Étiquette : Amorgen Dubhart

  • Mythes, Archétypes, et Fantasy dans la Wicca

    Mythes, Archétypes, et Fantasy dans la Wicca

    Texte original © Merlyn Traduction/adaptation Anti© Amorgen Dubhart

    Notes du traducteur : cet article est originellement constitué de quatre parties et s’intitule : « Roots of Wicca. ». L’auteur s’intéresse au fort développement de la Wicca aux USA et essaye de déterminer quelles sont les racines de la Wicca aux States. L’article 1 présente la wicca de Gardner et la Sorcellerie de campagne américaine, l’article 2 l’influence des sociétés occultes telles la Golden Dawn et l’OTO, l’article 3 fait le point sur les apports maçonniques, la théosophie et les philosophies asiatiques, l’article 4 est le suivant.

    Introduction.

    Durant la première moitié du XXᵉ siècle, le psychanalyste Carl Jung, a étudié le monde de notre conscient et de notre inconscient. Jung considérait la recherche d’expériences religieuses significatives comme la force directrice de la psyché humaine. Il a aussi exploré le concept des Dieux et Déesses en tant qu’archétypes. La littérature de SF et de Fantasy ont connu un développement grandissant outre-atlantique. Des romans situés dans des sociétés païennes du passé ou des utopies futuristes, ont conduit un certain nombre de personnes à explorer les traditions néo-païennes et Wiccanes. Par exemple, les travaux de Robert Heinlein, Marion Zimmer Bradley, Starhawk, Katherine Kurtz vont être brièvement présentés. Ces auteurs et bien d’autres nous présentent des histoires ou le paganisme passé ou futuriste est vu avec optimisme et humanisme.

    Psychologie Jungienne – Où quand les Dieux n’existent que dans nos têtes

    Dans son essai Drawing Down the Moon, Margot Adler écrivait qu’une grande partie de la défense moderne du polythéisme venait de psychologues jungiens, qui ont longtemps exposé que les dieux et déesses des mythes, légendes et contes de fées, représentent des archétypes, puissances et potentialités ancrés profondément dans notre psyché. Un certain nombre de néo-païens voient les Dieux en termes jungiens. Par exemple, Adler cite Gwydion Pendderwen, un barde Feri bien connu, qui disait que « Les dieux sont réellement des composants de notre psyché. Nous sommes les Dieux. » Jung a examiné le rôle des archétypes, développé le concept anima/animus (le côté féminin ou masculin non révélé en nous) et croyait que nous devions explorer notre côté obscur pour parvenir à la réalisation ou « individuation ». Il définissait l’individuation comme l’aboutissement provenant de l’acceptation de notre côté obscur. Pour Jung, la psyché est composée du conscient et de l’inconscient. L’inconscient collectif est une part de notre psyché qui est universelle et partagée entre tous les individus. Au début du XXe siècle, quand il étudiait la médecine en Suisse, Jung s’est intéressé à l’occulte. Lors de ses recherches, il a rencontré une médium spirite, Mademoiselle S.W. et lu un certain nombre d’ouvrages occultes. Il a ensuite appliqué une terminologie psychologique au contenu des enseignements de ces occultistes et mystiques. La décennie suivante, il a aussi étudié l’Alchimie, en tentant de comprendre le symbolisme alchimique tracé par une de ses patientes, Kristine Mann.

    En 1917, Jung a écrit Seven Sermons to the Dead, qu’il a attribué à Basildes d’Alexandrie, un écrivain gnostique vivant à Alexandrie au début de l’ère commune. Il y a développé l’importance de l’acquisition de la connaissance (Gnosis) avec son concept d’individuation. Cet ouvrage ainsi que d’autres œuvres mystiques de sa plume à la même époque résument ces idées créatives (Cf. Stuart Holroyd / The Elements of Gnosticism).

    Le panthéon grec comme personnification des archétypes jungiens est le sujet de deux livres populaires, Godesses in Everywoman (1984) et Gods in Everyman (1989) par Jean Shinoda Bolen, une psychiatre Jungienne. Dans A foreword to Goddesses, Gloria Steineim a écrit que « nous imaginons Dieu et nous le/la dotons des qualités dont nous avons besoin pour survivre et évoluer ». D’après Bolen, ces schémas intérieurs puissants, ou archétypes, peuvent expliquer les différences majeures observées dans les comportements féminins. Les déesses expriment les Schémas potentiels des psychés de chaque femme. Différents archétypes sont actifs en chaque femme à une période donnée. La Grande Déesse des temps anciens est un archétype puissant présent dans l’inconscient collectif. Les stéréotypes associés aux femmes sont basés sur des images positives ou négatives d’archétypes de déesses, à travers le prisme de notre culture. Des exemples peuvent inclure Perséphone comme la jeune fille, Héra comme la femme jalouse, Déméter comme la mère et Aphrodite comme la tentatrice.

    Pendant son travail, Bolen a aussi rencontré des hommes identifiant une part d’eux-mêmes avec une déesse spécifique. À l’inverse, il y a aussi des dieux en chaque femme. Les dieux et déesses grecs représentent de nombreuses qualités de la psyché humaine qui peuvent être exprimée par un individu, sans tenir compte du sexe.

    Les dieux grecs personnifient certains des archétypes comme suit : Apollon, l’ambitieux, le rationnel, le modéré. Héphaïstos, l’artisan habile et l’introverti. Hermès, le guide intérieur, la voix et la source de la sagesse « hermétique ». Dionysos, le dieu de l’éternelle jeunesse, de l’extase (de nombreuses rock stars ont parfaitement incarné cet archétype, parfois avec une issue tragique …) Jung peut aider à faire de notre imagination une étude académique respectable et sa vision des dieux comme archétypes, a été adaptée par de nombreux néo-païens.

    Mythes, Légendes et Fantasy dans les fictions païennes.

    Les mythes (anciens et modernes) sont des histoires héroïques considérées par la plupart des gens comme n’ayant jamais existé. Ce qui ne veut pas dire que les mythes sont « faux », mais seulement que pour les comprendre, nous devons séparer leur vérité métaphysique de la réalité, comme le disait Margot Adler. Mythes et contes de Fées décrivent des archétypes de la culture populaire. Les légendes sont des histoires qui ont des bases historiques ou qui pourraient avoir été vraies. Le temps passant, ces histoires ont été embellies. Les nombreuses légendes arthuriennes sont un bon exemple de la manière dont un peu de fond historique et beaucoup d’imagination sont combinés pour produire des légendes vivaces. Selon Margot Adler, la Science Fiction et la Fantasy sont plus proches de nous que d’autres types de littérature, en explorant systématiquement l’acceptation de comportements divers, car leurs mondes sont moins liés par des tabous politiques, sexuels, et raciaux. « Quand quelque chose peut être vrai à un moment donné, quelque part, il ne peut pas y avoir d’hérésie ». Robert Scholes a écrit ceci dans un essai sur la SF, cité par Adler.

    Robert Heinlein inspire une religion néo-païenne.

    La « Church of all worlds » (CAW) est un groupement néo-païen qui a une histoire unique, car ses origines sont basées sur les idées d’un livre de SF de R.Heinlein, Stranger in a Strange Land, et deux romans : Atlas Shrugged et The Fountainhead par Ayn Rand un auteur pro-capitaliste et anti-environnement populaire au début des années 60. L’origine de la CAW remonte à 1961, quand un groupe de lycéens dont Lance Christie ont commencé à discuter des livres d’Ayn Rand. Quand Christie vint au Missouri au Westminster Collège, il monta un groupe informel pour explorer les concepts d’Abraham Maslow. Plus tard, le groupe, incluent un nouveau compagnon nommé Tim Zell, découvrit le livre de Heinlein, Stranger in a Strange Land. C’est l’histoire de Valentine Michael Smith, né sur Mars de parents terriens et élevé par des martiens. Smith revint sur Terre et se sentit comme un alien sur sa propre planète. Il fonda donc la Church of All Worlds, organisée en sous-groupes nommés « nids » enseignant l’accomplissement de toutes choses et êtres. Dieu est présent en toutes choses, enseigne Smith et les membres de la CAW se saluent par « Thou art God », une salutation bien païenne en effet.

    En 1967, Zell fonda sa propre version de la CAW, qui s’est progressivement transformée en une religion néo-païenne comme elle abandonnait les idées d’Ayn Rand, qui haïssait passionnément toute forme de révérence pour la nature et l’expression religieuse. À la fin des années 60, la CAW était le premier groupe écologiste à appliquer le mot païen pour lui même, et à aider à définir le païen moderne comme un amoureux défenseur de la Nature. Plus tard, Tim (appelé ensuite Otter) Zell a commencé à écrire à propos de la Terre comme une déité, un organisme vivant appelé Gaïa. L’idée devint le mythe central de la CAW. Officiellement la CAW n’a pas de credo, mais une version de l’hypothèse Gaïa est acceptée par la plupart de ses membres.

