• Questions fréquemment posées sur l’Ásatrú

    Questions fréquemment posées sur l’Ásatrú

    L’assemblée des Ásatrú : Ásatrú FAQ
    Longtemps avant que le christianisme ne vînt en Europe du Nord, les peuples qui s’y trouvaient avaient leurs propres religions. L’une d’entre elles était l’Ásatrú. Il était pratiqué sur les terres qui couvrent maintenant la Scandinavie, l’Angleterre, l’Allemagne, la France, les Pays-Bas et les zones aux alentours. L’Ásatrú est la croyance originelle ou native pour les peuples qui habitaient ces régions.

    Quelle est la signification du mot « Ásatrú » ?

    Ásatrú veut dire en gros « croyance en les dieux », en vieux norrois, la langue des anciens scandinaves dans laquelle beaucoup de nos textes fondateurs sont écrits. Ásatrú est le nom utilisé par les Nordiques pour appeler leur religion.

    Quels sont les débuts de l’Ásatrú ?

    L’Ásatrú existe depuis des milliers d’années. Ses origines sont perdues en pleine préhistoire, mais il est plus vieux que le christianisme, l’islam, le bouddhisme ou la plupart des autres religions. Les élans spirituels qu’il exprime sont aussi anciens que les peuples européens eux-mêmes ; au moins quarante mille ans ; et peut-être encore plus.

    Pourquoi aurions-nous besoin de l’Ásatrú ?

    Les gens sont attirés par les religions bien connues, parce qu’ils ont des besoins spirituels véritables, qui doivent être satisfaits. Les gens cherchent une communauté et des réponses aux « grandes questions » : que signifie la vie, et comment devrions nous la vivre. Pour beaucoup, aujourd’hui, les soi-disant foi majeures n’ont pas de bonnes réponses. L’Ásatrú a des réponses, mais il n’a pas été une alternative pour la plupart des chercheurs qui ne le connaissaient même pas. Une fois qu’ils auront réalisé qu’il y a autre chose, une voie plus naturelle et honorable, ils ne seront plus satisfaits de grand-chose, sauf de retourner à la croyance de leurs ancêtres 🙂

    Pourquoi la religion des ancêtres est-elle la meilleure pour nous ?

    Parce que nous ressemblons plus à nos ancêtres qu’à qui que ce soit d’autre. Nous avons hérité non seulement de leur apparence physique générale, mais encore de leurs traits mentaux, émotionnels et spirituels. Nous pensons et sentons plus comme ils le faisaient. Nos besoins de base ressemblent aux leurs. La religion qui exprime le mieux leur nature intérieure (l’Ásatrú) est plus adaptée, plutôt que les religions du Moyen-Orient qui sont nées parmi des gens qui sont par essence différents de nous. Le christianisme, l’islam et le judaïsme sont des religions étrangères qui ne nous parlent pas en nos âmes.

    Pourquoi l’Ásatrú s’est-il éteint ?

    L’Ásatrú fut l’objet d’une campagne de répression pendant des centaines d’années. Des milliers et des milliers de personnes furent tuées, mutilées, exilées durant cette période. Les gens communs, vos ancêtres, n’abandonnèrent pas leurs croyances chéries aussi facilement. Finalement, l’organisation monolithique de l’Église romaine, soutenue par des menaces d’isolation économique et aidée par une campagne de propagande énergique, triompha sur les tribus courageuses mais désunies. Ou presque ! Malgré cette persécution, des éléments de l’Ásatrú ont survécu jusqu’à aujourd’hui, souvent sous forme de folklore, prouvant que notre religion originelle attire fondamentalement nos êtres intérieurs. À présent, un millénaire après sa prétendue disparition, il continue à vivre et à grandir. En effet, aussi longtemps qu’il y aura des hommes et des femmes de descendance européenne, il ne peut pas vraiment mourir parce qu’il jaillit des âmes de notre peuple. L’Ásatrú n’est pas seulement ce en quoi nous croyons, il est ce que nous sommes.

    L’acceptation du christianisme n’est-elle pas une preuve de civilisation ? De la fin de la barbarie ?

    Non ! Les atrocités commises par les chrétiens, les musulmans et les juifs à travers l’histoire ne sont guère un arrêt de la barbarie. Les soi-disant « barbares » qui suivirent l’Ásatrú (les Vikings, les différentes tribus allemandes, etc.) sont à l’origine des traditions les plus civiles: jugement par un jury, parlements, loi commune anglo-saxonne, le droit des femmes, par exemple. Le mot « loi » vient du langage nordique, et non de la langue des terres chrétiennes. Nous n’avions simplement pas besoin du christianisme pour être civilisés, ce qui est encore le cas aujourd’hui.

    Les Vikings n’étaient-ils pas assoiffés de sang ?

    Les historiens modernes sont d’accord pour dire que les Vikings n’étaient pas plus violents que les autres peuples de cette époque. Rappelez-vous que les descriptions des invasions vikings furent toutes écrites par leurs ennemis, qui n’étaient ainsi pas très objectifs… Les cultures chrétiennes et musulmanes ont utilisé des moyens tout aussi sanglants que les Nordiques, si ce n’est plus. C’était une période très dure pour tout le monde.

    L’Ásatrú n’est-il que pour les descendants des Scandinaves ?

    Non. L’Ásatrú, également pratiqué par les peuples nordiques, avait tellement de choses en commun avec la religion des autres tribus allemandes, et avec leurs cousins les Celtes, qu’il peut n’avoir été qu’une version de la religion européenne générale. L’Ásatrú est pour tous les peuples européens, que leur héritage soit ou non scandinave.

    Quelles sont les croyances de l’Ásatrú ?

    Nous croyons en une énergie (ou essence) divine sous-jacente, omniprésente, qui est en général cachée à nos yeux, et qui se situe au-delà de notre compréhension immédiate. Nous pensons aussi que cette réalité spirituelle est interdépendante avec nous, que nous l’affectons autant qu’elle nous affecte. Nous croyons que cette divinité sous-jacente s’exprime sous la forme de dieux et de déesses. Des histoires sur ces déités sont comme une sorte de code, le « langage » mystérieux à travers lequel la réalité divine nous parle. Nous croyons en des standards en matière de comportement qui sont compatibles avec ces vérités spirituelles et avec notre être profond.

    En quoi l’Ásatrú diffère-t-il des autres religions ?

    L’Ásatrú ne ressemble pas aux autres religions mieux connues de plusieurs façons. Comme par exemple :
    – Nous sommes polythéistes. Nous croyons en un nombre de déités, incluant des Déesses aussi bien que des Dieux. Nous n’acceptons pas l’idée de « péché originel », la notion selon laquelle nous sommes intrinsèquement mauvais et ce dès la naissance, comme l’accepte le christianisme. Ainsi, nous n’avons pas besoin de « salut ».
    – Les religions du Moyen-Orient enseignent soit une haine des autres religions, soit le devoir de convertir les autres, souvent par la force. Ils ont souvent pratiqué ces croyances avec une cruauté sans nom.
    – Nous ne prétendons pas être une religion universelle, ni une foi pour toute l’humanité. En fait, nous ne pensons pas qu’une telle chose soit possible ou enviable. Les différentes branches de l’humanité ont des façons différentes de regarder le monde, dont chacune est valide pour eux. Il est juste bien qu’elles aient chacune des religions différentes, comme c’est le cas.

    Considérez-vous que les mythes nordiques soient vrais ?

    Les mythes sont des histoires sur les Dieux et Déesses de l’Ásatrú. Ils sont une manière de déclarer des vérités religieuses. Nous pouvons dire qu’elles contiennent des vérités sur la nature de la divinité, notre propre nature, et la relation entre les deux. Nous ne prétendons pas que les mythes sont littéralement vrais, comme l’Histoire.

    Et les dieux et les déesses, existent-ils ?

    Oui, ils existent. Cependant, à l’instar de certains chrétiens qui ne pensent pas que leur Dieu est vraiment un homme à la barbe blanche assis sur un trône en or au paradis, nous ne pensons pas que Thor (par exemple) est une entité musclée portant un marteau. Il existe un vrai Thor, mais nous l’approchons mentalement avec cette image en tête.

    Est-ce que les adeptes de l’Ásatrú prient leurs dieux et déesses ?

    Oui, mais pas comme la plupart des gens l’entendent. Nous ne leur abandonnons jamais nos volontés, nous ne nous rabaissons pas devant eux, parce que nous nous voyons comme un de leurs semblables, et non comme étant inférieurs, soumis. Nous ne supplions pas. Nous communions avec eux, et nous les honorons en cherchant leur bénédiction à travers des rituels formels et des méditations informelles. Vivre une vie pleine et vertueuse est une forme de prière en elle-même. Notre religion affecte toutes les parties de nos vies, et non pas seulement ces morceaux que nous choisissons d’appeler « religieux ».

    Adorez-vous les pierres, les arbres, et les idoles ?

    Non. Ces objets ne sont pas des Dieux, donc nous ne les adorons pas. Nous les utilisons quelquefois pour nous rappeler des Dieux et Déesses, et nous croyons qu’ils peuvent être « chargés » d’une certaine forme d’énergie divine, mais nous ne les confondrons jamais avec les Dieux eux-mêmes.

    Quels sont les standards de comportement enseignés dans l’Ásatrú ?

    Certaines des qualités que nous tenons en respect sont la force, le courage, la joie, l’honneur, la liberté, la loyauté aux parents, le réalisme, la vigueur, et la vénération de nos ancêtres. Exprimer ces choses dans nos vies est vertueux, et nous nous efforçons de le faire. Leurs opposés, la faiblesse, la lâcheté, l’adhérence à des dogmes plutôt qu’à des réalités du monde, etc. sont des vices, et doivent être évités. Un comportement acceptable en Ásatrú consiste à maximiser nos vertus et minimiser nos vices. Ce code de conduite reflète les idéaux les plus élevés et héroïques de notre peuple.

    Les autres religions ne croient pas en tout ça ?

    Non. Les gens peuvent vraiment croire que c’est le cas, mais l’analyse ne le démontre pas. Nous croyons en la liberté alors que les Écritures affirment qu’ils sont les esclaves de Dieu. Ils acceptent l’idée selon laquelle la joie est quelque chose de bien, alors que leurs enseignements sont remplis de la culpabilité venant d’un « péché originel » imaginaire. Leur instinct est de comprendre le monde de la Nature par des preuves vérifiables, alors qu’on leur apprend à croire que le noir est blanc, que ce qui est rond est plat, et que les instincts naturels sont forcément le Mal quand les enseignements de leur église contredisent la raison ou les faits connus. Beaucoup d’entre nous croient instinctivement en des valeurs de l’Ásatrú parce qu’elles sont perpétuées jusqu’à nous par nos ancêtres. Nous voulons croire que d’autres religions épousent ces valeurs, ainsi nous voyons ce que nous voulons voir. La plupart des gens n’ont simplement pas réalisé que les religions majeures disent des choses qui ne sont pas en accord avec les valeurs que nous savons être justes en nos cœurs. Pour trouver les vertus de l’Europe du Nord, il faut regarder où ces vertus sont naturelles : en l’Ásatrú.

    Qu’avez-vous à dire sur le bien et le mal ?

    Le Bien et le Mal ne sont pas des constantes. Ce qui est Bien dans une situation ne le sera pas dans une autre, et pareil pour le Mal. Pour n’importe quel exemple, la bonne suite d’actions aura été modelée par l’influence du passé et du présent. Le résultat peut ou non être « bien » ou « mal », mais ça sera toujours la bonne action. En aucun cas les notions de bien ou de mal ne nous sont dictées par les décrets d’une déité étrangère et autoritaire, comme au Moyen-Orient. On attend de nous que nous utilisions notre liberté, notre responsabilité et notre conscience du devoir pour servir les fins les plus louables.

    Que nous enseigne l’Ásatrú sur la vie après la mort ?

    Nous croyons qu’il y a une vie après la mort, et que ceux qui ont vécu les vies vertueuses continueront à vivre des expériences encore plus grandes, avec accomplissement, plaisir, et défi. Ceux qui ont vécu des vies plus tournées sur le vice que sur la vertu seront séparés de leurs parents et condamnés à une existence morne et désolée. La nature précise de la vie après la mort (ce que c’est et ce qu’on y ressent) dépasse notre compréhension et est exprimée essentiellement dans les mythes. Il y a aussi une tradition de l’Ásatrú expliquant la renaissance d’un être dans sa lignée familiale. Il se peut que l’individu choisisse s’il souhaite ou non renaître en ce monde, ou bien il se peut également qu’il y ait des lois naturelles qui gouvernent ceci. En un sens, bien sûr, nous vivons toujours en nos descendants d’une autre façon qu’une vie après la mort. Nous, Ásatrúars, nous ne sommes pas excessivement inquiets sur notre prochaine vie. Nous vivons ici et maintenant, dans cette vie. Si nous vivons celle-ci de la bonne façon, la prochaine sera encore mieux.

