s’il était creux.

    C/ Diriger le « blue fire »

    Installez-vous et respirez comme précédemment. Mettez vos mains sur vos genoux puis rassemblez-les. Rassemblez le « blue fire » en une balle au niveau de la gorge. Quand vous expirez, bougez la balle de votre épaule gauche à votre main gauche. Quand vous inhalez, sentez la balle aller dans votre main droite et remonter votre bras droit, puis revenir au point de départ.

    Continuez à respirer et à faire circuler le « blue fire » régulièrement. Puis commencez à bouger la balle de plus en plus vite, tandis que votre respiration demeure calme et profonde. De plus en plus vite, jusqu’à que ce ne soit plus qu’une ligne de lumière qui circule. Quand vous ressentez fortement cet anneau de « blue fire » ouvrez vos yeux et regardez l’espace entre vos mains.

    Partie 3 : Travailler avec l’énergie de la Terre

    Asseyez-vous confortablement, ou allongez-vous sur le sol face au sol, la tête dans vos bras.
    Prenez trois profondes respirations, et imaginez qu’un cordon rouge brillant relie votre nombril au centre de la Terre.
    Prenez 12 longues respirations.
    À chaque respiration, quand vous inspirez, tirez force et énergie du centre de la Terre.
    À chaque respiration, quand vous expirez, laissez la gratitude s’écouler de vous vers la Terre.
    Inspirez le Pouvoir, expirez la gratitude.

    Après les 12 respirations, chantez doucement et lentement : « Salut ! Terre, Mère de Tout » (Hail, Earth, Mother of All) sur une note, et huit temps :

    Hail (1-2)
    Earth (3-4)
    Mother (5) of (6)
    All (7-8)

    Répétez 7 fois, en ressentant votre corps vibrer.

    Notes

    * (Nu dans une pièce suffisamment chauffée, c’est encore mieux – NdT)
    ** (Pore Breathing NdT)

  • Magie du chaos, un essai de définition

    Magie du chaos, un essai de définition

    Par Dead Jellyfish.
    Traduction : Amorgen Dubhart

    Définition :

    Rien n’est vrai.

    Le principal focus de la Chaos Magick est l’absence de focus. En d’autres mots, la principale croyance des chaoticiens est que RIEN N’EST VRAI. Beaucoup de gens passent leur vie à adhérer puis quitter des religions ou des cercles magiques basés sur les points positifs ou les problèmes inhérents aux systèmes de croyance. Trouver un système de croyance concret ne contenant pas de problèmes ou de points obscurs et inexplicables est une impossibilité. Même si c’était possible, la perspective de devenir un fondamentaliste et adhérer au même système de croyance pour le reste de sa vie, n’a rien de réjouissant. Puisqu’aucun système n’est absolu, ou ne détient LA vérité, nous pouvons tous les utiliser.

    Tout est permis.

    Parce que rien n’est vrai, le Mage du Chaos est libre de croire ce qu’il désire. Les « Illuminati of Thanateros » n’ont pas de système de croyance concret. Cette absence de focus concret et théologique rend les IOT différents de la plupart des autres groupes occultes. L’IOT n’a pas été crée dans le but de mettre de l’ordre dans la vie des gens.

    Cela ne veut pas dire qu’un système de croyance ne soit pas important. Ces systèmes peuvent nous apporter quelque chose, et généralement, ils peuvent rendre la vie plus agréable. Cependant aucun ne détient le monopole de LA vérité.
    Tous les systèmes sont ouverts au Mage du Chaos, de l’hindouisme au christianisme, du bouddhisme à la Kabbale, du panthéon gréco-romain au mythe de Cthulhu, des Thélémites à la Wicca, de la Golden Dawn au Temple de Set. Si les systèmes existants ne lui conviennent pas, il doit créer son propre système. Si aucun des Dieux existants ne convient, alors il en fera naître d’autres.