    Starhawk : The fifth Sacred Thing

    Dans ce roman, Starhawk, auteur païenne connue pour ses nombreux ouvrages sur la Wicca (dont le célèbre The Spiral Dance) décrit à la fois les avantages, voire les « délices » d’une future société païenne non-violente et les périls que celle-ci devrait affronter en essayant de survivre dans un monde peuplé de gouvernements hostiles, projections futuristes du danger mondialiste.

    Marion Zimmer Bradley : The Mists of Avalon.

    Marion Zimmer Bradley (photo) réécrit la légende d’Arthur du point de vue de Morgane. Geoffrey Ashe, un historien arthurien renommé, a noté que MZB a créé une nouvelle mythologie à propos du roi Arthur. Je connais deux femmes, ayant dit que la lecture de l’ouvrage de MZB les a amenées à la Wicca. Indubitablement, de nombreuses personnes furent amenées à se renseigner ou chercher des informations sur une religion orientée vers la Déesse, après la lecture des Brumes d’Avalon.

    Autres exemples :

    The Clan of the Cave Bear * par Jean Auel : ambiance préhistorique et religion matriarcale.
    In the heart of the Fire de Cerridwen Fallingstar : Aventures païennes au temps des bûchers…
    The Moon Under Her Feet de Clystra Kinstler présente l’histoire de Jésus du point de vue de Marie-Madeleine. Dans cette version, Marie-Madeleine n’est pas une prostituée, mais une Grande Prêtresse.
    Lammas Night de Katherine Kurtz : ou l’histoire du grand coven réuni pour lutter magiquement contre l’invasion des Îles Britanniques par les allemands durant la Seconde Guerre mondiale. Dans cet ouvrage, Kurtz explore deux légendes wiccanes modernes, la réunion d’un grand coven en 1940 et les relations entre la Royauté et la Sorcellerie (Les rois d’Angleterre seraient des initiés).

    Ajout du traducteur : Cat Magic de Whitley Strieber. Où une communauté païenne (wiccane) lutte pour survivre contre les attaques d’une secte fondamentaliste protestante. Ce que j’ai particulièrement apprécié dans cet ouvrage c’est la vision de la Wicca qui n’est aucunement idéalisée, et qui contient sa part d’obscurité.

    Conclusion du traducteur : Certaines organisations païennes publiques sont assaillies de demandes de renseignements d’adolescents concernant la sorcellerie depuis la vogue des Harry Potter, Sabrina, Charmed, Buffy etc. Si ces fictions littéraires ou télévisuelles véhiculent souvent une image positive de certains aspects du néo-paganisme, ils n’en présentent hélas qu’une version marketing, édulcorée et superficielle. Ce genre de publicité dans le but avoué de faire de l’argent, ne peut que desservir à long terme la communauté païenne, mais cependant, je préfère acheter à ma fille la baguette de Harry Potter que le flingue de Terminator ou la énième Barbie-Pétasse…

    Concernant les archétypes de Jung, c’est tout à fait satisfaisant pour des païens/wiccans qui tentent d’expliquer leur voie dans une soirée mondaine. Comme le dit l’auteur, c’est tout à fait académique, et donc politiquement correct… Je crois sincèrement que l’apport des théories de Jung a beaucoup contribué au développement de la wicca. Très peu de néo-païens sont polytheistes stricto-sensu, mis à part peut-être les asatruars.

    * Note d’Asa :The Clan of the Cave Bear, en français le Clan de l’Ours des Cavernes, fait partie de la saga Les Enfants de la Terre.

  • Wicca : incohérences, contre-vérités historiques, affabulations

    Wicca : incohérences, contre-vérités historiques, affabulations

    Pour être tout à fait objectif en ce qui concerne la Wicca, y compris la tradition gardnérienne, il est intéressant de noter que la plupart des erreurs historiques sont colportées par les wiccans eux-mêmes, initiés ou non.

    À l’époque de la création de la Wicca, on peut penser que Gardner était sincère dans sa synthèse des travaux de Murray, Leland ou Graves. On sait maintenant que les théories de la survivance d’un culte païen organisé ne sont pas validées par l’histoire. Le fameux coven de New Forest où Gardner a été initié, ne pratiquait probablement pas la Wicca au sens donné ensuite par Gardner, puisqu’il a éprouvé le besoin de remplacer le matériel manquant par ses propres créations, celles de Crowley, puis Doreen Valiente. Ce fameux coven devait pratiquer une sorcellerie « rurale ».

    Ce qui est plus gênant, c’est que ce mythe de l’antiquité de la Wicca, a ensuite été soigneusement entretenu par des auteurs wiccans renommés. Pour quelle raison ? Je suppose qu’ils savaient pertinemment que cette pseudo-filiation historique aiderait à vendre leurs livres. Ils n’ont fait qu’écrire ce que les gens souhaitaient lire. Je pense notamment aux ouvrages de Raymond Buckland, qui non content d’avoir inventé une pseudo-tradition historique (seax wicca) a aussi une fâcheuse tendance à s’autociter en permanence, et à colporter le mythe du temps des bûchers. Il n’est pas le seul, mais historiquement un des premiers à s’être étendu sur le sujet. Il a aussi inventé la « pecti-wicca » et s’est affublé d’une filiation gitane afin de légitimer ses livres ultérieurs.

    Dans un autre style, Raven Grimassi fait la même chose à propos de la Strega, tradition « historique » sorcière italienne. L’Europe est loin des USA et il est commode pour certains auteurs de s’attacher une filiation européenne sorcière pour asseoir la crédibilité de leurs ouvrages. Scott Cunningham s’est approprié le panthéon hawaïen dans sa « do it yourself » wicca, et bien d’autres auteurs mélangent allègrement mythes et réalité en faisant sciemment passer le tout pour de l’histoire.

    Il est indéniable que des pratiques sorcières soient présentes dans toute l’Europe, il est aussi indéniable que l’on trouve des survivances païennes dans bien des éléments folkloriques. Mais un culte organisé et matriarcal, cela n’a jamais été prouvé historiquement pour l’instant. Les travaux de Marija Ginbutas, pour intéressants qu’ils soient, non jamais pu non plus asseoir définitivement la thèse d’une civilisation matriarcale précédant les invasions indo-européennes. La théorie est séduisante, mais en l’état actuel des choses, elle reste une théorie.

    Toute tradition a besoin d’un passé légendaire et de mythes fondateurs, le problème survient lorsqu’en dépit de l’histoire on veut faire passer la légende pour la vérité historique. Nos ancêtres adoraient la nature parce qu’ils en avaient une trouille bleue, et qu’il fallait se concilier ses faveurs, pas pour des préoccupations écologiques qu’ils auraient été bien en peine d’éprouver. N’allons pas jusqu’à plaquer nos croyances sur ce que pouvaient penser ou éprouver nos ancêtres.

    La crédibilité de la voie wiccane n’est donc pas uniquement mise à mal par les mièvreries des « fluffy bunnies » mais aussi par certains « ténors médiatiques » pour leurs propres intérêts et leur chiffre d’affaires chez l’éditeur. Il convient à chacun d’empoigner le balai de la sorcière pour balayer devant sa propre porte… Cela étant dit, cela n’entache en rien la validité initiatique de la Wicca, qui ne prétend pas répondre à toutes les énigmes de l’univers, mais plutôt dans la connaissance de soi mieux appréhender sa place dans celui-ci.

    Amorgen Dubhart

  • Pratiquer la magie sauvage

    Pratiquer la magie sauvage

    MAGIE SAUVAGE Par Kenneth Johnson © Traduction/Adaptation/Anti© : Amorgen Dubhart

    Il y a un passage merveilleux dans une des vieilles épopées du Roi Arthur. Il y est dit que quand les chevaliers de la table ronde commencèrent la quête du Graal, ils plongèrent dans la partie la plus épaisse de la forêt sauvage. Intelligents chevaliers. Ils savaient où trouver la magie. Mais ensuite, peut-être, ils se montrèrent moins clairvoyants. Après tout, nos contes de fées ne commencent ils pas tous un peu de même façon ?

    L’esprit-arbre, L’Elfe sauveur, la vieille Sorcière, où la fontaine magique, sont tous découverts quand les héros quittent leurs villages bien ordonnés, leurs vies sages, leur chemin tout tracé, pour entrer dans le Monde Sauvage. Peut-être est-ce simplement du bon sens que de considérer les chaos primaires de rocs, d’arbres et d’eau comme les plus puissantes sources d’énergie magique disponible. Dans de nombreuses traditions populaires et magiques, le monde est considéré comme le corps de la Terre Mère.

    Il n’y a donc pas à s’étonner que les arbres qui constituent sa puissante chevelure et les rochers qui constituent ses os, soient la source d’une telle magie. Qui que nous soyons, quelle que soit notre origine culturelle, tous nos ancêtres furent tribaux à un moment ou un autre et vécurent proches de la magie. Où que nous vivions actuellement, le Monde Sauvage n’est pas si loin, peut-être dans le parc naturel ou la forêt la plus proche. Il existe alors plusieurs façons de toucher du doigt cette magie du Monde Sauvage.