    Est-ce que l’Ásatrú implique une vénération des ancêtres ?

    L’Ásatrú dit que nous devons honorer nos ancêtres. Il dit également que nous sommes liés à ces ancêtres d’une certaine façon. Cependant, nous ne les vénérons pas. Nous croyons que nos ancêtres nous ont transmis des qualités spirituelles certaines, aussi sûrement qu’ils nous ont donné divers traits physiques. Ils vivent en nous. La famille ou le clan se situent au-dessus et au-delà des limites du temps et de l’espace. Ainsi nous avons un respect pour nos ancêtres même si nous ne nous impliquons pas dans un culte aux ancêtres.

    L’Ásatrú possède-t-il un livre sacré, comme la Bible ?

    Non. Il y a des sources écrites qui nous sont très utiles parce qu’elles contiennent beaucoup de nos coutumes sacrées sous forme de mythes et d’exemples de bonne conduite, mais nous ne les acceptons pas comme étant des documents infaillibles et inspirés. Les religions qui font cela sont trompeuses envers leurs adeptes quant à la pureté et la précision des écrits. Les nombreuses discordes au Moyen-Orient en sont une bonne preuve. Leurs interprétations contradictoires ne peuvent être toutes correctes ! Il y a deux sources de vérité sacrée, et aucune d’elles ne s’exprime par des mots. La première est l’Univers autour de nous, qui est une manifestation de l’essence divine sous-jacente. La seconde est l’Univers à l’intérieur de nous, transmis par nos ancêtres comme étant l’instinct, l’émotion, les prédispositions innées et peut-être même la mémoire raciale. En combinant ces sources de sagesse internes et externes avec la littérature laissée par nos ancêtres, nous en arrivons aux vérités religieuses. Ce guide spirituel vivant est mieux que n’importe quel « livre sacré » poussiéreux et dogmatique, dont les écritures sont quelquefois tellement ambiguës que même les érudits de l’Église ne peuvent se mettre d’accord, et dont les interprétations changent avec l’état politique des différentes époques.

    L’Ásatrú a été décrite comme une religion de la nature. Ce qui veut dire ?

    Nous attachons une grande valeur au respect spirituel, au sentiment d’être connecté aux Dieux et Déesses, ce qui peut venir de l’expérience et de l’appréciation de la beauté et de la majesté de la Nature. Nos déités agissent dans et à travers la loi naturelle. En travaillant en harmonie avec la Nature, nous pouvons devenir travailleurs adjoints des dieux. Cette attitude efface l’opposition entre « naturel » et « surnaturel » et entre religion et sciences. Pour nous, suivre une religion de la nature, c’est reconnaître que nous faisons partie de la Nature, sujets à toutes ses lois, même quand ça offense nos fausses conceptions influencées par le christianisme. Nous sommes peut-être des dieux en herbe, mais nous faisons aussi partie du règne animal, un noble héritage. Nos ancêtres et leurs prédécesseurs l’emportèrent à travers des milliards d’années de défis inimaginables, un exploit qui doit susciter le respect des dieux eux-mêmes.

    D’où vient l’univers selon l’Ásatrú ?

    Nos mythes décrivent le début de l’Univers comme étant le déploiement d’un processus naturel, plutôt qu’un processus nécessitant une intervention surnaturelle. Les adeptes de l’Ásatrú n’ont pas besoin d’abandonner la science moderne pour garder leur religion. Notre ancien folklore décrit l’interaction du feu et de la glace et le développement de la vie qui en découle. Mais ceci est symbolique, et nous laisserons aux scientifiques le soin de découvrir comment l’univers a été créé.

    Que sont les runes, et qu’ont-elles à faire avec l’Ásatrú ?

    Les runes sont des anciens symboles germaniques représentant divers concepts ou forces dans l’Univers. Prises ensemble, elles expriment la vision du monde qu’avaient nos ancêtres. Leurs significations sont intimement liées aux enseignements de l’Ásatrú. Nos mythes disent comment Odin, père des dieux, les remporta après avoir traversé un supplice douloureux pour que les dieux et les humains puissent bénéficier de leur sagesse.

    Comment est organisé l’Ásatrú ?

    L’Ásatrú est non autoritaire et décentralisé, exprimant notre amour de la liberté. Même si nous avons quelques principes définis, nous avons peu de dogmes. Il n’y a pas de leader spirituel tout puissant dont la parole est loi, pas de « pape » de l’Ásatrú pour dire la vérité. Ni les gourous, ni les prêtres n’ont une lignée directe avec les dieux. Les dieux vivent en vous !

  • Huiles parfumées pour le bain

    Huiles parfumées pour le bain

    Les huiles essentielles avec leur arôme enivrant peuvent suffire en elles-mêmes. Les huiles ont toutes des propriétés magiques et sont utilisées en rituel pour oindre les membres, et en magie pour oindre les chandelles et faire des charmes, et elles sont aussi portées en parfum. Les mélanges que je vous propose pourront être utilisés à toutes ces fins ainsi qu’à l’ajout de votre bain.

    Huile de purification

    • 4 gouttes d’Oliban
    • 3 gouttes de Myrrhe
    • 1 goutte de Bois de Santal

    Ajoutez à l’eau du bain ou portez comme parfum pour éloigner la négativité.

    Huile de Sabbat

    • 3 gouttes d’Oliban
    • 2 gouttes de Myrrhe
    • 2 gouttes de Bois de Santal
    • 1 goutte d’Orange
    • 1 goutte de Citron

    Ajoutez à une base d’huile d’olive et portez en parfum pour les Sabbats.

  • La Chiromancie : l’étude des lignes de la main

    La Chiromancie : l’étude des lignes de la main

    Les dictionnaires en donnent généralement la définition suivante: « Art divinatoire selon lequel le caractère ou la destinée d’une personne sont connaissables d’après les lignes de la main. » On parle aussi aujourd’hui de « chirologie » qui veut dire: enseignement de la main. Chaque individu sur la surface de la Terre peut être identifié grâce à ses empreintes digitales, même chez des jumeaux parfaits. Pour les chiromanciens, les lignes de nos mains trahissent notre caractère, notre personnalité et notre destin. On peut y lire nos accidents passés et futurs, les maladies qui nous menacent ou dont on a été victime ; en réalité les lignes de nos mains seraient vivantes et se modifieraient comme nos comportements. En fait, on ne parle très souvent que des lignes de la main, mais la chiromancie commence toujours par l’étude de la main elle-même, de sa forme et de la manière dont on peut rentrer en contact avec les autres par l’intermédiaire d’une poignée de main par exemple.

    LES DIFFÉRENTES FORMES DE MAINS

    On retrouve généralement cinq formes différentes de mains classées en deux grandes familles :

    La famille des mains délicates, qui traduisent une certaine sensibilité aux idées et aux courants émotionnels, et celle des mains plus rustiques traduisant un caractère plus affirmé et plus réaliste. Il faut d’abord étudier la forme générale et la souplesse avant de se pencher sur la lecture de la forme des doigts, des articulations, des monts et des lignes de la main.

    La main de Terre ou main carrée

    La paume est de forme carrée, avec des doigts courts et des lignes très visibles. Signe de robustesse, les personnes qui possèdent de telles mains sont stables et ont un esprit pratique et ordonné. Réalistes, ils privilégient le concret et la raison domine les sentiments.

    La main d’Air ou main en spatule

    La paume est carrée et les doigts sont longs. Les lignes sont nombreuses et peu marquées. Les personnes qui possèdent de telles mains sont le plus souvent intelligentes, à l’aise dans les métiers de l’art et de l’enseignement et ont un réel don pour la communication. Manquant parfois de réalisme, elles privilégient la pensée aux sentiments.

    La main de Feu ou main conique

    La paume est allongée et les doigts sont courts et coniques, les lignes sont nombreuses et bien marquées. Personnes d’action, très créatives et dotées d’un bon sens pratique. Elles sont vives et énergiques et n’hésitent pas à entreprendre et à diriger. L’intuition prévaut sur la raison.

    La main d’Eau ou main cérébrale

    La paume est étroite et longue, les doigts sont pointus. Signe d’imagination fertile, d’émotivité et de sensibilité, toujours en quête d’idéal et loin de la réalité. Manque de sens pratique certain. Créatifs, ils sont submergés par leurs émotions.

    La main Mixte

    C’est, semble-t-il, la forme la plus répandue. Elle ne correspond à aucune des catégories ci-dessus. Dans ce cas, le chiromancien s’attachera à la lecture des lignes de la main et à l’interprétation de la forme des monts.

    La main dominante, généralement celle que l’on utilise pour écrire, décrit le développement des aptitudes, c’est la main active, celle qui va permettre de traduire le présent. L’autre main, appelée main passive, indique les qualités innées. C’est la main qui dévoile le passé.

    LES MONTS

    Le mont de Vénus

    Situé à la base du pouce, cette zone qui porte le nom de la déesse de l’amour occupe le tiers de la paume de la main. Elle traduit la qualité des forces vitales et amoureuses.

    Large, bien formée, charnue, elle dénote une forte personnalité, une forte sexualité et un grand enthousiasme accompagnés d’un sens artistique très poussé.
    À l’inverse, plate et peu développée, elle traduit une nature plutôt triste, un manque de vitalité, un manque de rayonnement et une santé souvent fragile.

    Le mont de Jupiter (le roi des dieux, appelé aussi Zeus)

    Cette zone est située à la base de l’index. Elle détermine l’ambition, l’autorité et la sociabilité.

    Très saillant, la forme de ce mont peut dénoter un certain orgueil et un certain arrivisme.
    Proportionné, il est synonyme d’équilibre, d’assurance et d’accointance à communiquer avec autrui.
    Peu marqué, c’est l’effacement, le peu d’ambition, le manque de communication.

    Le mont de Saturne

    Situé à la base du majeur, il détermine la concentration, la sagesse et les facultés à assumer des responsabilités.

    Bien proportionné, il représente un individu équilibré et sociable.
    Insignifiant, il dénote un être faible, et influençable.
    Très marqué, c’est au contraire un individu inhibé par la peur et le pessimisme.

    Le mont du Soleil

    Cette zone se situe à la base de l’annulaire et est aussi appelée mont d’Apollon. Détermine le sens artistique et le pouvoir d’imagination.

    Peu marqué, il traduit un être sachant profiter des bons moments de la vie mais restant effacé.
    Bien marqué, il montre un être doué d’un certain sens artistique, rayonnant d’intelligence.
    Trop marqué, c’est au contraire un individu qui aura tendance à privilégier le paraître à l’être.

    Le mont de Mercure

    Cette zone se situe à la base du petit doigt. Traduit des qualités de communicateur.

    Bien marqué, cela montre un être particulièrement perspicace.
    Trop marqué, ce sera alors quelqu’un de rusé, frisant la malhonnêteté, et avec un trop plein d’énergie.
    Insignifiant, cela traduit une absence de réflexion, de réactivité et de confiance en soi.

    Les monts de Mars (le dieu de la guerre)

    Ils sont au nombre de deux. Le mont supérieur, sous le mont de Mercure, exprime la détermination et le courage physique. Le mont inférieur, entre le mont de Jupiter et de Vénus, exprime la confiance en soi et le courage moral.

    Bien marqués, ils indiquent le sang-froid et la détermination.
    Trop développés, ils sont signe d’impulsivité et de violence.

    La plaine de Mars, entre les deux monts, permet de mesurer la résistance physique, en fonction de sa fermeté.

    Le mont de la Lune

    Situé à l’opposé du pouce, sous le mont de Mars. Représente l’inconscient, le témoin révélateur de nos sentiments.

    Bien développé, il indique le côté idéaliste de l’individu: l’imagination, l’intuition et les émotions dominent.
    Peu prononcé, c’est plutôt un signe d’un trop grand réalisme où la fantaisie n’a pas sa place.

    LES DOIGTS

    Le pouce, doigt de Vénus

    Le pouce est avant tout un indicateur des niveaux d’énergie. L’extrémité atteint normalement la phalange inférieure de l’index. Un pouce plus long peut indiquer un trop plein d’énergie, un pouce qui n’atteint pas la base de l’index peut indiquer un manque d’assurance et de confiance en soi. Sa position par rapport à la main a aussi son importance. Un pouce bas indique une personnalité agitée, situé plus haut, il signifiera plutôt une aspiration à une vie tranquille, calme. Bien écarté de la main, c’est un signe de volonté et de facilité à s’adapter. S’il est collé à l’index, la volonté est inhibée. La phalange supérieure indique la volonté, la deuxième phalange a un rapport avec la logique et le raisonnement. Deux phalanges de taille identique sont le signe d’une bonne coordination entre la pensée et l’action.