    Bien qu’il y ait de grands bénéfices à retirer des grandes traditions du passé, il n’y a aucune raison valable de ne pas créer d’autres traditions, panthéons, mondes, races etc…
    Puisqu’il n’y a aucun corpus théologique, la Chaos Magick place l’emphase sur le pratique plutôt que sur l’interprétation ou la théorie, et l’action sur le monde matériel.
    Quand un système de croyance est utilisé, c’est davantage un moyen qu’une fin en soi. Le Mage doit utiliser le système qui lui est le mieux adapté pour atteindre son objectif magique.

    Dans le bouddhisme japonais, le moyen le plus utile pour atteindre une fin, est nommé Hoben. Quand vous préparez un sort pour un rêve éveillé, invoquer des créatures du Mythe de Cthulhu est un bon moyen d’atteindre cet objectif. Pour comprendre la création, les Dieux japonais Izanami et Izanagi, sont très appropriés. Pour l’amour, Aphrodite la grecque, Inanna la babylonienne. Pour l’argent, Mammon etc… Ainsi, dans la magie du Chaos, un système est un moyen d’atteindre un objectif et non une clef pour comprendre le mystère de la vie, l’univers etc.

    Les objectifs sont tous individuels, et propres aux magiciens. Ces objectifs peuvent être des choses très communes, voire triviales. Mais se contenter de tels objectifs n’est pas satisfaisant. L’humanité a le don de l’intellect, la « Flamme Noire » (ndt The Black Flame). Travailler sur des objectifs de nature plus mystique est aussi très gratifiant et utile. Par exemple, invoquer et communiquer avec un ange gardien, travailler sur le chemin de la Terre des Trépassés, ouvrir la porte aux Dieux du panthéon de Lovecraft etc. Mais se concentrer uniquement aussi sur des thèmes transcendantaux peut faire perdre le sens du monde matériel. Un équilibre entre ces deux pôles est à rechercher. Le tout avec modération, même si la modération doit aussi parfois être modérée.

    Une stricte définition du Chaos serait une contradiction, ainsi le Chaos n’est plus Chaos quand l’ordre lui est imposé. Ce que fait exactement la phrase précédente, se contredire en définissant le chaos. « Le chemin du Tao n’est pas le Tao ». En définissant quelque chose, le définissant contrôle le défini et peut le manipuler. Une définition concrète pourrait éventuellement devenir une prison et enfermer le définissant à l’intérieur. Ainsi, il est nécessaire de temps en temps de se détacher de ses définitions de la magie du Chaos et d’en user de nouvelles. Une fois qu’une définition a été créée, utilisez là, travaillez avec, puis détruisez là et créez en une nouvelle. Je vous invite à oublier ma définition, écrivez la vôtre !

    Copyright VO : Dead Jellyfish
    AntiCopyright Traduction : Amorgen Dubhart

  • La tradition Feri

    La tradition Feri

    (filiation V. & C. Anderson) Traduction et adaptation Amorgen Dubhart.

    Note du traducteur : cet article tiré d’un site US semble être au cœur d’une polémique dans les milieux Feri . En effet l’auteur qui a choisi de rester anonyme est accusé avoir plagié sans vergogne le travail d’autres auteurs Feri qui eux publient avec un copyright. Les auteurs à la base de l’article semblent être entre autres Anna Korn, Victor Anderson, Gabriel Carillo et Francesca de Grandis pour les exercices. Le mal est réparé puisque je les cite dans cette note. L’introduction ci-dessous n’est que l’introduction d’une cinquantaine de pages que je suis en train de traduire.

    AntiCopyright : cette traduction/adaptation n’est pas à vocation commerciale, aussi soyez libres de l’inclure dans votre site web si vous le désirez. J’ai choisi de le publier sur Esoterika.org, aussi ayez la courtoisie de me citer comme traducteur et de citer Esoterika comme source première de la traduction française. Merci aussi de citer les auteurs US Anna Korn, Victor Anderson, Gabriel Carillo, Francesca de Grandis.

    Avertissement concernant la tradition Feri :
    La tradition Feri, n’est pas une tradition éclectique acceptant l’auto-initiation. C’est une tradition initiatique, et si chaque initié peut ajouter ses propres expériences à la Tradition, une grande partie du matériel Feri est sous le sceau du secret et ne se transmet qu’oralement.