    Premièrement, comme la plupart des peuples traditionnels dans le monde, les Européens pré-chrétiens semblent avoir cru que la source du pouvoir shamanique se trouve entre le bas diaphragme et le milieu du ventre. Une fois que vous êtes dans les bois, portez votre attention sur ce point de votre corps. Ne vous préoccupez pas outre mesure de sa localisation exacte, c’est un peu différent pour chaque personne. Votre corps le trouvera pour vous, si vous portez simplement votre concentration à chercher la source primale de votre énergie interne. Gardez votre conscience à cet endroit, comme si c’était le centre réel de votre être.

    Une fois que vous avez fait cela, vous allez remarquer que les voies de l’énergie terrestre semblent vous traverser. Quand vous serez parfaitement concentrés, vous prendrez conscience de différentes « zones de pouvoir » dans la Terre. Quand vous avez trouvé un tel endroit, il y a quantité de choses que vous pouvez faire.

    Vous pouvez commencer par travailler avec les pierres et les rochers. La plupart, des simples cailloux aux plus gros rochers, possèdent un « soft spot » un endroit particulier où vous pouvez entrer en esprit. Utilisez votre intuition, vos yeux, et votre toucher pour trouver cet endroit particulier. Puis, en méditation, entrez dans la roche. La mémoire de la Terre est contenue dans les roches, ses os. S’il y a une rivière ou un lac, un étang, vous avez un merveilleux endroit pour laisser aller un peu de votre bagage émotionnel. Dans certaines chansons populaires européennes, les amoureux déçus sont fréquemment assis au bord d’une rivière ou d’un lac. Pourquoi ? Parce qu’on croit que l’eau lave nos émotions négatives et nous purifie. Laissez aller dans l’eau vos problèmes, et visualisez-les vous quitter définitivement.

    S’il y a une grande quantité d’arbres, vous serez capable de localiser ceux qui vous aiment. Placez votre dos contre un arbre, s’il vous aime, vous le sentirez. Puis, vous pourrez devenir un avec votre arbre. Ressentez son essence aller dans votre « centre de pouvoir ». Puis ouvrez les yeux. Avec un peu de chance vous verrez le monde avec les yeux de l’arbre. Enfin, vous pouvez simplement danser. Il n’y a pas de raison particulière à se trouver dans un lieu de pouvoir. Vous pouvez aussi bien danser, bouger sur votre musique intérieure et sur la musique du soleil et du vent. Les arbres et les rochers vont adorer.

    Note du Traducteur : En dépit de sa coloration new-age, cet article donne de bonnes pistes de travail en pleine nature pour le néophyte. Les choses les plus simples sont souvent les meilleures et une danse extatique en forêt sur la musique du vent est à mes yeux aussi magique que l’incantation séculaire et le rituel complexe d’un grimoire poussiéreux… Pour le travail avec les arbres, un conseil de lecture : L’enseignement de l’Arbre Maître de Mario Mercier aux éditions Albin Michel.

    Note sur l’Auteur : Américain, il a étudié les religions, il pratique l’astrologie et est l’auteur de nombreux livres dont : « Mythic Astrology » ; « Jaguar Wisdom » ; « Witchcraft and the shamanic journey »

  • Je suis païenne, par Selena Fox

    Je suis païenne, par Selena Fox

    Je suis païenne, par Selena Fox © Selena Fox

    Traducteur Anonyme — Transmis par Amorgen Dubhart.

    Je suis Païenne. Je suis une partie de la totalité de la Nature. Les Rochers, les Animaux, les Plantes, les Éléments et les Étoiles sont mes parents. Les autres humains sont mes sœurs et mes frères, quels que soient leurs races, couleurs, genres, orientations sexuelles, âges, nationalités, religions, trains de vie. La planète terre est ma maison. Je suis une partie de cette grande famille de la Nature, sans en être le maître. J’ai mon propre rôle à jouer et je cherche à le découvrir et remplir cette partie au mieux de mon aptitude. Je cherche à vivre dans l’harmonie avec les autres, dans la famille de la Nature, les traitant avec respect.

    Je suis Païenne. Je célèbre les saisons changeantes, l’avancée de la Roue de l’année. Je les célèbre avec des chants, des danses, des fêtes, des rituels et de beaucoup d’autres manières. Je célèbre chaque mouvement de la Roue avec des pratiques spirituelles personnelles et en prenant part aux fêtes communautaires.

    Samhain

    Samhain, communément appelé Halloween, est un temps consacré à regarder l’avenir et à rendre hommage à mes Ancêtres et autres êtres aimés qui sont dans le monde spirituel. Je fais de la magie pour une plus grande liberté religieuse des Païens et de l’humanité toute entière. Je célèbre le nouvel an spirituel wiccan et celtique.

    Yule

    Yule, le solstice d’hiver, est une fête de paix et une célébration de la remontée de la lumière solaire. J’honore le nouvel enfant solaire resplendissant, en brûlant la bûche de Yule dans un feu sacré. J’honore la Grande Déesse sous ses nombreux aspects de mère et le Dieu Père sous les formes du Père Noël dans son vieux viel divin, du Père du temps et du Saint Roi. Je décore ma maison avec des lumières et avec du houx, du lierre, du gui, des feuilles vertes persistantes et autres herbes sacrées à cette saison. Je carillonne la nouvelle année Solaire avec des cloches.

    Imbolc

    Au début de Février, je célèbre la chandeleur, connu par les anciens celtes sous le nom d’Imbolc et par les américains contemporains comme le jour de Groundhog (le jour de la marmotte). Je me concentre sur la purification spirituelle et le dégagement des obstacles pour préparer la venue du Printemps et la nouvelle croissance. Durant cette fête, j’allume des bougies en l’honneur de Brigid et l’invite à m’inspirer dans mes travaux artistiques et me guider dans ma pratique de guérison. Je donne des offrandes de graines aux oiseaux sauvages.

    Ostara

    Lors de l’équinoxe de printemps, j’accueille le renouveau de cette saison et célèbre le retour de la couleur verte sur la terre en m’habillant de cette couleur. J’honore la Déesse Teutonique Ostara et l’esprit du lapin, son époux. Je colore des œufs avec des amis et fais les nouveaux choix pour la nouvelle croissance.

    Beltaine

    Beltaine, au début de mai, est une fête de la fertilité et du plaisir. Je m’habille de couleurs lumineuses et porte une guirlande de fleurs dans ma chevelure. J’accomplis la danse de mai et bénis les jardins et les créations de projets. Je saute par-dessus le feu de Beltane pour porter chance. Je fleuris le Sanctuaire Sacré de la Déesse chatte Bast et les autres sites sacrés.

    Litha

    Le temps du solstice d’été, connu aussi comme Midsummer et Litha, est un temps grandiose de rassemblement lorsque je salue de vieux amis et en rencontre de nouveaux. Je danse avec eux autour d’un feu sacré aux rythmes magiques des tambours. J’honore ma tribu et communauté spirituelle. Je célèbre la culture Païenne. J’ajoute des pierres au cercle sacré sur la terre du sanctuaire du cercle en faisant des prières pour le bien-être et l’harmonie planétaire.

    Lughnasadh

    Lorsque août arrive, je célèbre Lammas (1° août), connu aussi sous le nom de Lughnasadh. Durant cette fête, j’honore le sommet de l’été et la prospérité. Je remercie non seulement pour les plantes cultivées et sauvages ainsi que pour les bénédictions qui commencent à se réaliser, mais je prie aussi pour la poursuite de l’abondance. Je romps et mange le pain avec d’autres dans le rituel, et je fais des offrandes d’herbe et de pain aux Déesses et aux Dieux de l’agriculture.

    Mabon

    L’équinoxe d’automne, que certains appellent Mabon, est le temps du remerciement pour toutes les récoltes que j’ai moissonnées durant le temps de la croissance. Je remercie pour la nourriture que j’ai reçue des jardins et champs et pour les autres bénédictions qui me sont arrivées. J’offre à la Terre Mère le meilleur des fruits, légumes, herbes, noisettes et autre nourriture que j’ai pu rassembler.

    Les cycles de la Vie

    Et à Samhain, cette Roue de l’année recommence encore.

    Je suis Païenne. J’honore également les saisons de la vie dans ma propre vie, les commencements, la croissance, la réalisation, la récolte, les achèvements et le recommencement de tout cycle. La vie est un Cercle qui comprend beaucoup de cycles. Avec chaque fin vient un nouveau commencement. Dans la mort, il y a la promesse d’une renaissance.