    Un pouce souple est signe de générosité et montre une capacité à faire face aux évènements. Cette souplesse peut aussi être signe de détermination et de sens pratique. Un pouce raide peut montrer un esprit étroit appartenant à un être impulsif et lunatique.

    L’index, doigt de Jupiter

    Il représente le besoin de réussir dans la vie, l’ambition, l’autorité. Si l’index est plus long que l’annulaire, il trahit une estime de soi exagérée, mais peut révéler aussi de grandes qualités de meneur d’hommes. S’il est beaucoup plus court, cela peut être le signe d’un manque de confiance en soi.

    Un index long montre un être doté d’un fort instinct de puissance, qui aime commander et doué parfois d’une grande spiritualité. Un index court montre au contraire quelqu’un de réservé, manquant de confiance en soi et manquant d’initiative. Bien écarté de la main, il peut indiquer des qualités de dirigeant. S’il penche vers le majeur, il peut exprimer un caractère avide et méfiant avec une tendance à la possessivité.

    Le majeur, doigt de Saturne

    Le majeur représente l’équilibre, le sens des responsabilités. Il mesure environ les ¾ de la paume. Un majeur long indique une forte personnalité, caractéristique de la plupart des dirigeants et des hommes d’affaires. Un majeur court sera plutôt synonyme d’une personne instable, fuyant les responsabilités et incapable de prendre des décisions. Un majeur droit est signe d’harmonie et d’équilibre dans la vie sociale. S’il penche vers l’index, l’être aura tendance à rechercher la compagnie des autres, s’il penche vers l’annulaire, ce sera la tendance à la dépression.

    L’annulaire, doigt d’Apollon

    Il va traduire les dons artistiques, qualifier notre émotivité, définir notre capacité à communiquer. Un annulaire long indique une grande créativité, accompagnée parfois d’une grande sensibilité et d’une forte pulsion sexuelle. Les artistes ont souvent un doigt d’Apollon long et droit.

    Un annulaire court est plutôt la marque de personnes renfermées, ayant du mal à communiquer et à faire parler leurs émotions. Légèrement penché vers le majeur, c’est le signe d’un besoin de se mettre au service des autres, de les aider. Trop incliné, il peut traduire de la naïveté.

    L’auriculaire, doigt de Mercure

    C’est le doigt des affaires et de la communication. Un auriculaire long dénote une personnalité très communicante et aimant la vie. Un auriculaire court montre des difficultés à s’exprimer sur le plan émotionnel et de la réserve qui sera liée à la difficulté à communiquer. Très court, cela pourra traduire une certaine immaturité et de grosses difficultés à se faire comprendre. Le doigt de Mercure très droit est signe d’honnêteté.

    S’il penche légèrement vers l’annulaire, cela peut traduire un sens aigu pour les affaires et pour la diplomatie, mais cela peut aller jusqu’à l’intrigue et la manipulation. Très écarté de la main, cela peut mettre en exergue une personnalité très indépendante et douée d’une grande originalité.

    LES LIGNES DE LA MAIN

    Les lignes de la main (les fameuses !) sont classées en deux catégories: les principales, et les secondaires. Les lignes principales sont au nombre de 5 :

    La ligne de vie

    Elle est généralement considérée comme la plus importante. Elle symbolise la vie et les événements graves de l’existence y sont marqués. Elle débute entre le pouce et l’index, et se termine à la base du mont de Vénus. Une ligne longue et bien marquée peut être signe d’équilibre et de stabilité. Courte, ce sera, au contraire, signe d’un tempérament coléreux. Tout au long de notre vie, cette ligne fournira des indications sur votre existence physique et spirituelle et sur votre destinée. Votre ligne de vie peut être coupée en deux, ou en plusieurs parties. Ces ruptures indiquent des périodes de votre vie où vous devrez être plus prudent, et être plus vigilant sur le plan santé, en vous guidant grâce aux différentes tranches d’âge. Si votre ligne est longue et se termine sous le pouce, c’est le signe d’une grande vitalité, accompagnée d’une bonne santé et d’une énergie toujours suffisante pour affronter les difficultés de la vie. Si votre ligne est courte, il est difficile d’en donner une interprétation exacte sans étudier la forme des lignes de tête et de cœur. (non, vous n’allez pas forcément mourir jeune!)

    La ligne de tête

    Seconde ligne importante de la main, elle révèle nos capacités mentales. Elle débute au même endroit que la ligne de vie, entre le pouce et l’index, et traverse la paume de la main en direction du mont de la lune. Elle indique les aptitudes intellectuelles et professionnelles, la capacité de concentration. Si la ligne est bien marquée, votre jugement est sain, et votre vie est bien rythmée. Au contraire, si elle est confuse, l’esprit est brouillon. Si la ligne est droite, elle peut indiquer un esprit pratique avec des aptitudes à la communication; si elle est incurvée vers le mont de la lune, elle indique un esprit imaginatif et fantaisiste, ayant du mal à affronter la réalité. Si elle est très longue et se termine par une fourche, elle peut indiquer une intelligence vive, un tempérament très actif et équilibré. Si elle est courte, elle indique plutôt nonchalance et paresse, et un esprit simple. Lorsqu’elle est interrompue, elle peut indiquer des périodes difficiles de votre vie sur le plan travail ou organisation.

    La ligne de cœur

    Troisième ligne importante de la main, elle traverse la partie supérieure de la paume en partant de l’auriculaire, le doigt de Mercure, et entre les doigts de Jupiter et Saturne, l’index et le médius. Elle reflète l’état du cœur sur le plan physique et émotionnel et la qualité de la vie affective. Elle indique les sentiments, la fidélité, les ruptures. Si votre ligne est longue et bien marquée, vous vivez un amour durable. C’est un signe de générosité et d’équilibre entre le cœur et la raison. Si elle est courte et droite, elle peut révéler de l’égoïsme, une tendance à retenir ses sentiments, un cœur sec. Votre ligne est surchargée de petits traits: vous êtes sensuel et sensible. Vous connaissez de nombreux amours parfois difficiles mais toujours passionnés. Si votre ligne est coupée en deux, cela peut indiquer une période difficile dans le domaine physique ou sentimental. Si elle remonte et se scinde en bout de course, un certain sens pratique accompagnera amour et affection de votre entourage en fin de vie. Si elle descend vers la ligne de tête, cela indiquera plutôt des conflits entre raison et sentiments.

    La ligne de destin

    Elle commence au niveau du poignet et remonte vers le mont de Saturne, à la base du majeur. Elle révèle l’ambition, la réussite: on l’appelle aussi ligne saturnienne. Elle peut renseigner bien sûr sur votre destinée, mais aussi sur votre vitalité et votre longévité. Si votre ligne est droite et bien marquée, elle est le signe d’une certaine stabilité et d’une existence bien rythmée. Si elle est longue, les objectifs fixés sont atteints facilement grâce aux aides extérieures. Si elle est courte, cela signifie que vous devez faire preuve de prudence et de vigilance afin de conserver ce que vous avez obtenu. Cela peut aussi indiquer des déceptions et des trahisons dans votre entourage. Si elle est fourchue à l’extrémité, cela peut indiquer la réussite dans votre profession, des récompenses, voire une certaine notoriété. Si cette ligne n’apparaît pas, cela indique que vous ne pourrez réussir que grâce à votre mérite, en utilisant vos propres moyens. Si elle est coupée en plusieurs endroits, cela indique que vous devrez vous battre pour réussir, et qu’à chaque interruption qui pourra marquer un changement de cap important, il faudra savoir vous remettre en cause. Si elle rejoint le mont de Saturne, cela peut indiquer une fin de vie active; si elle s’arrête vers le mont du Soleil, c’est le signe d’un développement artistique, et vers le mont de Jupiter, cela révèle des talents d’organisation et de chef.

    La ligne de chance

    Elle part de la base du poignet et remonte vers le mont du Soleil, à la base de l’annulaire. C’est la ligne qui révèle l’accomplissement personnel, l’aptitude artistique, le sens de l’esthétique. Si elle est longue, vous avez toutes les chances de réussir dans les métiers de l’art et de la communication et de vous faire un nom. Si elle est coupée en plusieurs parties, cela révèle des passages délicats où il faudra savoir se remettre en cause et provoquer la chance. Si elle est recouverte d’ »îlots » ou de maillons, cela pourra traduire des déceptions et des trahisons de la part de vos proches, surtout sur le plan sentimental. Si elle est fourchue, vous aurez l’opportunité de changer d’orientation ou de profession. Ce changement vous sera bénéfique dans la majorité des cas. Si cette ligne est absente, cela signifie qu’il ne faudra pas trop compter sur le facteur chance pour réussir, mais plutôt sur votre travail et votre persévérance.

    Les lignes secondaires

    Il existe plusieurs lignes secondaires qui permettront de préciser et d’affiner la révélation des lignes principales.

    La ligne de Mercure, du mont de Mercure au mont de Vénus: la ligne de santé et la ligne d’intuition
    La ligne d’Apollon, sous le mont de Mercure: la réussite financière et artistique
    La ligne de Saturne: la ligne du destin
    La ceinture de Vénus, en prolongement de la ligne de coeur: les réactions émotionnelles
    Les rascettes de Vénus: trois lignes généralement autour du poignet; chacune d’elles représente 30 ans de bonne santé.
    Les lignes d’attachement: sous l’auriculaire, elles peuvent indiquer le nombre de « grandes histoires d’amour » ou indiquer le nombre d’enfants.

  • Les bonnes manières dans un coven ou dans un rituel de groupe

    Les bonnes manières dans un coven ou dans un rituel de groupe

    (Merci à Errata pour la traduction, pour Esoterika)

    Si vous vous apprêtez à participer à un rituel public, ou si vous débutez tout juste, et que vous vous demandez ce qui est bien et ce qui ne l’est pas, jetez un œil aux remarques suivantes. Ce sont des choses pleines de bon sens qu’il est bon de garder en tête.

    1. Ne considérez jamais que vous êtes invité à un rituel ou à un rassemblement non public simplement parce que votre ami est invité. Arrangez-vous pour que votre ami appelle les responsables du groupe pour leur demander de vous accepter ! (Ou appelez vous-même !)
    2. Quand vous participez à un rituel mené par un groupe duquel vous n’êtes pas membre, demandez d’abord ce qui va se dérouler. S’il y avait quelque chose dans l’explication ou dans la disposition du site du rituel qui vous trouble, ne participez pas au rituel, tout simplement.
    3. Demandez à la (les) personne(s) officiant un rituel la permission avant de placer quoi que ce soit sur le site du rituel, ou de porter des habits ou des outils qui pourraient être considérés comme inhabituels, ou encore d’ajouter votre propre énergie au rituel.
    4. Ne dépassez jamais la limite du cercle rituel. Au besoin, demandez à un des officiants du rituel de vous ouvrir une porte dans ce cercle, si vraiment et absolument vous devez sortir.
    5. Ne faites pas de commentaires sur le rituel, ses leaders ou le volume ou la qualité de l’énergie dégagée durant le rituel à moins que le leader vous demande votre opinion sur ce sujet. Économisez vos remarques pour vos amis, en privé, une fois que le rituel est clôturé.
    6. Végétariens, végétaliens, carnivores stricts, diabétiques, et tous les autres avec des préférences alimentaires très spécifiques : personne ne va s’inquiéter si vous demandez calmement et gentiment « Quel plat contient de la viande/du sucre/des épices, etc. » Quand vous organisez un repas pour des groupes wiccans/païens, il est vivement recommandé de prévoir des plats végétariens, sans sucre, doux, etc. Dans tous les cas, que ce soit dans le contexte d’un rituel ou non, prévoyez toujours une alternative aux boissons alcoolisées.
    7. Bien que les gens soient de moins en moins secrets en ce qui concerne leur appartenance à un groupe païen, il n’est jamais permis de forcer le « coming out » de quelqu’un. N’appelez jamais un ami ou une connaissance par son nom païen, et ne mentionnez jamais sa participation dans une situation profane. C’est également assez déplacé – et un symptôme d’escalade sociale – d’appeler quelqu’un par son nom profane dans une situation païenne. Ça me rappelle quelqu’un appelant John Wayne « The Duke » à un bar local.
    8. Que vous buviez, vous droguiez, ou soyez impliqués dans d’autres attitudes similaires est uniquement votre affaire. Il est incorrect d’encourager d’autres individus à un tel comportement. La majorité des groupes païens sérieux n’accepte absolument personne sous l’influence de drogue ou d’alcool dans la pratique de rituel. Ne vous sentez pas offensé si vous êtes refusé pour ces raisons. Si vous prenez des drogues psychotropes pour raisons médicales, il serait utile d’en parler avec l’officiant(s) du rituel, de manière à ce qu’ils puissent comprendre, et vous conseiller s’ils pensent que le rituel aurait des effets néfastes pour vous.
    9. Bien que la majorité des Païens/Wiccans aient moins de 40 ans, et soient en raisonnablement bonne condition physique, n’assumez jamais que c’est le cas de chacun. Les rituels et réunions doivent être préparés de manière à ce que les personnes avec des problèmes physiques n’en soient pas totalement exclues. Particulièrement dans les rituels, soyez conscient que beaucoup plus de personnes que vous le pensez ont une mobilité réduite. Les rituels en groupe devraient avoir lieu dans des endroits facilement accessibles, et il peut être bienvenu de prévoir une place à l’abri pour ceux qui ne participent pas aux danses, pour s’asseoir ou rester debout. Soyez attentif à tous ceux qui pourraient apprécier un coup de main. Aidez-les à trouver un endroit qui minimalise les déplacements – jusqu’au site du rituel, les sanitaires, le réfectoire, etc. Aidez-les à s’installer. Ne les faites pas sentir malvenus – la plupart des personnes handicapées travaillent bien plus hardiment sur leurs compétences magiques, et peuvent être capable d’ajouter une bonne part à puissance de vos rituels ainsi qu’au succès de vos réunions.
    10. Dans n’importe quelle réunion, soyez respectueux. En particulier, veillez à rester calme après minuit. Personne ne s’en fait de si vous et d’autres désirez rester éveillé toute la nuit à parler ou autre. Mais cela risque de poser un problème si vous vous mettez à parler et rigoler fort et/ou tambouriner… Les personnes responsables d’une réunion doivent prendre la responsabilité de maintenir le niveau sonore assez bas dans au moins quelques chambres/zones de repos, et les définir comme zones calmes.
    11. N’allez pas croire que vous connaissez la vraie, seule et unique voie ! Même si vous avez vraiment la conviction que quelqu’un d’autre fait quelque chose de « faux », « incorrect » ou « noir », ou quoi que ce soit, n’en parlez pas. Il est tout à fait permis d’interdire la participation aux activités à ceux avec lesquels vous ne vous sentez pas à l’aise. Ce n’est cependant pas acceptable d’émettre l’idée qu’ils ne devraient pas faire ce qu’ils font. Ceci ne signifie pas que si vous avez connaissance d’activité criminelle de la part d’un soi-disant Païen/Wiccan, vous ne devez pas le dénoncer. Nous devons être responsables pour corriger nos actes.
    12. Le paganisme est glorifié de par sa diversité. Alors s’il vous plait, n’exprimez pas de jugements arbitraires. Que vous aimiez ou non les noirs, les indiens, les homosexuels, les femmes, les hommes ou autre, c’est votre problème. Si vraiment vous ne vous sentez pas à l’aise pour participer à un rituel qui n’est pas mené en accord avec les traditions que vous suivez, ou si vous ne pouvez rester de compagnie agréable avec un groupe que vous désapprouvez, restez simplement chez vous.
  • L’adoration des chats en Égypte