    Synopsis Historique

    Il existe beaucoup de traditions religieuses néopaïennes. Une des plus connues est la Wicca gardnérienne, fondée par Gérald Gardner. Il y a cependant beaucoup d’autres chemins. Vous pouvez même trouver quelques traditions différentes aux noms similaires. Un des noms les plus populaires pour les traditions néopaïennes est « Fairy », « Faery », ou « Faerie ». Une tradition Faery, aussi appelée Feri, a été fondée par Victor Anderson, et développée par celui-ci et sa femme Cora, ainsi qu’un certain nombre d’enseignants Feri, dans la région de San Francisco.

    Victor est né en 1917 (mort en 2000) et devint aveugle à l’âge de deux ans. Il revendique une filiation spirituelle de la Kahuna hawaïenne, et du Vaudou Afro-Antillais. Il fut initié adolescent dans le « Harpy Coven » à Bend (Oregon). Ces personnes travaillaient dans les années 20 & 30, avec l’énergie qui devint la source de la tradition faerie. Bien que très différente de la Wicca gardnérienne, et d’autres chemins wiccans, cette tradition était initiatique et magique, travaillant sur les phases de la Lune. Le Cercle se rompit pendant la 2ᵈᵉ guerre mondiale.

    En 1944, Victor se maria avec Cora. Initié aux pratiques magiques du Sud, elle apporta des éléments de cette magie populaire à la pratique qu’elle développa avec Victor. Quand des éléments gardnériens et alexandriens furent publiés dans les années 60 & 70, Victor en incorpora certains dans sa pratique. Dans les années 60, la famille devint amie avec un garçon destiné à devenir l’homme connu sous le nom de Gwydion Pendderwen. En tant que Barde, parfois nommé le « Faeri Shaman », il devint l’un des initiés les plus connus de Victor, partageant les connaissances Faery dans la communauté païenne des années 70, et enregistrant de nombreuses chansons, jusqu’à sa mort dans un accident automobile en 1981. Gwydion ajouta la plupart des éléments celtiques et gallois qui étaient absent de la tradition faery originale de Victor.
    En fait, la Faery n’est pas nécessairement Celtique, même si certains initiés ont personnellement ajouté et répandu une orientation principalement celtique. Selon Cora, dans le livre « 40 ans dans la Feri Tradition », le nom original était VICIA (Vee-Chya), Liaison avec le mot italien La Vecchia.

    Ainsi que les initiés Faery l’enseignent, ils peuvent ajouter des éléments de leurs propres orientations à la Tradition. Ainsi, quelqu’un enseigné par un initié peut apprendre des éléments qui ne seraient pas développés par un autre initié, même si chacun des deux est véritablement initié.

    Actuellement dans les branches variées de la Faery, on retrouve des éléments divers provenant de sources telles que : Arica, Eckankar, Bouddhisme tibétain, wicca gardnérienne et alexandrienne, Kahuna Hawaïenne (réinventée par Max freedom Long), HP Lovecraft, Mythologie grecque, mésopotamienne, basque, des pratiques des « native Americans », Kabbale, Santeria, Satanisme, Soufisme, mythologie galloise et traditions Yezidis, parmi d’autres. Starhawk est l’une des initiées les plus connues, qui a donné a sa branche de la Feri un focus politique.

    Dans les vingt dernières années, même l’appellation de la Tradition a varié. Les véritables initiés l’appellent Fairy, Faery, Faerie, ou comme Victor la nommaient couramment Fer.

    Donc, qu’est ce que la Tradition Feri ? Derrière ce nom se cache un corpus très particulier de mythes et d’idéologies, y compris certaines pratiques ne pouvant s’apprendre que grâce à l’entraînement, et la pratique personnelle. Bien qu’il y ait quelques variations de branches en branche, il subsiste des bases sur lesquelles la plupart des initiés sont d’accord.
    J’ai étudié et travaillé avec les Feri depuis plus de dix ans. Même s’il n’est pas question de présenter l’ensemble de la Tradition sur le Web, car c’est quelque chose d’intime et de personnel, je voudrais quand même partager quelques informations.
    Je tiens aussi à préciser, que je présente des informations qui sont enseignées par nombre de praticiens Feri. Il y a beaucoup de choses que je ne souhaite pas révéler, car ce ne serait pas approprié et d’autres choses qui ne se révéleraient pas même si je le voulais. La tradition Feri, n’est pas juste une liste d’exercices, mais une expérience. Ce texte existe pour clarifier certaines choses, mais ce n’est pas l’ensemble de la Tradition. J’espère juste aider à éviter la confusion entre la tradition issue de Victor et des gens comme Kisma Stepanovitch ou d’autres traditions celtisantes usant le même nom.