    Je suis Païenne. Je vois des cycles de changement et de renouvellement non seulement dans ma propre vie, mais dans mon héritage. Je vois ma vie comme un cercle qui est relié avec les cercles de vie de mes ancêtres. Ils sont une partie de moi et de ma vie. La sagesse ancienne du renouveau de la nature et du recommencement est incarné dans les armoiries de deux des ancêtres de mon clan. De mes ancêtres allemands, dans la lignée de ma mère, je trouve le totem du héron, un emblème de famille signifiant la persévérance et le renouvellement après les difficultés. De mes ancêtres celtiques de ma lignée paternelle, je trouve dans les armoiries le symbole d’un chêne taillé sur lequel germent de nouvelles branches et poussent de sa souche. Celui-ci est inclus dans un cercle avec la devise, « Itenun Viriscit », ce qui signifie « le vert croît encore ». Ces symboles et devise ne me rappellent pas seulement mon propre renouvellement et celui de la nature, mais encore le renouveau de la philosophie païenne sur cette planète qui est une partie du travail de ma vie comme prêtresse païenne.

    La Magie

    Je suis Païenne. Le changement de la conscience intentionnelle, la Magie, est une partie de ma spiritualité. Pour chaque problème il y a au moins une solution ainsi qu’une opportunité de croissance. Je crée ma propre réalité avec mes pensées, sensations et actions. Tout ce que je peux rejeter me reviens toujours. Je cherche à respecter la Règle wiccane :  » Ne nuis pas et fais ce que tu veux.  » Quand je fais de la magie dans les rituels, avant de créer et de diriger l’énergie, je cherche toujours à avoir une plus grande image dans laquelle mes besoins ne constituent qu’une partie. J’essaie de travailler pour le bien de tous aussi bien que pour le mien. Quand des problèmes m’arrivent, je cherche à comprendre leur cause et leurs messages qui deviennent ainsi une partie de la solution. En faisant un travail de guérison, je cherche à m’adresser aux causes spirituelles sous-jacentes de la maladie, plutôt que me concentrer seulement sur le soulagement des symptômes.

    Je suis Païenne. J’accomplis la magie de la Lune pour aider et soigner les autres, moi-même et la planète. La Déesse triple de la Lune me guide. J’active les créations et commencements durant la croissance de la Lune, énergétise les manifestations durant la pleine lune et rejette les obstacles lors de la décroissance et de la Lune noire. Je prends part aux rituels des nouvelles et pleines Lunes et je suis consciente que mes Cercles sont une partie de la grande toile de Cercles qui existent en ce moment autour de la planète terre.

    Le divin

    Je suis Païenne. Je suis Panthéiste, reconnaissant que le divin est partout et dans tout. J’honore le divin qui se trouve dans les chênes de la forêt, dans les herbes du jardin, dans les oiseaux sauvages chantant dans les arbres, dans les rochers du coteau, en moi-même et oui, même dans les  » choses  » telles que ma voiture, caméras et ordinateurs. Je comprends que tout ce qui a un corps physique possède aussi un corps spirituel. Le physique et spirituel sont profondément liés, ne sont séparés que dans ce monde de la forme. J’honore l’union entre la créateur et la création.

    Je suis Païenne. Je sais que la Divinité a beaucoup de facettes et j’expérimente cela dans la variété des Déesses, des Dieux et des autres formes spirituelles. J’honore aussi le Divin unique, l’unité de toute chose. Mes rencontres personnelles avec les Déesses et les Dieux païens, ainsi que les autres formes Divines ont transformé et enrichi ma vie. Hécate m’est apparue lors d’une mort pour m’enseigner la libération et la renaissance. Jeune enfant, Artémis entra en moi et m’aida à éviter un soi-disant violeur. Selena, Déesse de la pleine Lune, me donna des visions ainsi que mon nom. Le soleil Sacré me donne les énergies. Yemaya, Déesse de l’océan, me purifie et me renouvelle. J’ai entendu Pan jouant de sa flûte dans les bois. Dionysos réveille en moi les joies de la spontanéité et la félicité extatique. Il m’enseigne les mystères de l’androgynat. J’ai fait l’expérience de l’union de la Déesse et du Dieu tandis que je faisais l’amour avec mon camarade dans le jardin. Bast m’a aidé a approfondir mes liens avec mes amis les chats. Cernunnos m’est apparu dans la forêt sous la forme d’un cerf. Isis m’a parlé dans des éclats de lumière dans la profondeur de la nuit et dans les flux d’énergie passant par mes mains pendant les soins. Saturne m’a donné des leçons sur la discipline, le temps et l’agriculture organique. La Dame de la liberté me protège tandis que je travaille pour la liberté religieuse des wiccans et des autres païens. La terre mère guide mon travail sur cette partie de planète. J’expérimente aussi le Divin sous la forme des animaux totems, des alliés des plantes, comme d’autres formes dans mes rêves, dans mes voyages intérieurs et dans mes quêtes de vision, seule dans la nature.

    Je suis Païenne. Mes pratiques spirituelles incluent la compréhension et l’acceptation de soi, au lieu du rejet de soi. Je partage mes vues avec d’autres quand je sens que cela est juste, mais je ne fais pas de prosélytisme, proclamant par exemple que ma voie serait la seule vraie et juste voie pour tout le monde. Il y a beaucoup de sentiers qui conduisent en haut de la montagne spirituelle et non un seul.

    La Nature

    Je suis Païenne. Mon adoration prend la forme de communion divine avec la nature. Comme faisant partie de mon adoration, j’ai fondé et préservé un espace sacré de la nature, le Sanctuaire du cercle (Circle Sanctuary). Je fais des rituels en des endroits spéciaux, tels que dans le cercle de Pierres ; sur le haut de la roche de l’esprit au-dessus des vallées ; dans le cercle magique du jardin ; sur les sanctuaires extérieurs ; dans le Temple intérieur de l’habitation et dans les abris sous roches antiques qui hébergeaient les anciens qui vivaient sur ces terres, il y a des milliers d’années terrestres. Je fais aussi des rituels ailleurs, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Mon adoration et mes rites peuvent être fait n’importe où, puisque mon cercle sacré est transportable. Où que je sois, je peux construire un cercle autour d’une sphère sacrée avec sept invocations : quatre pour les directions, une pour le Cosmos, une pour la terre et une au centre pour l’intégration spirituelle.

    Les outils

    Je suis Païenne. Je voyage dans les mondes intérieurs de mes rêves, mes méditations et rituels. J’emploie des outils sacrés destinés à m’aider dans mon voyage et mes actes de magie. Ils comprennent des chaudrons, des cristaux, des bougies, des encensoirs, des calices d’eau, des pentacles, du sel, des coupes de terre, des plumes, des cloches, des balais, des clochettes, des tambours, des baguettes, des bâtons, des lames, des miroirs et une variété d’outils de divination, incluant les Tarots, le Yi-Ching et les runes. Je vole avec ma conscience à travers l’espace et le temps. J’explore d’autres dimensions, et alors je reviens avec des signes, la connaissance et le pouvoir. Je vais entre les mondes pour guérir, croître et transformer. La perception psychique, intuitive est une partie naturelle et non surnaturelle, de ma vie quotidienne.

    Je suis Païenne. Je m’harmonise avec les quatre éléments de la nature, la Terre, l’Air, le Feu, l’Eau et le cinquième élément, l’Esprit, qui est la force spirituelle qui les relie tous. Je vois ces éléments dans la nature, la Terre dans le sol et les rochers ; l’air dans les vents et l’atmosphère ; le Feu dans l’éclair, le feu et électricité ; l’eau dans les cascades, les fleuves, les océans, les pluies et toutes les formes liquides de la planète ; l’Esprit comme l’Unité divine. Je vois aussi ces Éléments comme des aspects de Soi. Ma physiologie et mon corps physique est ma Terre ; mon intellect et ma pensée sont mon Air, ma volonté et mes actions sont mon Feu ; mes émotions et sensations sont mon Eau et mon Soi Intérieur, mon Âme et mon Esprit. J’essaie de me garder en bonne santé et d’équilibrer toutes ces parties de Soi. Je travaille à restaurer l’équilibre des éléments dans l’environnement.

    L’humanité…

    Je suis Païenne. J’entends le cri de ma Mère la Terre qui est bouleversée par le tort qui est fait à l’environnement par l’humanité. Je suis consternée par la pollution de l’air, de la terre, des eaux et par le jeu de la domination que jouent les nations avec le feu des missiles nucléaires et autres armes de destruction massive. Je suis aussi concernée par la pollution spirituelle de la planète, l’égoïsme, la haine, la cupidité ainsi que le pouvoir, la dépendance, la violence et le désespoir. Tandis que je perçois ces problèmes, je sens en même temps la purification et le soin apportés à la planète terre. Je sais que je peux aider à mon échelle la Planète à atteindre un plus grand équilibre en cherchant l’harmonie dans ma vie propre, en étant un catalyseur pour restaurer l’équilibre dans les vies d’autres individus et en travaillant pour un meilleur environnement. Je sais que mes attitudes et ma façon de vivre peuvent marquer une différence. J’essaie d’être un canal pour la guérison et l’équilibre. Je fais de la responsabilité écologique une partie personnelle de ma vie quotidienne. J’essaie de vivre dans l’harmonie avec les autres membres de la famille de la Nature. Je suis Païenne. La spiritualité naturelle est ma religion et la fondation de ma vie. La nature est mon professeur spirituel et mon livre sacré. Je suis une partie de la Nature et elle est une partie de moi. Ma compréhension des mystères intérieurs de la nature croît tandis que je voyage sur ce sentier spirituel.