    L’adoration des chats en Égypte

    Les chats ne furent jamais autant adorés qu’en Égypte. Il est difficile de savoir à partir de quelle époque leur culte débuta, mais ils étaient déjà adorés pendant la Première Dynastie (leur déesse mère se nommait Maldet). Chose sûre, le culte de Bastet s’écoula de 3 200 avant J.-C. jusqu’au quatrième siècle après J.-C. (c’est à cette époque que Théodose 1ᵉʳ interdit les pratiques païennes). Un bref calcul nous donne un règne d’environ 3 500 ans ! Pendant les deux premiers millénaires de son culte, elle eut d’abord l’aspect d’une lionne, puis vers 1 000 avant J.-C., elle adopta l’aspect du chat.

    Le culte des chats frôle l’adoration, voire l’idolâtrie ; des cités leur étaient dédiées, des lois les protégeaient, ils avaient même un endroit sacré où les enterrer. Considéré comme un animal sacré et comme le symbole vivant de la déesse Bastet, il était interdit d’exporter les chats. Plus gravement, il était absolument interdit de les blesser et tuer volontairement un chat équivalait à la peine de mort. Hérodote aurait même rapporté qu’il était plus grave de tuer un chat qu’un être humain.

    Lorsqu’un chat arrivait au terme de ses neuf vies, la famille possédant le chat entrait dans une grande période de deuil total. Traditionnellement, ils se rasaient les sourcils, signe de tristesse et de respect envers l’animal mort. La cérémonie d’embaumement était certainement aussi importante que pour l’embaumement des humains : divers onguents et drogues, huiles aromatiques, épices. Le corps était ensuite enroulé dans diverses couches de lin de très bonne qualité (si la famille était riche, si elle était pauvre, on se contentait d’utiliser du lin de moindre qualité). Les couches de lin étaient disposées en motifs compliqués. Puis, on plaçait sur la face un masque fait de papier-mâché ou de bois. Ce masque était ensuite recouvert d’autres couches de lin qui elles étaient peintes ou finement décorées avec de l’or. Le corps momifié était finalement mis dans un sarcophage recouvert de bijoux. Pour accompagner le chat dans l’au-delà, on plaçait à ses côtés, de la nourriture, du lait et même des souris momifiées. Pour les chatons, on utilisait des sarcophages de bronze.

    Finalement, des funérailles complètes se déroulaient avec des rites sacrés. Le chat était soit enterré dans le tombeau familial, dans le cimetière local de la ville (où les rites de Bastet étaient religieusement suivis) ou dans la Nécropole de Bubastis. Le nombre de chats momifiés est évalué à plus d’un million.

    Bubastis est sans aucun doute la ville la plus importante où un culte félin eut lieu. Un temple de granite rouge était érigé et à l’intérieur se trouvait une statue de Bastet assise sur son trône. À ses pieds, des prêtresses déposaient des fruits, du miel, de la viande et des huiles exotiques. Dans les murs du temple, un grand nombre de chats, tous parés de bijoux (colliers, boucles d’oreilles et boucles de nez) ronronnaient et étaient considérés aussi sacrés que la déesse elle-même. À Bubastis se trouvait également la Nécropole de Bastet, où des milliers et des milliers de sarcophages félins étaient enterrés.

    À chaque printemps, plus d’un demi-million de personnes se réunissaient à Bubastis pour célébrer le festival de Bastet. Aussi étonnant que cela puisse être, son festival était le plus célèbre et le plus connu de tous les festivals égyptiens. Les gens faisaient le pèlerinage en bateau et venaient recevoir la bénédiction de la déesse puis allaient fêter dans les rues. C’était un festival de joie, de gaieté, on dansait et on chantait. À la Nécropole, un énorme rituel prenait part avec près de 100 000 chats momifiés.

  • Lilith

    Lilith

    Lilith est la Femme-Chouette Divine et la « bad-ass chick », le symbole de la séduction et la représentation de la tentation féminine et de la Lune. Lilith est la Déesse ailée au teint pâle des rêves érotiques. Elle est le symbole des plaisirs interdits et de la sorcellerie. Est-ce si surprenant qu’elle soit si populaire de nos jours ?

    La représentation visuelle la plus connue de Lilith est celle d’une œuvre d’art de la région sumérienne, datée d’autour 2000 ans avant J.-C. Elle est représentée en femme ailée avec des griffes aux pieds, debout sur deux lions, faisant face dans des directions opposées et entourée de chouettes.

    Généralement, Lilith est liée à la mythologie des sumériens, des babyloniens et aux cultures hébraïques. Chez les babyloniens, on la nommait Lilitu ; chez les sumériens, Belit-illi ou Belili. Un manuscrit sumérien la nomme comme Lilith et la décrit comme étant une Vierge, « La main d’Innana ». Lilith serait envoyée par Innana pour amener les hommes au temple. Dans la mythologie hébraïque, elle est connue comme étant une chouette au cri strident ou comme une vieille tourmentée. Lilith était la première épouse d’Adam et elle aurait demandé l’équité dans la relation. Lorsqu’elle a refusé de se soumettre à lui, Adam se serait plaint à son créateur. Lilith, exaspérée, aurait prononcé le nom caché de Dieu et se serait envolée pour retourner chez elle, dans la mer Rouge. Ève, beaucoup plus douce, fut créée pour prendre sa place.

    Lilith est aussi associée à la Reine de Saba et, en France, à l’époque médiévale, elle était connue comme La Reine Pedauque. Elle aurait appris à voler la nuit avec ses douze filles, les Lilims. Ensemble, elles hantaient les hommes dans leur sommeil.

    Pour les païens et sorcières modernes, Lilith est la patronne des sorcières et la Déesse de la Lune décroissante. Lilith fut décrite par l’auteur Doreen Valiente (ABC of Witchcraft) comme étant une sorcière attrayante, une vampire d’une beauté exemplaire et une femme fatale. Lilith représente le désir, le plaisir et l’amour sexuel — pas pour la reproduction, mais bien seulement pour le plaisir. Mis à part son lien évident avec la sexualité, elle représente la sagesse, le renouveau, l’égalité des sexes, le pouvoir féminin et l’indépendance. Elle est un modèle très puissant pour les femmes et, tant que nous nous rappelons que la sexualité (comme la Magie) ne doit jamais être utilisée pour blesser ou contrôler une autre personne, nous pouvons utiliser l’énergie de Lilith pour améliorer nos vies et nos relations.

    Les animaux sacrés de Lilith sont la chouette et le lion. La Magie et la médecine de la chouette a un lien intéressant avec Lilith. La chouette vole très silencieusement, donc est la représentation des secrets, de la sagesse et du silence. Elle attaque ses proies silencieusement, tout comme Lilith. Les gens qui portent un totem représentant la chouette développent leur clairvoyance et ce totem amène ces gens à détecter ce que d’autres veulent garder caché.

    La clairvoyance de Lilith

    Les gens qui se sentent près de Lilith expérimentent souvent des « visions de la chouette », recevant des images de personnes et d’endroits. Apprendre à contrôler cette clairvoyance, pour ceux et celles qui sont nés avec, demande beaucoup d’efforts et de discipline. Être clairvoyant, même si cela peut être très utile, n’est pas toujours une partie de plaisir — plusieurs de ces visions peuvent être accablantes et perturbantes. Lorsque j’étais jeune, je ne pouvais pas serrer la main d’une autre personne sans avoir une série de visions et d’émotions. Je n’avais aucun bouclier ni méthode pour bloquer ces émotions. Lorsque j’ai pris la décision de ne plus toucher personne, les personnes autour interprétaient ces actions négativement, comme si j’étais condescendante ou distante. Ce n’est qu’en vieillissant que j’ai appris certaines méthodes pour me protéger.

    Par exemple, le fait d’apprendre à travailler avec la « médecine de la chouette » fut d’une grande aide. La chouette voit tout, mais elle est aussi assez brillante pour demeurer immobile tout en surveillant et en attendant. De plus, le fait de travailler avec l’énergie de la « Dark Godess » (Déesse de l’ombre) m’a appris la valeur de l’acceptation de soi. Si vous avez besoin d’apprendre à vivre avec vous-même, Lilith peut alors être une alliée très puissante.

    Si vous planifiez de travailler votre Magie avec Lilith, voici ses correspondances :

    Planète : Saturne
    Phase lunaire : décroissante
    Huile : Patchouli (aussi un excitant sexuel pour les hommes)
    Plantes : Lys, saule et roses rouges.
    Animaux : Chouettes et lions
    Pierres : Cornaline pour le désir et le rubis pour le pouvoir.
    Couleurs : Rouge, noir (pour les chandelles ou la lingerie)
    Un rituel psychique de Lilith

    Allumez une chandelle blanche et une chandelle noire, pour l’équilibre. Sortez votre jeu de tarot ou tout autre outil de divination et placez-le entre les deux chandelles, tout en demandant à Lilith de vous tenir compagnie. Dites:

    Lilith, femme sage et en avance sur son temps,
    Aide-moi maintenant à interpréter les symboles et les signes.
    J’appelle la chouette pour la connaissance,
    Que je sois béni par la vérité et par les visions.
    Avec sagesse, ma dame, aide-moi à voir l’inconnu,
    Avec force, Lilith, aide-moi à accepter ce qu’il m’est donné à voir.

    Méditer pendant quelques minutes et faites vos exercices de divination. Rappelez-vous de remercier Lilith pour son aide lorsque vous avez terminé.

    D’une autre part, si vous voulez tout simplement mettre du piquant dans la chambre à coucher avec votre partenaire, Lilith est votre meilleur pari ! Cependant, soyez avertis, elle a un sens de l’humour tordu. Invoquer Lilith pour ajouter du piquant à votre vie sexuelle fonctionne très bien, mais vous pourriez vivre un lendemain de veille magique (trop de consommation magique). Un petit prix à payer, mais ne dites pas que je ne vous ai pas averti.