    Principes Faery généraux

    Il y a un pouvoir ou une énergie Faerique spécifique.

    Cette énergie tend à être :

    • Sensuelle et sexuelle
    • Mystique et extatique
    • Créative et éclectique
    • Invocatoire et basée dur la possession divine
    • Enrichie par le respect de la sagesse de la nature et l’amour de la beauté.

    L’orientation sexuelle n’est pas limitée à l’hétérosexualité.
    Bien qu’étant responsable de ce que nous faisons, la Tradition ne possède pas de Wiccan Rede ou de Loi du Triple.
    Quand nous sommes dans un état de conscience enchanté, nous sommes peut-être un peu fous, changeant d’apparence, pas complètement humains, et enfin inspirés par nos gardiens et nos Dieux, sur le chemin vers Faerie.

    Il existe une filiation Faerie particulière et unique.

    Cette filiation remonte à Victor ou Cora, parfois à travers Gwydion.
    Il existe des noms secrets particuliers connus uniquement des initiés.
    Il existe des exercices orientés pour développer et renforcer le pouvoir Faerique incluant :

    • Le pentacle de Fer
    • Le pentacle de Perle
    • Le pentacle de Plomb
    • Utilisation et visualisation du Feu Bleu


    Il y a une liturgie divine particulière, certaines déités peuvent être retrouvées dans d’autres traditions, mais leur interaction et la cosmologie sont uniques à la tradition Faerie.
    Il existe des Gardiens et des invocations uniques. Les gardiens peuvent être associés à une direction ou avec un élément, mais pas nécessairement les deux à la fois.
    Le travail se base sur la connaissance de nos trois « Self ».
    L’initié obtient un cingulum d’une couleur particulière.
    On confie à l’initié un corpus poétique et liturgique, mais ce qu’il contient exactement peut varier un peu de branche en branche de la Tradition Feri.
    Il existe des pratiques et des coutumes Faerie uniques.

    Certaines sont enseignées de façon explicite, d’autres sont généralement comprises comme faisant partie du pouvoir Faery. Parmi celles-ci il y a :

    • L’utilisation du pentagramme inversé
    • Le travail solitaire ou en petits groupes
    • Le code guerrier Faerie, qui inclut le « Cœur Noir de l’Innocence ».

    (A suivre).

    Auteur Anonyme – Traduction et adaptation Amorgen Dubhart.

  • Recette de vin sabbatique

    Recette de vin sabbatique

    Merci à Amorgen Dubhart pour cette recette de vin 🙂

    Faire macérer 12 à 16 heures, puis filtrer :

    • Un vin rouge de Cahors est une bonne base, peu onéreuse
    • Gingembre :15 g
    • Cannelle : 6 g
    • Coriandre : 4 g
    • Origan : 2 g
    • Vanille : 2 g ou un morceau de gousse
    • Cardamone :13 g
    • Piment : 1 pointe
    • Une orange piquée de clous de girofle
    • Miel : 5 cuillères à soupe
    • Cognac : 5 cuillères à soupe

    Les proportions sont pour une bouteille entière (75cl)

  • L’élixir des enchanteresses

    L’élixir des enchanteresses

    Recette proposée par Amorgen Dubhart
    Recette originelle de HoneyMa, vieille sorcière irlandaise, qui l’a donnée à sa petite fille. Celle-ci me l’a transmise un soir de pleine lune…

    Il faut :

    • 1,2 kg de miel
    • 2,5 litres d’eau
    • 2 cuillères à café de levure de bière
    • une demi cuillère de gingembre en poudre
    • une demi cuillère à café de piment, une demi cuillère à café de cardamome en poudre
    • 4 clous de girofle broyés