  • Origine et interprétation de la nudité rituelle dans la Wicca

    Origine et interprétation de la nudité rituelle dans la Wicca

    Dans la charge de la Déesse, de Doreen Valiente, à un moment, il est écrit : « Et vous me célèbrerez vêtus des seuls nuages… ». De plus, dans Aradia the gospel of the witches, Leland mentionne les Sorcières italiennes nues pour célébrer Aradia durant les sabbats. Dernier point, Gardner était membre d’un des premiers clubs naturistes anglais, avec toute la philosophie du naturisme derrière, retour à la nature, vie saine, sport, etc. Voilà pour l’aspect historique.

    Le reste ce sont mes explications, mais je ne détiens pas la vérité absolue…

    La nudité rituelle, permet de se dépouiller symboliquement de sa peau d’homme ou de femme moderne, de « casser » plus facilement le mur du conscient. On peut cela dit arriver au même résultat avec une robe rituelle. Ce qui est important pour ce point, c’est d’être « différent » de sa vie profane.

    Le point de l’égalité, il faut le prendre symboliquement, que l’on soit riche ou pauvre, devant la Déesse, on est nu, point.

    Autre chose, avec les membres d’un coven, la nudité demande et implique un sentiment de confiance et d’intimité, on montre ce que l’on est, tel que l’on est né, on ne se cache pas derrière le fard ou les parures, que l’on soit beau ou laid, par ce geste de « dépouillement » on montre que l’on est ouvert aux regards des autres et vice versa. C’est pourquoi il est nécessaire d’être très exigeant dans le choix des membres d’un coven… De plus, ce geste doit venir de soi, si on ne le sent pas, il ne faut pas le faire. Dans un coven, il faut qu’il y ait un fort sentiment d’amitié et de partage, sinon c’est artificiel, et c’est la porte ouverte à plein de problèmes.

    La Wicca est aussi une religion de fertilité, avec une forte symbolique sexuelle et sensuelle, même si tout le monde n’est pas prêt à l’entendre et à le comprendre, particulièrement dans la façon dont la Wicca est présentée aujourd’hui… C’est aussi pour cela que la nudité rituelle est un point important, c’est une religion qui célèbre la fertilité et les cycles de la vie. La sexualité y est sacralisée, sublimée, symbolisée par le grand rite qui est fait le plus souvent sous forme symbolique, en réel il est fait en privé. Peu de gens sont capables de comprendre ce concept et de le vivre en coven.

    Dans la Wicca, même sous forme symbolique, on fait parfois appel dans la magie aux forces intérieures de la sexualité. Une sublimation de l’énergie du « désir », de l’élan vital, ce qui est la force intérieure la plus puissante et la plus difficile à maîtriser. En ce sens, la nudité rituelle prend une autre dimension, elle est la claire acceptation de l’utilisation dans le cadre « affectif » du coven de cette énergie sous forme symbolique. C’est l’affirmation que la nudité n’est pas coupée de la sexualité (comme dans la philosophie naturiste), mais sacralisée et sublimée dans une optique de dépassement de soi, pour atteindre au sacré, au divin. Comme on peut s’en douter, cela demande vraiment entre les membres du coven, parfait amour et parfaite confiance, stricto-sensu. Cela dépasse le cadre de la plupart des covens (hélas…) qui se contentent de l’aspect quasi exotérique, où le rituel est presque vide de sens, la magie utilisée pour des choses profanes et l’animalité ou l’ensauvagement absents… C’est très difficile, et très dur émotionnellement à certains moments, car il faut retrouver la notion du don de soi, de la véritable ouverture aux autres. Montrer ce que l’on est réellement, et s’aider de l’amitié/amour des autres pour mieux se connaitre encore.

    Dernier point, plus anecdotique, la nudité rituelle apprend à aimer ce que l’on est, accepter son corps et l’aimer, ce qui à notre époque n’est pas chose facile, matraqué que nous sommes par les canons uniformes de beauté décrétés par les médias et les agences de pub et leurs campagnes porno-soft pour vendre un aspirateur… Or dans le cercle magique, nous sommes tous beaux !

    Copyright Amorgen.

  • Aphrodite

    Aphrodite

    Ses pouvoirs sont immenses : déesse aimable, elle protège les mariages, favorise l’entente amoureuse des époux, féconde les foyers, préside aux naissances. Elle fertilise aussi les champs. Mais elle peut être également une divinité redoutable, car elle symbolise bien souvent la passion que rien n’arrête, qui rend fous d’amour ceux qu’elle veut perdre ; elle ravage même les unions légitimes, pousse les époux à l’adultère, favorise la fécondité des amours illégitimes et incite les mortels à toutes les voluptés et à tous les vices.

    Aphrodite devient alors une déesse fatale, dont la ceinture magique donne à celui qui la ceint un étrange pouvoir de désirs perpétuels. Toutefois, ce caractère redoutable n’apparaît véritablement que chez la Vénus des Romains, identifiée avec Aphrodite. Les fruits aux nombreux pépins, symbole de la force féconde, comme la grenade, le pavot, la pomme, lui sont habituellement consacrés. Parmi les oiseaux qui traînent son char ou l’entourent, on peut citer la colombe, le cygne, le pigeon, emblèmes de la fidélité conjugale. On représente généralement Aphrodite, nue ou à demi vêtue, dans des poses voluptueuses, drapée dans un mince voile qui moule les formes à la fois pleines et harmonieuses de son corps. Par ce caractère de sensualité, elle est souvent assimilée à la déesse orientale phénicienne Astarté.

    Sur l’origine d’Aphrodite, déesse de l’Amour et de la Beauté, on connaît deux versions. Selon la première, elle est la fille de Zeus et de Dioné ; d’après la seconde, elle est née du sang qui tomba dans la mer quand Cronos eut mutilé Ouranos. Ce sang féconda les flots, et Aphrodite surgit au creux d’une vague, aussi blanche et aussi belle que l’écume. Dès lors, l’amour dont elle était l’incarnation divine allait régner sur les Dieux, les hommes et toutes les créatures animées. Épouse d’Héphaïstos, elle trompa fréquemment le dieu et conçut en particulier un amour particulier pour Arès, auquel elle donna des enfants célèbres, comme Éros et Antéros. Mais elle fut bientôt surprise par son époux, qui emprisonna les deux amants dans un filet. Honteuse, Aphrodite quitta quelque temps l’Olympe. Elle devait cependant encore trahir Héphaïstos en partageant la couche de Dionysos, d’Hermès et de Poséidon. Toutefois, la déesse ne se contenta pas de l’amour des dieux de l’Olympe. Des mortels, comme le Troyen Anchise, succombèrent à sa beauté et à sa grâce : elle donna ainsi le jour à Énée, l’ancêtre des Julii, dont César prétendait descendre. Elle aima enfin passionnément Adonis, symbole de la végétation qui renaît chaque année à la vie et à l’amour. Elle prit une part active aux actions des hommes, reçut de Pâris la fameuse pomme d’or et témoigna sa reconnaissance au héros troyen en faisant naître entre lui et Hélène un amour qui devait être si fatal à la ville de Troie.

    Proposé par Amorgen Dubhart – Tous droits réservés.

  • Rite de Lughnasadh

    Rite de Lughnasadh

    Par Amorgen Dubhart
    (Inspiration : Starhawk, BOS gardnérien, E. Hawke, P. Carr-Gomm)

    Préparatifs & matériel

    • Papiers, crayons
    • Un pain, qui sera consacré, un pain maison est bien entendu parfait pour l’occasion
    • Décoration et encens, en fonction de votre inspiration.
    • Chaudron

    Rituel d’ouverture

    Procéder comme habituellement pour l’érection du cercle et l’évocation des Seigneurs des tours de garde. Avant l’invocation des divinités, la prêtresse dit :

    « C’est le temps de Lugh, le Roi-Soleil qui meurt avec l’année décroissante, le roi-maïs mourant quand les grains sont récoltés. Nous nous tenons entre l’espoir et la peur, en un temps d’attente. Dans les champs, les grains sont fauchés, mais pas encore engrangés. Nous avons travaillé dur pour mener beaucoup de choses à leur accomplissement, mais la récompense n’est pas encore certaine. Aujourd’hui la Mère devient la Faucheuse, l’Implacable qui se nourrit de la vie pour qu’une autre vie puisse grandir. La lumière diminue, les jours raccourcissent, l’été passe. Nous sommes rassemblés pour tourner la Roue, sachant que pour récolter, nous devons sacrifier, et la chaleur et la lumière doivent s’éteindre dans l’hiver. » *

    Rite de Lughnasad

    La prêtresse s’agenouille devant le prêtre et lui donne un quintuple baiser, ensuite, elle invoque le Dieu dans le corps du prêtre :

    Je t’invoque et je t’appelle, Ô Roi de l’été, ta puissance a grandi dans les heures chaudes des derniers jours et ta chaleur a fait mûrir les grains et les fruits.