    Dites cette invocation :

    Lilith, Déesse de la nuit, apprends-moi à aimer et à être sage,
    Dirige-moi sous la lLune noire et à naviguer à travers les cieux.
    Donne-moi les dons de l’amour et de la séduction, passion et désir,
    Comme je le veux, que nul soit blessé.
    Par le pouvoir de l’air, de l’eau, de la terre et du feu.

    Invoquez Lilith lors d’une soirée agréable, pour vous faire sentir plus sexuel et plus attirant. (Entre la carrière, les enfants et le foyer, une femme se doit d’avoir plus d’un truc caché dans sa manche de sorcière.) Allumez les chandelles. Préparez l’encens de patchouli. Vous pouvez même ouvrir une bouteille de vin et déposer des pétales de rose sur les draps. Demandez à Lilith de vous accompagner et ensuite faites la course vers la chambre à coucher. Vivez un moment « Lilith » !

    Traduit par Isahée Rowan, texte original par Ellen Dugan publié dans Llewellyn’s Magical Almanac 2003
    Référence : The Lilith Shrine

  • Mythes, Archétypes, et Fantasy dans la Wicca

    Mythes, Archétypes, et Fantasy dans la Wicca

    Texte original © Merlyn Traduction/adaptation Anti© Amorgen Dubhart

    Notes du traducteur : cet article est originellement constitué de quatre parties et s’intitule : « Roots of Wicca. ». L’auteur s’intéresse au fort développement de la Wicca aux USA et essaye de déterminer quelles sont les racines de la Wicca aux States. L’article 1 présente la wicca de Gardner et la Sorcellerie de campagne américaine, l’article 2 l’influence des sociétés occultes telles la Golden Dawn et l’OTO, l’article 3 fait le point sur les apports maçonniques, la théosophie et les philosophies asiatiques, l’article 4 est le suivant.

    Introduction.

    Durant la première moitié du XXᵉ siècle, le psychanalyste Carl Jung, a étudié le monde de notre conscient et de notre inconscient. Jung considérait la recherche d’expériences religieuses significatives comme la force directrice de la psyché humaine. Il a aussi exploré le concept des Dieux et Déesses en tant qu’archétypes. La littérature de SF et de Fantasy ont connu un développement grandissant outre-atlantique. Des romans situés dans des sociétés païennes du passé ou des utopies futuristes, ont conduit un certain nombre de personnes à explorer les traditions néo-païennes et Wiccanes. Par exemple, les travaux de Robert Heinlein, Marion Zimmer Bradley, Starhawk, Katherine Kurtz vont être brièvement présentés. Ces auteurs et bien d’autres nous présentent des histoires ou le paganisme passé ou futuriste est vu avec optimisme et humanisme.

    Psychologie Jungienne – Où quand les Dieux n’existent que dans nos têtes

    Dans son essai Drawing Down the Moon, Margot Adler écrivait qu’une grande partie de la défense moderne du polythéisme venait de psychologues jungiens, qui ont longtemps exposé que les dieux et déesses des mythes, légendes et contes de fées, représentent des archétypes, puissances et potentialités ancrés profondément dans notre psyché. Un certain nombre de néo-païens voient les Dieux en termes jungiens. Par exemple, Adler cite Gwydion Pendderwen, un barde Feri bien connu, qui disait que « Les dieux sont réellement des composants de notre psyché. Nous sommes les Dieux. » Jung a examiné le rôle des archétypes, développé le concept anima/animus (le côté féminin ou masculin non révélé en nous) et croyait que nous devions explorer notre côté obscur pour parvenir à la réalisation ou « individuation ». Il définissait l’individuation comme l’aboutissement provenant de l’acceptation de notre côté obscur. Pour Jung, la psyché est composée du conscient et de l’inconscient. L’inconscient collectif est une part de notre psyché qui est universelle et partagée entre tous les individus. Au début du XXe siècle, quand il étudiait la médecine en Suisse, Jung s’est intéressé à l’occulte. Lors de ses recherches, il a rencontré une médium spirite, Mademoiselle S.W. et lu un certain nombre d’ouvrages occultes. Il a ensuite appliqué une terminologie psychologique au contenu des enseignements de ces occultistes et mystiques. La décennie suivante, il a aussi étudié l’Alchimie, en tentant de comprendre le symbolisme alchimique tracé par une de ses patientes, Kristine Mann.

    En 1917, Jung a écrit Seven Sermons to the Dead, qu’il a attribué à Basildes d’Alexandrie, un écrivain gnostique vivant à Alexandrie au début de l’ère commune. Il y a développé l’importance de l’acquisition de la connaissance (Gnosis) avec son concept d’individuation. Cet ouvrage ainsi que d’autres œuvres mystiques de sa plume à la même époque résument ces idées créatives (Cf. Stuart Holroyd / The Elements of Gnosticism).

    Le panthéon grec comme personnification des archétypes jungiens est le sujet de deux livres populaires, Godesses in Everywoman (1984) et Gods in Everyman (1989) par Jean Shinoda Bolen, une psychiatre Jungienne. Dans A foreword to Goddesses, Gloria Steineim a écrit que « nous imaginons Dieu et nous le/la dotons des qualités dont nous avons besoin pour survivre et évoluer ». D’après Bolen, ces schémas intérieurs puissants, ou archétypes, peuvent expliquer les différences majeures observées dans les comportements féminins. Les déesses expriment les Schémas potentiels des psychés de chaque femme. Différents archétypes sont actifs en chaque femme à une période donnée. La Grande Déesse des temps anciens est un archétype puissant présent dans l’inconscient collectif. Les stéréotypes associés aux femmes sont basés sur des images positives ou négatives d’archétypes de déesses, à travers le prisme de notre culture. Des exemples peuvent inclure Perséphone comme la jeune fille, Héra comme la femme jalouse, Déméter comme la mère et Aphrodite comme la tentatrice.

    Pendant son travail, Bolen a aussi rencontré des hommes identifiant une part d’eux-mêmes avec une déesse spécifique. À l’inverse, il y a aussi des dieux en chaque femme. Les dieux et déesses grecs représentent de nombreuses qualités de la psyché humaine qui peuvent être exprimée par un individu, sans tenir compte du sexe.

    Les dieux grecs personnifient certains des archétypes comme suit : Apollon, l’ambitieux, le rationnel, le modéré. Héphaïstos, l’artisan habile et l’introverti. Hermès, le guide intérieur, la voix et la source de la sagesse « hermétique ». Dionysos, le dieu de l’éternelle jeunesse, de l’extase (de nombreuses rock stars ont parfaitement incarné cet archétype, parfois avec une issue tragique …) Jung peut aider à faire de notre imagination une étude académique respectable et sa vision des dieux comme archétypes, a été adaptée par de nombreux néo-païens.

    Mythes, Légendes et Fantasy dans les fictions païennes.

    Les mythes (anciens et modernes) sont des histoires héroïques considérées par la plupart des gens comme n’ayant jamais existé. Ce qui ne veut pas dire que les mythes sont « faux », mais seulement que pour les comprendre, nous devons séparer leur vérité métaphysique de la réalité, comme le disait Margot Adler. Mythes et contes de Fées décrivent des archétypes de la culture populaire. Les légendes sont des histoires qui ont des bases historiques ou qui pourraient avoir été vraies. Le temps passant, ces histoires ont été embellies. Les nombreuses légendes arthuriennes sont un bon exemple de la manière dont un peu de fond historique et beaucoup d’imagination sont combinés pour produire des légendes vivaces. Selon Margot Adler, la Science Fiction et la Fantasy sont plus proches de nous que d’autres types de littérature, en explorant systématiquement l’acceptation de comportements divers, car leurs mondes sont moins liés par des tabous politiques, sexuels, et raciaux. « Quand quelque chose peut être vrai à un moment donné, quelque part, il ne peut pas y avoir d’hérésie ». Robert Scholes a écrit ceci dans un essai sur la SF, cité par Adler.

    Robert Heinlein inspire une religion néo-païenne.

    La « Church of all worlds » (CAW) est un groupement néo-païen qui a une histoire unique, car ses origines sont basées sur les idées d’un livre de SF de R.Heinlein, Stranger in a Strange Land, et deux romans : Atlas Shrugged et The Fountainhead par Ayn Rand un auteur pro-capitaliste et anti-environnement populaire au début des années 60. L’origine de la CAW remonte à 1961, quand un groupe de lycéens dont Lance Christie ont commencé à discuter des livres d’Ayn Rand. Quand Christie vint au Missouri au Westminster Collège, il monta un groupe informel pour explorer les concepts d’Abraham Maslow. Plus tard, le groupe, incluent un nouveau compagnon nommé Tim Zell, découvrit le livre de Heinlein, Stranger in a Strange Land. C’est l’histoire de Valentine Michael Smith, né sur Mars de parents terriens et élevé par des martiens. Smith revint sur Terre et se sentit comme un alien sur sa propre planète. Il fonda donc la Church of All Worlds, organisée en sous-groupes nommés « nids » enseignant l’accomplissement de toutes choses et êtres. Dieu est présent en toutes choses, enseigne Smith et les membres de la CAW se saluent par « Thou art God », une salutation bien païenne en effet.

    En 1967, Zell fonda sa propre version de la CAW, qui s’est progressivement transformée en une religion néo-païenne comme elle abandonnait les idées d’Ayn Rand, qui haïssait passionnément toute forme de révérence pour la nature et l’expression religieuse. À la fin des années 60, la CAW était le premier groupe écologiste à appliquer le mot païen pour lui même, et à aider à définir le païen moderne comme un amoureux défenseur de la Nature. Plus tard, Tim (appelé ensuite Otter) Zell a commencé à écrire à propos de la Terre comme une déité, un organisme vivant appelé Gaïa. L’idée devint le mythe central de la CAW. Officiellement la CAW n’a pas de credo, mais une version de l’hypothèse Gaïa est acceptée par la plupart de ses membres.

    Starhawk : The fifth Sacred Thing

    Dans ce roman, Starhawk, auteur païenne connue pour ses nombreux ouvrages sur la Wicca (dont le célèbre The Spiral Dance) décrit à la fois les avantages, voire les « délices » d’une future société païenne non-violente et les périls que celle-ci devrait affronter en essayant de survivre dans un monde peuplé de gouvernements hostiles, projections futuristes du danger mondialiste.

    Marion Zimmer Bradley : The Mists of Avalon.

    Marion Zimmer Bradley (photo) réécrit la légende d’Arthur du point de vue de Morgane. Geoffrey Ashe, un historien arthurien renommé, a noté que MZB a créé une nouvelle mythologie à propos du roi Arthur. Je connais deux femmes, ayant dit que la lecture de l’ouvrage de MZB les a amenées à la Wicca. Indubitablement, de nombreuses personnes furent amenées à se renseigner ou chercher des informations sur une religion orientée vers la Déesse, après la lecture des Brumes d’Avalon.

    Autres exemples :

    The Clan of the Cave Bear * par Jean Auel : ambiance préhistorique et religion matriarcale.
    In the heart of the Fire de Cerridwen Fallingstar : Aventures païennes au temps des bûchers…
    The Moon Under Her Feet de Clystra Kinstler présente l’histoire de Jésus du point de vue de Marie-Madeleine. Dans cette version, Marie-Madeleine n’est pas une prostituée, mais une Grande Prêtresse.
    Lammas Night de Katherine Kurtz : ou l’histoire du grand coven réuni pour lutter magiquement contre l’invasion des Îles Britanniques par les allemands durant la Seconde Guerre mondiale. Dans cet ouvrage, Kurtz explore deux légendes wiccanes modernes, la réunion d’un grand coven en 1940 et les relations entre la Royauté et la Sorcellerie (Les rois d’Angleterre seraient des initiés).

    Ajout du traducteur : Cat Magic de Whitley Strieber. Où une communauté païenne (wiccane) lutte pour survivre contre les attaques d’une secte fondamentaliste protestante. Ce que j’ai particulièrement apprécié dans cet ouvrage c’est la vision de la Wicca qui n’est aucunement idéalisée, et qui contient sa part d’obscurité.

    Conclusion du traducteur : Certaines organisations païennes publiques sont assaillies de demandes de renseignements d’adolescents concernant la sorcellerie depuis la vogue des Harry Potter, Sabrina, Charmed, Buffy etc. Si ces fictions littéraires ou télévisuelles véhiculent souvent une image positive de certains aspects du néo-paganisme, ils n’en présentent hélas qu’une version marketing, édulcorée et superficielle. Ce genre de publicité dans le but avoué de faire de l’argent, ne peut que desservir à long terme la communauté païenne, mais cependant, je préfère acheter à ma fille la baguette de Harry Potter que le flingue de Terminator ou la énième Barbie-Pétasse…

    Concernant les archétypes de Jung, c’est tout à fait satisfaisant pour des païens/wiccans qui tentent d’expliquer leur voie dans une soirée mondaine. Comme le dit l’auteur, c’est tout à fait académique, et donc politiquement correct… Je crois sincèrement que l’apport des théories de Jung a beaucoup contribué au développement de la wicca. Très peu de néo-païens sont polytheistes stricto-sensu, mis à part peut-être les asatruars.