    Dans une casserole, faire fondre le miel jusqu’à ébullition. Ajouter l’eau chaude, délayer et faire bouillir suffisamment pour que le mélange réduise d’un quart. Verser ensuite dans un grand bocal de verre. Quand le mélange est tiède (<40°C), ajouter la levure et mélanger. Mettre les épices dans un petit noué de toile fine et le plonger dans le bocal. Couvrir avec un bouchon de liège, ou une toile sans rendre hermétique. Placer le bocal sur une assiette, car en fermentant, le mélange peut déborder. Laisser fermenter pendant trois jours, puis filtrer et mettre en bouteille.

    Copyright Kaeltha Asarlaï, reproduit avec l’autorisation de l’auteur.

  • Conseils de base pour le questeur

    Conseils de base pour le questeur

    Voici un texte posté par Amorgen Dubhart dans notre défunt forum, et que vous devriez lire et relire encore avant de faire des choses que vous pourriez peut-être regretter…

    Le monde de l’occulte est passionnant à plus d’un titre pour le néophyte qui y glisse un orteil. L’émerveillement, la soif de connaissances, de réponses à certaines questions sont souvent le point commun de ceux qui débutent dans ces voies.

    Cela dit, l’intérêt pour l’occulte est à ce que je peux remarquer, l’apanage de personnes de plus en plus jeunes, et par voies de conséquences pas toujours bien armées pour faire face aux embûches qui ne manqueront pas de se dresser sur le chemin. Alors en bon enfonceur de portes ouvertes, je vais y aller de mes petits conseils de base aux néophytes.

    • Ne jamais baser son engagement spirituel sur la lecture d’un seul ouvrage ou les paroles d’une seule personne. Assurez-vous d’avoir fait des recherches suffisantes sur le sujet concerné et même ses détracteurs.
    • Ne jamais prendre au sérieux quelqu’un qui veut vendre son enseignement, de quelque manière que ce soit, on n’achète ni la sagesse, ni le pouvoir. Mis à part une participation symbolique en fournitures diverses (encens, bougies, etc.), n’acceptez jamais de débourser un seul centime d’euro …
    • Aucun coven sérieux, aucun cercle, aucun mouvement ne recrute… si un membre d’un cercle quelconque vous demande de faire partie de son « organisation », méfiez-vous… C’est toujours l’aspirant qui demande son admission, jamais l’inverse !
    • Méfiez-vous comme de la peste des « détenteurs de la tradition », 99% sont des mythomanes…
    • Ne vous lancez jamais seul dans l’aventure, seul, vous êtes vulnérable, si vous êtes deux, vous serez plus dur à influencer ou à manipuler.
    • Ne prenez jamais au sérieux quelqu’un qui prétend avoir la solution à vos problèmes… vous seul avez la solution… ne laissez personne penser à votre place.
    • Ne participez jamais à une quelconque cérémonie, rituel ou quoi que ce soit avant d’avoir prévenu quelqu’un de votre destination, et sans vous être renseigné convenablement.
    • Ne vous surestimez pas, le monde de l’occulte foisonne de charlatans qui possèdent un charisme indéniable et qui savent parfaitement manipuler autrui. Certaines de ces techniques de manipulations sont même enseignées en entreprise… elles marchent très très bien, si vous laissez l’affectif et l’émotionnel vous guider.
    • Aiguisez votre sens critique, posez les questions franchement, ne faites jamais ce que vous n’avez pas du tout envie de faire, faites marcher votre cerveau.
    • Avant de penser que la magie est la cause d’un événement, assurez-vous d’avoir épuisé toutes les possibilités non magiques…
    • Ne brûlez jamais les étapes, avancez à votre rythme.
    • Méfiez-vous de tout le monde, prenez du temps avant d’accorder votre confiance.

    Si ce sont les voies de la Main Gauche qui vous inspirent, sachez que les risques sont multipliés par dix, et qu’il y a de fortes chances que vous vous perdiez en route… Désolé d’avoir fait le papy moralisateur… mais les crocodiles ont des grandes dents…

    Cordialement,
    Amorgen