    La prêtresse place ses mains sur le plexus solaire du prêtre :

    Par la lumière qui baigne la terre
    Par la chaleur qui mûrit les récoltes
    Par la joie que tu mets en nos cœurs
    Je t’invoque, O Roi-Soleil
    Écoute ma voix
    Et incarne-toi dans le corps
    De ton prêtre et serviteur.

    Après une pause, la prêtresse :

    Salut à toi O Dieu,

    Voici venu le temps des récoltes

    Ô mon Roi

    Voici venu le temps du sacrifice.

    Elle se lève et embrasse le prêtre, celui-ci s’agenouille, tête courbée, La prêtresse poursuit :

    Ô puissante Mère de nous tous ! Toi qui es l’abondance, donne-nous des fruits et des céréales, des troupeaux et des hardes, et donne des enfants à la tribu. Fais que nous soyons puissants ! Par la rose de ton amour, incarne-toi dans le corps de ta Servante et Prêtresse.**

    Le prêtre, toujours agenouillé, embrasse le pied droit de la Prêtresse puis reprends sa position initiale.
    La prêtresse emplit une coupe de vin, puis entaille le doigt du prêtre, et fait couler une goutte de sang dans le vin. Elle le bénit puis dit :

    Père du grain, esprit du maïs
    Toi qui es mort pour nous
    Nous te remercions du don de toi même***
    Puisse ton feu brûler encore en nous
    Avant ton départ.

    La prêtresse boit le vin puis le passe au coven, chacun médite un instant sur les sacrifices nécessaires pour aller de l’avant, sur le sens du sacrifice du dieu, etc.

    Puis le coven s’assoit en cercle, la Prêtresse au centre demande à chacun d’écrire sur un papier ses échecs, ses peurs pour l’avenir, ou les projets que l’on doit abandonner. Quand cela est fait, les papiers sont brûlés dans le chaudron.
    Chacun prononce :

    Dans le feu, je sacrifie mes peurs, mes échecs et mes doutes.

    La prêtresse prend ensuite le « pain rituel » et le place au centre du cercle, elle demande à chacun de penser et méditer sur ses espoirs pour l’année à venir, ou des projets qui tiennent à cœur. Tout le coven pose la main émettrice sur le pain et le charge de ces espoirs. On peut aussi ériger un cône de pouvoir autour du pain pour charger celui-ci.
    Une fois cela terminé, chacun brise un morceau de pain et le mange en disant :

    Puisse la force du soleil et de l’espoir être en moi désormais !

    Le prêtre remercie ensuite la Déesse :

    Grande Mère, nous te remercions pour nos récoltes personnelles et nous t’avons offert nos propres sacrifices, car sacrifier c’est aussi croître et le temps de la maturité est là !

    Grand Rite

    Gp et Gps célèbrent ensuite le Grand Rite, de façon symbolique ou réelle. En cette époque de l’année qui correspond à la maturité de la vie, ce n’est pas le feu du désir qui doit s’exprimer, mais la tendresse, la chaleur de l’intimité, voire les joies familiales pour les couples ayant des enfants. Lughnasadh est aussi l’époque pour les handfastings d’un an et un jour, ou pour leur renouvellement.

    Petite fête

    La petite fête peut s’avérer superflue étant donné le partage précédent du vin et du pain rituel. Mais un des objectifs de la petite fête est aussi de remettre les énergies à la Terre. Toute méthode pour le faire peut être utilisée à cet instant.

    Rite de Clôture

    Procéder comme habituellement.

    Notes
    *(Starhawk – The Spiral Dance)
    **(BOS Gardnérien)
    *** (E. Hawke – The Sacred Round)

  • L’appel à Hékate

    L’appel à Hékate

    Par Amorgen Dubhart

    Viens ! Ô viens !
    Le chemin de la Lune s’ouvre devant toi,
    De ton royaume inviolé,
    Sombre comme les abysses marines
    Approchent les loups pour entourer tes carrefours
    Et tes familiers sauvages, en sarabande féroce
    Dansent maintenant à nos côtés.
    Viens comme un feu brûlant aussi fort
    Qu’une étoile martelée par la puissance des vents
    Viens, Ô viens !
    Impénétrable guide du Monde d’en-dessous
    Toi, de l’antique sagesse
    Noire comme la nuit, Rouge comme le sang
    Sage comme le temps, éternellement présente
    HÉKATE !
    Toi qui brandis le miroir des âmes
    Gardienne de la Porte Noire de L’Oubli
    Toi dont l’œil acéré perce toute obscurité
    Viens et calme les peurs
    De ceux qui sont tes enfants !
    Dans le silence létal de la Lune Noire
    Dans les pleurs de toutes les passions
    Dans les hurlements de la vie sauvage
    Hékate ! Investis-moi de ta présence
    Viens et puissent les Ténèbres
    Danser dans ta Lumière !

  • Portrait d’un sorcier : Michael Howard

    Portrait d’un sorcier : Michael Howard

    Extrait d’une interview par Ann & Adrian Bryn-Evans

    Pagan Dawn n° 149 Samhain 2003

    Traduction-adaptation : Amorgen Dubhart

    Ann & Adrian Bryn-Evans : que pensez-vous de la disponibilité actuelle de livres sur le sujet (Paganisme et sorcellerie-NdT) et de la facilité d’obtention d’information sur internet ? Pensez-vous qu’il est maintenant trop facile pour n’importe qui d’entrer dans la Sorcellerie ?

    Michael Howard : si vous voyiez certains livres que je dois commenter pour « The Cauldron » et pour « Prediction », vous pourriez aussi bien rire ou pleurer. En fait, si je vois un autre de ces manuels de « DIY* Wicca » américanisée je vais probablement me tirer une balle. Le même vieux matériel est recyclé encore et encore, et présenté sous tous les tons. Cela inclut les erreurs historiques comme les « neuf millions de sorcières mortes aux mains de l’inquisition ». Comme pour internet où les mots me manquent. Le débutant ou le nouveau venu peuvent aisément obtenir des informations, mais la qualité laisse beaucoup à désirer. Il est très difficile pour eux de trier le bon grain de l’ivraie. De plus, sur le net, quelques-uns de ces sites sont juste une excuse pour certaines personnes afin d’exprimer leur égo enflé, alors qu’en faisant cela, ils ne font qu’étaler l’étendue de leur ignorance. Cela est particulièrement vrai à propos des centaines de sites ou groupes de discussions – la plupart américains – qui clament promouvoir la « Sorcellerie héréditaire » aujourd’hui.

    Cependant, quand je suis trop déprimé pour tout cela, je sais par expérience personnelle qu’il y a d’authentiques personnes sincères qui travaillent sérieusement la Sorcellerie ou sont en quête des Mystères. Cela me donne confiance pour le futur. Bien sûr, certains d’entre eux cherchent seulement une religion néo-païenne écologiste qui n’est pas difficile intellectuellement et qui ne demande ni trop de discipline ni trop d’engagement. D’autres veulent quelque chose de plus profond et de plus signifiant et heureusement, ils trouveront les véritables mystères de l’Art. Il y aura toujours des moutons et des chèvres, et c’est la différence entre les formes exotériques et ésotériques des spiritualités.

    Ce qui me tracasse en ce moment, ainsi que d’autres qui étaient là depuis longtemps BB (Before Buffy), sont les livres de sorts sensationnels ciblés spécifiquement sur le si bien nommé « teen-witch market » (marché des sorcières ados). Des auteurs opportunistes ont sauté dans le train en marche et les éditeurs ne semble pas se préoccuper des problèmes éthiques parce qu’ils se font du fric sur une nouvelle tendance. Certains de ces livres édités sont équivalents au fait de donner une arme chargée à un petit enfant. La Magick ou la Sorcellerie ne sont pas des choses qui peuvent être pratiquées par qui que ce soit d’immature, ce n’est ni un nouveau jeu ni un hobby et cela peut s’avérer dangereux. Quand adolescent précoce, j’allais sonner à la porte de la « Society of the Inner Light » et demandait à devenir membre, Arthur Chichester m’a fermement dit de revenir quand j’aurais eu 21 ans !