    * Note d’Asa :The Clan of the Cave Bear, en français le Clan de l’Ours des Cavernes, fait partie de la saga Les Enfants de la Terre.

  • Wicca : incohérences, contre-vérités historiques, affabulations

    Wicca : incohérences, contre-vérités historiques, affabulations

    Pour être tout à fait objectif en ce qui concerne la Wicca, y compris la tradition gardnérienne, il est intéressant de noter que la plupart des erreurs historiques sont colportées par les wiccans eux-mêmes, initiés ou non.

    À l’époque de la création de la Wicca, on peut penser que Gardner était sincère dans sa synthèse des travaux de Murray, Leland ou Graves. On sait maintenant que les théories de la survivance d’un culte païen organisé ne sont pas validées par l’histoire. Le fameux coven de New Forest où Gardner a été initié, ne pratiquait probablement pas la Wicca au sens donné ensuite par Gardner, puisqu’il a éprouvé le besoin de remplacer le matériel manquant par ses propres créations, celles de Crowley, puis Doreen Valiente. Ce fameux coven devait pratiquer une sorcellerie « rurale ».

    Ce qui est plus gênant, c’est que ce mythe de l’antiquité de la Wicca, a ensuite été soigneusement entretenu par des auteurs wiccans renommés. Pour quelle raison ? Je suppose qu’ils savaient pertinemment que cette pseudo-filiation historique aiderait à vendre leurs livres. Ils n’ont fait qu’écrire ce que les gens souhaitaient lire. Je pense notamment aux ouvrages de Raymond Buckland, qui non content d’avoir inventé une pseudo-tradition historique (seax wicca) a aussi une fâcheuse tendance à s’autociter en permanence, et à colporter le mythe du temps des bûchers. Il n’est pas le seul, mais historiquement un des premiers à s’être étendu sur le sujet. Il a aussi inventé la « pecti-wicca » et s’est affublé d’une filiation gitane afin de légitimer ses livres ultérieurs.

    Dans un autre style, Raven Grimassi fait la même chose à propos de la Strega, tradition « historique » sorcière italienne. L’Europe est loin des USA et il est commode pour certains auteurs de s’attacher une filiation européenne sorcière pour asseoir la crédibilité de leurs ouvrages. Scott Cunningham s’est approprié le panthéon hawaïen dans sa « do it yourself » wicca, et bien d’autres auteurs mélangent allègrement mythes et réalité en faisant sciemment passer le tout pour de l’histoire.

    Il est indéniable que des pratiques sorcières soient présentes dans toute l’Europe, il est aussi indéniable que l’on trouve des survivances païennes dans bien des éléments folkloriques. Mais un culte organisé et matriarcal, cela n’a jamais été prouvé historiquement pour l’instant. Les travaux de Marija Ginbutas, pour intéressants qu’ils soient, non jamais pu non plus asseoir définitivement la thèse d’une civilisation matriarcale précédant les invasions indo-européennes. La théorie est séduisante, mais en l’état actuel des choses, elle reste une théorie.

    Toute tradition a besoin d’un passé légendaire et de mythes fondateurs, le problème survient lorsqu’en dépit de l’histoire on veut faire passer la légende pour la vérité historique. Nos ancêtres adoraient la nature parce qu’ils en avaient une trouille bleue, et qu’il fallait se concilier ses faveurs, pas pour des préoccupations écologiques qu’ils auraient été bien en peine d’éprouver. N’allons pas jusqu’à plaquer nos croyances sur ce que pouvaient penser ou éprouver nos ancêtres.

    La crédibilité de la voie wiccane n’est donc pas uniquement mise à mal par les mièvreries des « fluffy bunnies » mais aussi par certains « ténors médiatiques » pour leurs propres intérêts et leur chiffre d’affaires chez l’éditeur. Il convient à chacun d’empoigner le balai de la sorcière pour balayer devant sa propre porte… Cela étant dit, cela n’entache en rien la validité initiatique de la Wicca, qui ne prétend pas répondre à toutes les énigmes de l’univers, mais plutôt dans la connaissance de soi mieux appréhender sa place dans celui-ci.

    Amorgen Dubhart

  • Pratiquer la magie sauvage

    Pratiquer la magie sauvage

    MAGIE SAUVAGE Par Kenneth Johnson © Traduction/Adaptation/Anti© : Amorgen Dubhart

    Il y a un passage merveilleux dans une des vieilles épopées du Roi Arthur. Il y est dit que quand les chevaliers de la table ronde commencèrent la quête du Graal, ils plongèrent dans la partie la plus épaisse de la forêt sauvage. Intelligents chevaliers. Ils savaient où trouver la magie. Mais ensuite, peut-être, ils se montrèrent moins clairvoyants. Après tout, nos contes de fées ne commencent ils pas tous un peu de même façon ?

    L’esprit-arbre, L’Elfe sauveur, la vieille Sorcière, où la fontaine magique, sont tous découverts quand les héros quittent leurs villages bien ordonnés, leurs vies sages, leur chemin tout tracé, pour entrer dans le Monde Sauvage. Peut-être est-ce simplement du bon sens que de considérer les chaos primaires de rocs, d’arbres et d’eau comme les plus puissantes sources d’énergie magique disponible. Dans de nombreuses traditions populaires et magiques, le monde est considéré comme le corps de la Terre Mère.

    Il n’y a donc pas à s’étonner que les arbres qui constituent sa puissante chevelure et les rochers qui constituent ses os, soient la source d’une telle magie. Qui que nous soyons, quelle que soit notre origine culturelle, tous nos ancêtres furent tribaux à un moment ou un autre et vécurent proches de la magie. Où que nous vivions actuellement, le Monde Sauvage n’est pas si loin, peut-être dans le parc naturel ou la forêt la plus proche. Il existe alors plusieurs façons de toucher du doigt cette magie du Monde Sauvage.

    Premièrement, comme la plupart des peuples traditionnels dans le monde, les Européens pré-chrétiens semblent avoir cru que la source du pouvoir shamanique se trouve entre le bas diaphragme et le milieu du ventre. Une fois que vous êtes dans les bois, portez votre attention sur ce point de votre corps. Ne vous préoccupez pas outre mesure de sa localisation exacte, c’est un peu différent pour chaque personne. Votre corps le trouvera pour vous, si vous portez simplement votre concentration à chercher la source primale de votre énergie interne. Gardez votre conscience à cet endroit, comme si c’était le centre réel de votre être.

    Une fois que vous avez fait cela, vous allez remarquer que les voies de l’énergie terrestre semblent vous traverser. Quand vous serez parfaitement concentrés, vous prendrez conscience de différentes « zones de pouvoir » dans la Terre. Quand vous avez trouvé un tel endroit, il y a quantité de choses que vous pouvez faire.

    Vous pouvez commencer par travailler avec les pierres et les rochers. La plupart, des simples cailloux aux plus gros rochers, possèdent un « soft spot » un endroit particulier où vous pouvez entrer en esprit. Utilisez votre intuition, vos yeux, et votre toucher pour trouver cet endroit particulier. Puis, en méditation, entrez dans la roche. La mémoire de la Terre est contenue dans les roches, ses os. S’il y a une rivière ou un lac, un étang, vous avez un merveilleux endroit pour laisser aller un peu de votre bagage émotionnel. Dans certaines chansons populaires européennes, les amoureux déçus sont fréquemment assis au bord d’une rivière ou d’un lac. Pourquoi ? Parce qu’on croit que l’eau lave nos émotions négatives et nous purifie. Laissez aller dans l’eau vos problèmes, et visualisez-les vous quitter définitivement.

    S’il y a une grande quantité d’arbres, vous serez capable de localiser ceux qui vous aiment. Placez votre dos contre un arbre, s’il vous aime, vous le sentirez. Puis, vous pourrez devenir un avec votre arbre. Ressentez son essence aller dans votre « centre de pouvoir ». Puis ouvrez les yeux. Avec un peu de chance vous verrez le monde avec les yeux de l’arbre. Enfin, vous pouvez simplement danser. Il n’y a pas de raison particulière à se trouver dans un lieu de pouvoir. Vous pouvez aussi bien danser, bouger sur votre musique intérieure et sur la musique du soleil et du vent. Les arbres et les rochers vont adorer.

    Note du Traducteur : En dépit de sa coloration new-age, cet article donne de bonnes pistes de travail en pleine nature pour le néophyte. Les choses les plus simples sont souvent les meilleures et une danse extatique en forêt sur la musique du vent est à mes yeux aussi magique que l’incantation séculaire et le rituel complexe d’un grimoire poussiéreux… Pour le travail avec les arbres, un conseil de lecture : L’enseignement de l’Arbre Maître de Mario Mercier aux éditions Albin Michel.

    Note sur l’Auteur : Américain, il a étudié les religions, il pratique l’astrologie et est l’auteur de nombreux livres dont : « Mythic Astrology » ; « Jaguar Wisdom » ; « Witchcraft and the shamanic journey »

  • Fluffy Bunnies : Wicca et petites fleurs

    Fluffy Bunnies : Wicca et petites fleurs

    Les fameux « Fluffy Bunnies », ces petits jeunes s’imaginant que la Déesse est toujours belle, que la Wicca c’est mignon et plein de petites fleurs et de jolis lapins, ne cessent de faire couler de l’encre… Voici un article traduit de l’anglais, et adapté, qui exprime le point de vue de Patience Silvertree à ce sujet.

    C’est un sujet délicat pour moi, pour tout un tas de raisons. Surtout parce que je suis déchirée sur le sujet. J’ai deux théories là-dessus :

    1. C’est une « manie ». Il y a eu pas mal de livres qui ont sorti depuis que j’ai commencé à m’intéresser à cela que je trouve « fluffy ». Par exemple, un livre que j’ai vu en librairie, l’autre jour, racontait « comment faire de votre petit ami un esclave d’amour », entre autres sorts tout frais. Tout ça me dit que c’est une mode. Il y a une nouvelle clique dans les lycées, de nos jours, qui n’était pas là quand j’étais moi-même au lycée. Ils vont très bien avec les goths, et ils se proclament « les sorcières ». Ils vous regardent de travers en faisant des gestes « kabbalistiques » et en vous jetant des sorts à distance. Ils sont nuisibles, et donnent une fort mauvaise image de l’Art. Ils portent des robes longues, d’énormes pentacles, des cristaux, des ornements de toutes les formes et de toutes les tailles, ainsi de suite et ainsi de suite. Je peux vous dire d’où ça vient. Dans le lycée, nous essayons de nous intégrer d’une façon ou d’une autre. Nous devons nous reconnaître de loin, nous identifier. Ainsi, à cet âge, tout est amplifié. Nous essayons tellement d’être des adultes dans une société qui nous rejette, que nous exagérons tout. Ils ne nous croient pas quand nous nous disons sommes assez vieux pour prendre quelques décisions importantes, alors nous essayons de prouver que nous sommes adultes. C’est un cercle vicieux ! Ils sont nouveaux et jeunes et essayent vraiment de faire de la Wicca leur religion. Peu importe si cela fonctionne ou pas, mais c’est à la mode, alors…
    2. Ce n’est une étape sur leur chemin. Car quand nous entrons dans l’Art, nous passons par différentes phases. Ils sont ainsi quand ils rentrent, tout en naïveté, et ils mûriront plus tard. Voilà les différentes phases que j’ai pu observer. Tout le monde ne passe pas par toutes ces phases, et tout le monde n’y passe pas dans le même ordre.

    Fluffy Bunny De Base 

    Tout est soleil, fleurs, chiots et lollipops. En tant que sorcière, j’accepte tout et n’importe quoi et ignore le fait qu’il y a des ombres. Quand quelqu’un me dit le contraire, je leur sors une phrase typiquement bunny-esque, du genre : « Vous êtes tellement négatifs !!! J’en suis désolée pour vous !!! ». La pitié renfermera le mécréant sur lui-même chaque fois. Si cela ne fonctionne pas, je le frappe avec mon nounours en peluche !

    L’Anti-Chrétien

    Ces chrétiens damnés ruinent tout ! Je les déteste, je hais ce qu’ils font, je déteste qui ils sont, et je les insulte dès que je peux ! Je les frapperais si je le pouvais, tous, même ceux qui seraient assez fous pour m’accepter tel que je suis !