    (…) Une des influences les plus préoccupantes du Mouvement New Age sur la Sorcellerie, a été une augmentation du matérialisme et de la merchandisation. Les magazines d’aujourd’hui regorgent de publicités agressives pour des produits de piètre qualité à des prix élevés. Il y a aussi une tendance à la hausse pour demander des prix exorbitants pour des Ateliers le week-end qui promettent de transformer le chercheur crédule en « sorcier » pendant la nuit. Certains de ces cours coûtent des centaines de livres sterling pour un matériel basique que vous pouvez lire dans n’importe lequel de ces guides DIY Wicca pour cinquante cents. Il y a de véritables enseignants et fournisseurs, et ils font un bon boulot, mais hélas le monde occulte est aussi rempli de charlatans qui vendent de l’huile de serpent et d’une masse de crédules qui vont acheter leurs marchandises. Cela me rend triste.

    (…) Ceux d’entre nous qui sommes des « anarchistes spirituels » furent attirés par la Sorcellerie parce que ce n’était pas une religion organisée. J’ai peut-être tort – c’est déjà arrivé – mais il semble qu’il y ait beaucoup de chrétiens récemment convertis au paganisme, apportant avec eux beaucoup de bagages. Ils veulent voir les païens et sorciers unis en une organisation monolithique avec une prêtrise professionnelle et obtenir une autorisation parentale du gouvernement pour leurs croyances. Personnellement, je n’ai pas besoin de l’autorisation de Tony Blair pour croire et pratiquer comme je le fais. (…)

    Michael Howard est l’éditeur du magazine « The Cauldron » depuis 1976 ; Il a aussi écrit plus de vingt ouvrages sur la Magick, la Sorcellerie, les Runes, l’herboristerie etc.

    Notes

    * (DIY = Do It Yourself – NdT)

  • À propos des invocations

    À propos des invocations

    Charmant texte à propos des invocations… Lisez-le donc attentivement, vous ne le regretterez pas.

    Par Pégasus.
    Traduction/Adaptation : Amorgen Dubhart

    Imaginez que vous êtes le président d’un pays très puissant. Vous recevez une lettre très cordiale d’un pays plus petit qui souhaite croître en puissance et qui vous demande votre aide dans cet objectif. Maintenant, imaginez qu’à votre arrivée, vous êtes accueillis par quelqu’un portant une couronne en carton Burger King, qui vous lit un message de bienvenue tiré d’une carte ou d’un livre, en prononçant mal votre nom ou même celui de votre pays. Cette personne n’a clairement pas fait beaucoup de préparation pour votre arrivée, leur royaume est dans un désordre total, et maintenant, ils embrassent votre postérieur en vous flattant et vous demandent des faveurs. Ou, pire encore, ils se contentent de vous flatter et vous demandent d’être présent tandis qu’ils caracolent partout prétendant être des Rois, afin que vous puissiez « être présent et apposer votre vertu » à leur prétentions.

    Imaginez maintenant que vous êtes un sage qui reçoit une invitation d’une autre petite nation. Vous y allez pour découvrir un royaume bien tenu, sur la bonne voie pour croître et prospérer. Il a un dirigeant très proche de son peuple, et il est clair que ce petit royaume a déjà fait les premiers pas pour se préparer lui-même aux progrès que vous pourriez apporter. Le roi vous accueille avec chaleur, mais sans rien de pompeux, d’outrageant, ou de tendancieux. Il vous fait savoir que vous pouvez lui faire confiance, que vous êtes le bienvenu, et qu’il souhaite que vous soyez tous les deux satisfait par ce que vous pourriez accomplir ensemble.

    Quel pays voudriez-vous visiter ?

  • Voyage totémique

    Voyage totémique

    Auteur inconnu
    Traduction/Adaptation : Amorgen Dubhart

    Ndt : Ce rituel que j’ai retrouvé sur mon disque dur est à l’origine écrit par un chaoticien et utilise donc une structure rituélique qui peut ne pas vous être familière. Il me semble aisément adaptable à une pratique wiccane ou pseudo-chamanique.

    Visualisation : les transformations totémiques peuvent être utiles pour contacter différents aspects de notre psyché. Elles peuvent aussi être utiles dans un travail chamanique à propos des différentes formes animales elles-mêmes, dans l’usine vivante de notre biosphère diversifiée, créer des liens puissants avec d’autres énergies vitales et augmenter la potentialité de communication inter-espèces.

    Elles peuvent être utilisées symboliquement pour invoquer différentes formes d’énergies, ou des « formes divines », ou pour se confronter directement avec nos atavismes et les enregistrements « akashiques » de notre propre ADN. Ces atavismes peuvent prendre la forme de différentes visions ou devenir des voyages lycanthropiques de transformation et de métamorphose.

    A – Affirmation de l’objectif et de la volonté : parvenir à la visualisation et la transformation/métamorphose en utilisant une de nos « formes totémiques animales ».

    B – Atteindre la gnose par des méthodes excitatoires/inhibitoires. « chemignosis » recommandée (Ndt : utilisation de substances hallucinogènes ou autres).

    C – Ouvrir par les exercices de centrages avec lesquels vous vous sentez le mieux. S’enraciner avec les forces élémentales.

    D – Relaxez-vous, trouvez une position confortable, de préférence assis ou allongé.

    E – Commencez les yeux fermés par visualiser la pièce où vous vous trouvez. Imaginez un grand œil sphérique commencer à grossir de votre propre troisième œil. Réduisez-le à la taille d’un de vos propres yeux. Ouvrez les yeux et regardez le plafond. Projetez ce petit « œil » sur le plafond de la pièce. Comme vous regardez à travers cet « œil » au plafond, imaginez-le comme un reflet de votre propre œil. Aussitôt que vous voyez/ressentez un regard familier vous regarder, essayez de reconnaître l’animal ou la créature/démon qui a aussi le même œil. Des visions de créatures de différentes formes peuvent survenir. Essayez de faire correspondre une de ces créatures avec « l’œil » avec lequel vous êtes en résonance. Au moment opportun où il y a reconnaissance, imaginez vous voir à travers cet « œil ». Laissez instantanément cet « œil » s’étendre et croître en taille jusqu’à ce qu’il remplisse la pièce entière. Une fois à l’intérieur de l’œil, vous serez capable de vous mêler avec la « conscience totémique » de la forme de vie que vous avez vu. Continuez à explorer la communion sous forme de liens sensoriels comme :

    1. Visualisez-vous dans l’environnement naturel de la forme de vie avec laquelle vous vous mêlez.
    2. Laissez-vous vous transformer ou commencez une métamorphose avec la nouvelle conscience de l’énergie totémique.

    Profitez de votre temps dans ce voyage totémique et glanez toute intelligence résiduelle ou d’autres traits que vous souhaitez tirer de votre « nouvel ami »

    F – Bannissez par le rire.

    Ce rituel peut aussi être utilisé pour n’importe quelle invocation dans le but de créer une interface avec d’autres fréquences de conscience.

    2003ev.

  • Invocation à Isis

    Invocation à Isis

    par M. Hangel c. 1975
    Traduction/Adaptation : Amorgen Dubhart

    Ô Grande Déesse, Âme d’Isis
    Cœur du Soleil — entends mon appel !
    Entre maintenant en ce lieu consacré.
    Fais-toi connaître à ceux qui veulent te servir
    Aide ton serviteur à atteindre
    La source de toutes choses.
    Guide mes pas sur le vrai Chemin.
    Que je n’hésite jamais en Ta présence
    Ni te nuise ou te déplaise.
    Réponds au désir de mon âme pour Maât.
    Puisse Thot m’aider dans des jugements parfaits
    Et défends-moi comme Ton bien-aimé Osiris du mal de Seth.
    Que je chemine toujours avec la bienveillance des Dieux.

  • Invocation de Sekhmet

    Invocation de Sekhmet

    Auteur Anonyme,
    traduction/Adaptation : Amorgen Dubhart
    – Spéciale dédicace à Asa – 😉

    Écoute-moi, je t’en conjure Ô Puissante !