    Celui Qui Sait Tout 

    J’ai 14 ans, je fais de la magie depuis 4 ans, comme on dit « je fais de la poterie ». Je suis expert dans tous les domaines ! N’essayez de me dire que les choses sont différentes que ce que je crois. Je vous mets au DÉFI de m’enseigner quoi que ce soit. Je sais tout, et tout ce que vous dites est faux, na ! * snirfl *

    Celui Qui Veut Tout

    Ok, je ne sais pas tout. Je ne sais rien ! Je dois recueillir autant d’informations que je peux! Je dois imprimer tout que je trouve sur le net, que ça me soit utile ou pas, et le mettre dans mon livre des ombres. C’est forcément vrai et exact, sinon ça ne serait pas sur le net, si ? Je n’ai pas besoin de réfléchir par moi-même pour savoir si tout cela est vrai ou faux, puisque c’est sur le net. Vite, je dois aller imprimer ceci ! Il pourrait disparaître demain, alors qu’est-ce que je deviendrais ?

    Le Mage Antiquaire

    J’ai recueilli trop d’informations, il est temps de faire le tri, mais je ne sais pas par où commencer. Les choses les plus anciennes sont forcément les meilleures. Par conséquent, quelque chose qui n’a pas été pratiqué par d’honnêtes paysans dans les années 1100 est bon à mettre à la poubelle. C’est ça, plus c’est vieux et meilleur c’est, et n’importe qui qui me dira le contraire en me bourrant le crâne de « Néo » paganisme et de « New » Age sera un idiot.

    Le Fatigué

    Vous ne valez rien. Vos parents ne valent rien, vos enfants ne valent rien, vous n’êtes que des sous-bouses. Nous sommes les créatures de l’autre espèce de saleté cosmique, et il n’y a rien que nous puissions y faire. Votre avis ne compte pas, et je vous déteste. Détestez-vous!

    Le fan de séries TV

    J’ai la même religion que Xena. J’ai pris mon rituel de dédication à l’épisode 263, mon rituel d’initiation à l’épisode 85, et mes meilleurs rituels sont tirés du livre officiel de la série : « Tout que vous avez voulu savoir Xena, mais avez peur de demander. » Xena est la vraie Déesse. Comment ça, « qui c’est ? » Vous ne connaissez pas Xena ? PAÏEN ! MÉCRÉANT !!!

    La Chienne

    Va te faire foutre. T’as pas idée de tout ce que j’ai enduré pour en arriver là. Je suis fatiguée de voir des gens se taper dessus avec des ours en peluche, et me dire que *moi* je suis négative. Je suis païenne, féministe, j’assume. Je n’ai pas d’autre choix que de vous accepter. Mais il y a une place pour nous en ce monde, alors, gare à vos fesses !

    La Féministe

    Je ne travaille qu’avec des femmes. Les hommes ne savent pas qui est la déesse. Ils sont trop stupides pour ça. Qui ça ? Le Dieu ? Foutaises. Il y a seulement, uniquement, La Déesse. C’est une religion pour FEMMES, okay ?

    L’Exhibitionniste

    Oh ma déesse ! Je porte seulement cinq pentacles aujourd’hui et deux cristaux. J’ai oublié mon cristal antique de « twiddler moonbeam » qui vibre quand quelque chose de négatif vient près de moi. Je ne vais pas pouvoir survivre aujourd’hui. Excusez-moi, je vais le chercher à la maison. Ma voiture a soixante autocollants de pare-chocs avec « Blessed Be » et « Fier d’Être Païen ». Je porte les robes longues rituelles pour travailler et je me promène à poil autour de la maison parce que je suis plus près de la Déesse de cette manière. Je le fais même avec les fenêtres ouvertes de sorte que chacun puisse voir ma fidélité. J’ai un collier avec un pentacle, des boucles d’oreilles, deux bracelets en pierres fines, une chaîne de cheville à clochettes, et six tatouages de pentacles sur mon corps. Je respire la dévotion ! Mon corps est un autel et je garde deux bâtons d’encens cachés dans mon trou de balle juste au cas où je serais incarcéré et ne pourrais pas pratiquer mon Art.

    Le Matérialiste

    Mon athamé m’a été remis par Lord Feather Twister, ma baguette magique était fabriquée à la main par un vrai Chaman dans les bois perdus du fond du Missouri. Il l’a faite avec son souffle mortel et une plume de Phoenix. Elle a une telle puissance qu’il se passe des choses dès que je touche un truc avec. Mon autel est fait à partir de bois qui a été récupéré de la Mer Morte et j’y ai répandu un peu de sang en sacrifice pour le rendre plus puissant. Je mélange moi-même tout mon encens, je fais pousser mes herbes magiques, et je fais même le charbon de bois moi-même. Mes robes longues ont par le passé appartenu à Gerald Gardner lui-même et le cristal que je porte autour de mon cou m’a été donné en héritage par une honnête sorcière de Salem juste avant qu’elle monte sur le bûcher.

    L’Ego / Héréditaire

    Je suis Madame Nightshadow, et j’ai été initiée au troisième degré par Gerald Gardner. Toutes les femmes du côté de ma mère étaient des sorcières et le livre des ombres qui est le mien se transmet depuis soixante-dix générations et il est véritable, VÉRITABLE ! Je crache à la gueule de tous ceux qui prétendent être de « vrais » sorciers, haha ! Moi, je SUIS vraie. Vous, vous n’êtes que des sorcières de supermarché !

    Le Réaliste

    Il y a beaucoup d’informations qui circulent sur le net. Tout n’est pas bon à prendre. Tous les païens ne sont pas bons, gentils, et tout ce qui est écrit n’est pas forcément vrai. Mais j’ai un esprit, et je vais m’en servir pour trier ce qui est trop fluffy, ce qui est carrément faux, et ce qui est valable pour moi.

    Le Chercheur

    J’ai fait mon chemin tout seul, et j’en ai tiré tout ce que je pouvais en tirer. Maintenant, je vais poursuivre ma voie avec d’autres chercheurs. La vie est une succession d’expériences intéressantes, et nous irons plus loin si nous nous mettons ensemble.

    Moi, dans l’ordre, j’ai été : Fluffy de base, Celle qui veut tout, Anti-chrétienne, Antiquaire, Exhibitionniste, Fatiguée, Celle qui Sait Tout, Chienne (il y a encore tout plein ! ;)), Réaliste et Chercheuse.

    Tout le monde a forcément déjà croisé ce genre de personnages sur son chemin. Qu’en faire ? Je les ignore. Si on me dit que je suis « négative » ou que « j’y connais rien », je les ignore, eux et leur nounours en peluche. Ce que je dis là peut être négatif, mais ce n’est pas aussi dur que ce qu’ils endureront quand ils sortiront de leur « lune de miel » où tout-est-beau-et-jeune-et-joli. S’ils sont sérieux, alors ils évolueront. Ils passeront par d’autres phases en cherchant à mieux se connaître et à mieux connaître leur voie, et par la suite, ils pourront regarder en arrière et rire de ce qu’ils ont été. Nous n’avons pas besoin de leur tapoter la tête en leur rabâchant nos sermons, c’est peine perdue ! La réalité se chargera de faire tout ça en temps voulu.

  • Rituels de chance pour Samhain

    Rituels de chance pour Samhain

    Sur Esoterika, on pense à vous en ces temps de crise économique… Samhain approche à grands pas, et nous avons compilé pour vous quelques sortilèges heureux pour vous attirer la bonne fortune pour l’année à venir 🙂

    Rituel de la terre de cimetière

    Obtenez neuf poignées de terre de cimetière, si possible lors de la prochaine nouvelle lune. Mélangez-les avec trois parts égales de soufre, de sel, et de poivre. Brûlez-en sur un charbon, comme pour un encens, le soir de Samhain. Improvisez une prière pour faire votre demande, et surtout, visualisez votre succès ! Répétez chaque fois que vous souhaiterez renouveler votre succès. Cette poudre devra être conservée dans un bocal hermétique, et peut se garder très longtemps.

    Pomme de chance d’Halloween

    À la nuit tombée, le 31 octobre, assurez-vous que chaque membre de votre foyer reçoive une pomme. On peut les récolter soi-même ou les quémander selon la méthode américaine du « trick or treat » consistant à faire du porte-à-porte pour demander des sucreries. Chacun devra manger une de ces pommes pour s’assurer une année de chance.

    Rituel des chandelles de chances pour Halloween

    Le 31 octobre à minuit, brûlez un nombre égal de bougies noires et orange. Laissez-les brûler complètement jusqu’à la fin pour recevoir une année de chance. Attention, ne laissez jamais se consumer des bougies sans surveillance !

  • Un banquet avec des fantômes !

    Un banquet avec des fantômes !

    Samhain approche ! Voici une manière surprenante de communiquer avec vos chers disparus, en ce moment propice. Souhaitez-vous diner avec Madame Blavatsky, Allan Kardec, Albert le Grand ? Invitez-les à diner ! Vous préférez peut-être partager un repas avec vos arrière-grands-parents ? Invitez-les aussi ! Ces banquets sont des repas rituels entre les vivants et les morts.

    Ces repas sont conduits en silence. Le service est assuré par les vivants, tandis que nos chers disparus sont invités à manger. Bien que ces repas puissent être servis à n’importe quel moment de l’année, ils coïncident traditionnellement avec Halloween / Samhain, alors que le voile séparant les vivants et les morts est le plus mince. Envoyez des invitations spécifiques, ou laissez-vous surprendre par des invités surprises…

    Un souper pour une personne

    • Dressez la table pour deux, ou plus, selon le nombre d’invités fantômes que vous attendez. Pensez à mettre des chaises pour eux, aussi ! Servez à manger dans chaque assiette, la vôtre comme celles de vos invités. Ne faites pas le moindre bruit jusqu’à la fin du repas. Pas un mot !

    Un souper pour deux

    • Préparez la table pour trois personnes ou plus, là aussi selon le nombre de personnes attendues. Là aussi, servez le repas pour les vivants comme pour les morts, en veillant à ce que chacun ait sa chaise et son assiette ! Encore une fois, ne prononcez pas un mot, et soyez attentif à ce qui se passe autour de vous. Lorsque le repas est terminé et la table débarrassée, vous pouvez tous les deux quitter la table, et partager vos expériences et votre ressenti.

    Un banquet extravagant !

    • Dressez votre table pour un banquet. Habillez-vous chic pour ce diner ! Dressez la table de la plus belle façon possible : belle vaisselle et argenterie, si possible. Assurez-vous qu’il y ait assez de chaises et d’assiettes pour tous, vivants comme morts. Même si c’est difficile, personne ne doit parler ! Ne vous servez pas vous-même. Chacun doit servir quelqu’un d’autre (ou désignez un convive pour tenir le rôle de serveur) pour être plus attentif aux besoins des autres invités. Lorsque le repas est terminé, la table débarrassée, la vaisselle lavée, et que les disparus sont présumés repartis, discutez de vos expériences, et de vos perceptions.
  • De l’origine des sorcières

    De l’origine des sorcières

    Le féminin ne sera jamais assez écrasé, car son pouvoir risque de resurgir. Là est le fantasme majeur, jamais déraciné, de l’ordre patriarcal. Ce qui expliqua l’obsession avec laquelle on a veillé à piétiner, à annihiler la sorcière.

    (Françoise Gange)

    Dès l’Antiquité, la société à domination masculine a établi toute une culture et des mythes autour de la féminité. Cette crainte de la femme dans l’histoire l’a souvent placée en victime, allant jusqu’à inspirer une telle peur qu’elle fut diabolisée. La sorcière est le « monstre » le plus réel que l’inconscient collectif ait su créer autour d’un être humain. Pourquoi ce mythe a-t-il entraîné à la mort tant de personnes tout en laissant un personnage qui inspire toujours ? Hier sur les bûchers, aujourd’hui sur les écrans, les sorcières n’ont cessé de hanter l’imaginaire occidental.

    La trace des sorcières depuis l’Antiquité

    C’est la déesse Diane qui pourrait être considérée comme la mère de toutes les sorcières. Les récits mythologiques lui étant consacrés la présentent comme proche de l’idée que l’on se fait actuellement des sorcières. Ainsi, dans la mythologie grecque, plus particulièrement dans l’histoire de Persée, mais aussi par la représentation des Moires dans les récits, il s’est créé un personnage de la sorcière lié à la femme.

    Les Moires, que l’on appelle les Parques en latin, sont celles qui déterminent le destin de chaque individu. Elles sont trois à fabriquer le fil de la vie, et distribuent à chacun, dès sa naissance, tôt le bonheur et le malheur de sa vie à venir. Clotho est la fileuse du fil de la vie grâce à sa quenouille. Lachésis est celle qui donne à chacun sa destinée, elle est la dispensatrice du Sort. Atropos est celle qui coupe le fil, qui a le pouvoir de la mort. Les Moires déterminent la vie de tous, et c’est ce qui sera reproché aux sorcières.