    Dame de Rekht, Dame de Pekhet, Dame de Set,
    Dame de Rehesaui, Dame de Tchar et de Sehert !
    Mère dans l’Horizon du Ciel,
    Dans le Bateau des Millions d’Années,
    Tu es la Grande Protectrice !
    Tu es Celle qui surpasse Qetu !
    Préserve-nous de la funeste chambre des âmes de Hes-hra !
    Délivre-nous du séjour des Démons !
    O Toi qui Es Sekhmet, Donneuse de vie aux Dieux,
    Sekhmet, Dame de Flamme,
    Sekhmet, à la Puissante Magie,
    Sekhmet, Éternel est Ton Nom !
    O, Écoute-moi maintenant !
    Sekhmet, A la tête de Lionne,
    Sekhmet, Dont la Couleur est Rouge,
    Sekhmet, Fille de Râ,
    Sekhmet, Épouse de Ptah,
    Sekhmet, Puissant est Ton Nom !
    O, Écoute-moi maintenant !
    Sekhmet, Déesse de la Peste,
    Sekhmet, Déesse Guerrière,
    Sekhmet, Reine des Terres Gastes,
    Sekhmet, Épouvantable est Ton Nom !
    O, Viens à moi ! Sekhmet, Destructrices de Rébellions,
    Sekhmet, Brûlant Œil de Râ,
    Sekhmet, Protectrice, Ordonnatrice,
    Sekhmet, Saint est Ton Nom !
    O, Révèle-toi à Moi !
    Sekhmet, Mère des Dieux,
    Sekhmet, Maîtresse des Couronnes,
    Sekhmet, qu’on appelle Seulement Une,
    Sekhmet, Bien-aimé est Ton Nom !
    Possède-moi maintenant, O Toi la Puissante !
    Sekhmet, Plus grande qu’Isis,
    Sekhmet, Plus grande que Hathor,
    Sekhmet, Plus grande que Bastet,
    Sekhmet, Plus grande que Mâat,
    Sekhmet, Mystérieux est Ton Nom !
    Je suis perdu dans Ton Mystère !
    Sekhmet, la Première entre toutes,
    Sekhmet, Éclaire-moi au-delà de l’Obscurité,
    Sekhmet, Souveraine de Ton Père,
    Sekhmet, Caché est Ton Nom !
    Capture ma mort !
    Dame d’Amt, Dame de Manu, Dame de Sa,
    Dame de Tep-nef, Dame de Ciel !
    Tu es Ammi-seshet, Destructrice, Protectrice !
    Tu es la Terreur Devant Laquelle Tremblent les Démons !
    Tu es Désir ! Tu es Vie !
    Celle Qui Brûle Eternellement !
    Tekaharesa-Pusaremkakaremet,
    Sefi-per-em-Hes-Hra-Hapu-Tchef-f,
    Maîtresse des Enchantements,
    Source et Verbe de Pouvoir
    Interdit Est Ton Nom !
    Je suis celui dont la bouche est scellée !
    Ne nous Consume pas Avec Ton Feu,
    Donne-nous la Lumière !
    O Dame, Plus puissante que les Dieux,
    Que monte vers toi Notre Adoration !
    Tous les êtres Te saluent !
    O Dame, Plus puissante que les Dieux !
    Préservée au-delà de Mort,
    Ce Nom Secret,
    O Toi qu’on nomme Sekhmet.
    Au Trône de Silence, On ne doit pas parler de ce qui nous encercle !
    Je me perds en Toi !

  • Beltaine, par Helen Hawke

    Beltaine, par Helen Hawke

    Extrait de « The Sacred Round » par Elen Hawke éditions Llewellyn

    Traduction/Adaptation : Amorgen Dubhart

    Le rite devra être célébré le soir du 30 avril de préférence. Si vous connaissez un endroit tranquille où vous pouvez faire des rituels en extérieur, particulièrement dans les bois, ce serait l’idéal, mais cela peut être fait aussi en intérieur.

    Vous aurez besoin de :

    • Fleurs d’aubépine
    • Une gerbe de feuilles de chêne
    • Un chaudron ou un autre contenant rempli d’eau, dans lequel seront disposées des fleurs de pommier et des bougies flottantes
    • Des chandelles vertes et oranges
    • Encens : Benjoin, ou encens spécial pour Beltaine
    • Un calice, une baguette, un athamé
    • Des gâteaux pour la fête

    Placez l’aubépine dans un vase sur l’autel.
    Disposez les bougies oranges et vertes autour du cercle, puis allumez-les, ainsi que celles de l’autel, des points cardinaux et l’encens.
    Parsemez le cercle avec les feuilles de chêne et les fleurs de pommier.
    Allumez les bougies flottantes.
    Dressez le cercle et érigez un cône de pouvoir.

    Invitez la Déesse et le Dieu comme suit :

    Dame des Fleurs, Fiancée du printemps
    Bénis notre cercle avec ta douce et joyeuse présence
    Nourris nos vœux comme tu nourris l’enfant qui grandit en ton sein
    Bienvenue Dame, Bienvenue

    Seigneur de la Verte Sylve, Faucon de Mai
    Cerf au sabot agile
    Entoure-nous de ta douce et intense étreinte
    Père, frère, guérisseur, amant, ami

    Maintenant chacun son tour, va sauter au-dessus du chaudron, en criant quelque chose qu’il veut voir sortir de sa vie (par exemple : dépression, irritabilité, fatigue).

    Ensuite chacun devra sauter à nouveau en sens inverse, en appelant un vœu. C’est un moment merveilleux pour renforcer les vœux d’Imbolc, car il y a une montée de pouvoir à Beltane qui peut emmener nos projets jusqu’à l’été. Si vous célébrez ce rite en intérieur et que, comme nous, votre plancher ne vous permet pas des sauts vigoureux, contentez-vous de passer au-dessus de la bougie. (Attention à vos vêtements rituels).

    Une fois les sauts de Beltane terminés, un couple choisi devra symboliquement célébrer le mariage sacré de la Déesse et du Dieu. La Femme tiendra le calice et l’homme y plongera l’athamé. (Les groupes unisexes devront adapter cette symbolique).

    Un autre membre du coven entonne :

    Sacré est le mariage de notre Dame et notre Seigneur
    De leur union naîtra le Jeune Dieu
    Et tout alentour va prospérer
    Laissons cette abondance toucher nos vies
    Et que nos objectifs puissent s’épanouir aussi.

    Le Calice est passé autour du cercle avec les mots « Soyez Bénis » puis c’est le temps de la Fête, remerciez le Dieu et la Déesse et ouvrez le cercle.

    Vous pouvez remercier les divinités très simplement ou utiliser les mots suivants :

    Nous remercions la Dame et le Seigneur pour avoir béni notre travail, et leur disons au revoir.

    Le matin du premier mai, vous pouvez ériger un feu au dehors et répéter les sauts. Il est aussi possible de construire un mat de mai, décoré de rubans et planté dans la terre. L’idée est qu’une partie des personnes dansent autour dans le sens des aiguilles d’une montre, et l’autre partie dans le sens inverse. Le matin du premier mai est un moment de célébration, pour partager un repas, exprimer la joie de cette saison.

    Notes critiques du traducteur :
    Alternative moins théâtrale au rite des Farrar, poétique et visuellement attractif, il me semble néanmoins que ce rite manque un peu d’intensité magicke. Je trouve personnellement les invocations trop courtes et manquant de « lyrisme », et la hiérogamie trop superficiellement célébrée. AD

  • May Eve, par Starhawk

    May Eve, par Starhawk

    Par Starhawk, extrait de « The Spiral Dance » éditions Harper, San Francisco

    Traduction/Adaptation : Amorgen Dubhart

    Un mât de mai, couronné de fleurs et entouré de rubans multicolores est dressé dans une clairière en extérieur. Des fruits, des fleurs, des gâteaux et des beignets sont accrochés aux buissons et aux branches des arbres. Un feu est dressé au Sud, à l’intérieur des limites du cercle.

    Rassemblez vous, et respirez ensemble.

    La prêtresse dit :

    C’est le moment où le doux désir se marie avec la joie. La Demoiselle du Printemps et le Dieu de l’année Croissante se rencontrent dans les champs verdoyants et se réjouissent ensemble sous la chaleur du soleil. L’arbre de vie est jumelé en une toile spiralée et toute la nature est renouvelée. Nous nous rencontrons au temps de la floraison, pour danser la danse de la vie.

    Purifiez-vous, dressez le cercle et invoquez la Déesse et le Dieu.

    Un par un, chaque participant choisit un ruban de couleur particulière et dit la raison de son choix :

    J’ai choisi le rouge du sang, pour ma santé
    J’ai choisi le bleu-ciel, pour l’envol de l’imagination
    J’ai choisi le vert, pour la croissance (etc.)

    La musique commence (si vous n’avez pas de musiciens, apprenez au groupe une chanson simple, qu’ils puissent chanter ensemble). Les participants dansent autour du mât de mai, s’entrelaçant, se concentrant sur ce qu’ils veulent tresser pour leur vie. Plus les rubans serpentent et s’entrelacent, plus le pouvoir monte, jusqu’à ce qu’il devienne un silencieux cône de pouvoir.

    Quand le cône est relâché, les participants peuvent continuer à danser, et sauter au-dessus du feu, en criant leurs vœux à chaque saut. Sauter au-dessus d’un feu est un acte de purification et apporte la chance. Les amants peuvent sauter ensemble, pour purifier leur relation. Ceux qui veulent se débarrasser de quelque chose – l’insécurité par exemple, peuvent sauter au-dessus des flammes en criant :

    Je laisse mon sentiment d’insécurité dans les flammes !

    Quand l’excitation retombe, dressez un cône de guérison plus tranquille et solennel, pour les participants, ou pour des amis absents. Consacrez la nourriture et la boisson, et rouvrez le cercle.

    Festoyez avec les fruits et la nourriture pendus dans les arbres.

    Ndt : pour les notes additionnelles, reportez-vous à l’ouvrage (The Spiral Dance, édition spéciale 20ᵉ anniversaire)

    [Edit août 2025 : The Spiral Dance est maintenant disponible en français, sous le titre Spiral Dance : Renaissance de l’Ancienne Religion de la Grande Déesse.]