    L’origine des sorcières

    Les démonologues identifient la sorcellerie à un culte païen envers un dieu cornu, à un rite primitif rendu clandestin par l’Église catholique. Ce culte expliquerait l’existence d’adeptes croyants en une science de la nature, les sorciers et les sorcières. Les sorciers seront considérés comme des magiciens de par leur véritable connaissance des plantes et de leurs pouvoirs.

    Cette connaissance est liée à l’animisme qui reconnaît l’existence de forces cachées dans la nature pour les utiliser à son compte. Le magicien connaîtrait les phénomènes de la nature et ses mystères, et pourrait leur commander d’agir dans un but précis par des rituels qu’il serait seul à posséder. La sorcellerie est, selon un terme issu du vieux français,  » sorceler « , un moyen de créer des sortilèges. Les magiciens seraient donc les utilisateurs d’une magie rituelle pouvant être maléfique, une possibilité de nuire qui est condamnée dès l’Antiquité.

    Mais tout ce qui fait la différence entre les magiciens et les sorcières est la destinée de leurs âmes. La sorcellerie et sa pratique seraient effectives uniquement par l’établissement d’un pacte avec le diable. C’est la religion judéo-chrétienne qui accentua l’idée de la femme comme possible sorcière en faisant intervenir le démon.

    La sorcellerie sera donc le pivot des inquisiteurs dans la chasse hérétiques au Moyen Âge, l’Église chrétienne condamnant tous les actes surnaturels comme agissements du Diable à travers l’être humain, à l’exception des miracles considérés comme de la magie divine.

    Le pacte avec le démon

    Le pacte qui unit la sorcière et le diable est fondé sur l’échange d’éventuels pouvoirs occultes contre son âme, le bien le plus précieux de tout être. D’un point de vue religieux, on pensait à cette époque que l’âme survivait au corps mortel, la vie terrestre déterminant du salut du défunt dans l’au-delà. Cette croyance était fondée sur la crainte du jugement et, de ce fait, très respectée.

    Pour identifier une sorcière, les inquisiteurs cherchaient toujours à prouver l’existence de ce pacte avec le diable et non celle de Dieu. Il apporterait à la sorcière le pouvoir occulte qui ouvre les portes d’une connaissance pouvant répondre à toutes les demandes, y compris celles de richesse et de pouvoir de mort.

    Ce contrat laisserait, selon les inquisiteurs, une marque au passage démoniaque sur la peau par une zone insensible ou un dessin singulier semblable à une patte de crapaud. Cette marque dans la chair de la sorcière aidait aussi à justifier les accusateurs dans la recherche de la sorcellerie par l’hérédité.

    Les sorcières en tant que possibles jeteuses de sorts

    Dans les procès en sorcellerie menés par l’inquisition, il ressort qu’une majorité de femmes sont accusées et reconnues coupables. Les juges avançaient la possibilité que les femmes possédaient une prédisposition naturelle à la sorcellerie. Il ne faut pas oublier qu’à l’époque de la chasse aux sorcières, les femmes, d’un point de vue social comme religieux, ne représentaient que le sexe faible, même si elles étaient le pilier de la vie communautaire et familiale.

    Les sorcières vivaient, tant que rien ne leur était reproché (ce qui se passait le plus souvent par une simple dénonciation), paisiblement au sein de la communauté, où elles étaient assimilées aux sages-femmes et autres rebouteux. Mais, à la différence des guérisseurs, il existait une réelle volonté d’éloignement entre la sorcière et sa famille.

    Il était courant de penser que la sorcière pouvait invoquer et déchaîner des forces qu’elle-même ne contrôlait pas. C’est pour cela qu’une personne désirant consulter une sorcière se rendait le plus souvent au village voisin et non dans le sien, ce qui évitait tout problème, si les esprits invoqués se révoltaient. Les superstitions étaient donc le fonds le commerce des sorcières jusqu’à l’arrivée des inquisiteurs.

    Les prémices de la chasse aux sorcières

    La première trace concernant une histoire de procès en sorcellerie avec la volonté d’exécuter l’accusée date de 1100, cette affaire se produisit dans les Landes, à Saint-Sever. Ce récit nous est parvenu comme étant celui de la première sorcière qui ne brûla pas. Ce détail est important quand on sait que les documents établis lors des procès étaient pour la plupart brûlés avec l’accusée. Il était reproché à cette femme, accusée de sorcellerie, de mener une vie dite « mauvaise » ayant causé une mystérieuse épidémie mortelle. Cette sorcière fut reconnue coupable et condamnée au bûcher. Épargnée par les flammes, elle conserva la vie sauve et fut reconnue innocente.

    Cette histoire atteste de l’existence des bûchers, à Toulouse, en France. La terrible machine de la chasse aux sorcières était mise en marche. Les sorcières seront désormais pointées du doigt lors des périodes difficiles dues aux épidémies et autres catastrophes naturelles. À partir du XVe siècle, l’inquisition se montrera d’une rare cruauté et fera preuve d’un terrible acharnement à trouver des coupables à tout prix.

    Ce que l’on reproche aux sorcières

    Le pacte avec le diable et le pouvoir de mort que possédaient les sorcières seraient une atteinte à l’épanouissement d’une vie chrétienne exemplaire. Ainsi, la chasse aux sorcières menée par les réformateurs avait pour but réel de faire disparaître les croyances, les superstitions et le paganisme qui étaient tout liés de près ou de loin aux pratiques magiques.

    De plus, le pacte avec le diable étant considéré comme l’acte de rébellion ultime, la sorcière s’opposait à la volonté de Dieu d’un point de vue politique puisque la monarchie dont était issu le roi était un ordre hiérarchique construit autour du pouvoir divin. La sorcière, en plus d’être accusée de blasphème par le pouvoir religieux était aussi, au début de la chasse aux sorcières, accusée de trahison politique.

    C’est avec la notion d’une telle trahison que la chasse aux sorcières prit une telle ampleur, mais c’est aussi à cause de l’aménagement d’une justice particulière, liée à cette recherche de culpabilité, que les persécutions s’établirent.

    De plus, il ne faut pas oublier la croyance envers le doigt de Dieu qui voulait que les morts violentes des puissants du royaume soient le fait de la seule bonne volonté de Dieu. Hélas, les sorcières pouvaient, pensait-on, avoir ce pouvoir. Mais tous ces faits extraordinaires étaient seulement l’évolution d’une science bien réelle, celle des poisons. Les empoisonnements étaient courants, et toutes les personnes ayant une certaine connaissance de plantes étaient considérées comme suspectes, les sorcières sachant tout autant guérir par les plantes que tuer par celles-ci.

    La toxicologie des sorcières

    Il semblerait que les empoisonneuses aient hérité d’un savoir des plantes et des minéraux très élaborés, mais il faut aussi ajouter que les recherches alchimiques étaient bien souvent le fruit de multiples expériences. Le but de l’alchimie était philosophique, mais la chimie n’en était pas exclue.

    Les médecins étaient connus pour leurs affinités avec les alchimistes qu’ils employaient, ainsi que pour leur fascination pour les sciences obscures. Les sorcières avaient donc, pour certaines, une connaissance complexe des substances chimiques des plus abouties.

    La pharmacopée des sorcières ne servait cependant pas uniquement à tuer pour mieux justifier leur pouvoir de donner la mort, et toutes ces substances qu’elle détenait pouvaient aider à comprendre certains troubles commis ou subis par la jeteuse de sorts.

    Le vol des sorcières et autres réunions au Sabbat, avec les pires démons, était toujours le fait de substances extraites de plantes. La jusquiame, dont les graines, les feuilles ou les racines administrée à l’organisme en boissons, onctions ou vapeurs donnent des illusions douces, voire des rêves démoniaques selon la dose, justifiait l’existence du démon. La célèbre mandragore, elle, servait à la sorcière pour rendre stupide quiconque absorbait la poudre issue de ses racines. Mais, afin de rendre plus théâtrale cette utilisation de substances naturelles, la sorcière accompagnait toujours cela de formules obscures accréditant le pouvoir de son action. La sorcière avait donc la nature comme pharmacie et seul son savoir lui donnait son véritable pouvoir.

  • Les Dames Blanches

    Les Dames Blanches

    Voici quelques témoignages sur les Dames Blanches, ces apparitions spectrales nocturnes connues des automobilistes. Qui sont ces femmes aperçues au bord de la route, parfois prises en auto-stop, pour disparaître en l’espace d’un battement de cils ? Victor Hugo, adepte des tables tournantes, les mentionne dans « Les Travailleurs de la Mer ». Les habitants de l’Aude et de l’Hérault en connaissent des dizaines. Lisez donc ce qui suit pour vous plonger à votre tour dans ce mystère.

    Histoire 1 (la dame blanche de l’Hérault)

    Le 20 mai 1981, quatre jeunes montpelliérains (2 garçons, 2 filles) âgés de 17 à 25 ans décident de faire une virée à la mer. Vers 0 h 30, après s’être promenés sur les quais de Palavas et avoir bu un coup, ils décident de rentrer. Sur le bord de la route, juste avant le pont des Quatre-Canaux, ils aperçoivent une auto-stoppeuse d’une cinquantaine d’années, portant un imperméable et un foulard blanc. Ils lui proposent de l’amener jusqu’à Montpellier. Elle ne répond pas, mais approuve de la tête, monte à l’arrière et s’assied entre les deux passagères. La voiture repart. Le conducteur aperçoit furtivement les yeux de la femme dans le rétroviseur, et se rend compte que la femme n’a pas prononcé un seul mot pendant le trajet, se contentant seulement d’opiner de la tête. Un kilomètre après, elle s’exclame : « Attention au virage, attention au virage ! ». Le conducteur, surpris, lève le pied, et passe le virage sans encombre. Mais soudain, les passagères se mettent à hurler : la mystérieuse femme a disparu ! La voiture roule toujours (90 km/h), les portes fermées… Terrifiés, les quatre amis décident d’aller tout raconter à la police. Qui, après avoir cru à une plaisanterie, se rend sur place, sans rien trouver ! Après plusieurs convocations, la police, comme toutes les personnes qui les interrogent, conclut à la sincérité des jeunes : leurs témoignages ne se contredisent jamais et ne s’intéressent pas au spiritisme ni à aucun sujet de ce genre. Enfin, ils évitent tant que possible de parler de cette affaire. Et lorsque l’on consulte l’historique du lieu, on apprend que quelques années auparavant, une femme d’une cinquantaine d’années mourut dans ce virage d’un accident de voiture.

    Histoire 2

    C’est la cas de la « dame blanche » du C.H.U. de Caen (Calvados). Stoppeuse nocturne, elle apparaît toujours aux abords du même abribus, sur la route de Luc-sur-Mer, juste après le centre hospitalier. Le dernier témoin à l’avoir prise en charge l’a décrite comme une jolie jeune femme d’une trentaine d’années, sobrement habillée de blanc et prétendant rentrer chez elle, à Luc. Pendant le trajet de 14 km le long de cette route, la D7, elle conserve toujours le silence. C’est à la traversée du village de Mathieu que la jeune femme se montre fébrile. Puis, à l’entrée de Luc-sur-Mer, la jeune fille s’affole carrément : « Faites attention, le virage est traître ! » Tous les témoins déclarent avoir tenté de la calmer. Là encore, au moment où le chauffeur, après avoir négocié son virage, se tourne vers la passagère, il découvre immanquablement un siège vide. Cette affaire, qui se renouvelle régulièrement selon le même scénario, est localement très connue. Et il se trouve qu’une jeune femme fut, en 1970, victime d’un accident de voiture mortel dans ce virage alors qu’elle revenait de Caen.

    Histoire 3

    Ce samedi soir de décembre 1979, il est près de minuit et Michel P., de tous les amis qui sortent ensemble ce soir-là, est l’un de ceux ayant un véhicule. Il est chargé de « faire le taxi » entre le centre de Limoges, où il habite, et une boîte de nuit située à quelques kilomètres, sur la route de Naixon. En Haute-Vienne, les hivers sont rudes. C’est dans le frimas et la nuit la plus profonde qu’il effectue son second voyage vers Limoges, quand tout à coup, il aperçoit dans ses phares, à quelques centaines de mètres de la discothèque, une forme blanche plantée dans un virage. C’est une femme vêtue de blanc. Il s’arrête à sa hauteur, et lui demande où elle va. « À Limoges; si ça ne vous ennuie pas, je vais chez des amis » ; « Où à Limoges ? » demande Michel, « Laissez-moi en ville, je me débrouillerai… « , précise la jeune fille. L’auto-stoppeuse s’installe à l’avant. Tout en roulant, Michel la détaille du coin de l’œil et en silence : 20-25 ans, vêtue d’une robe blanche type année 60, très jolie… mais peu bavarde. À l’approche du pont de la Révolution, la passagère s’anime soudain : « Attention, ce tournant est dangereux ! » Michel sourit, car ce virage qu’il négocie avec prudence, il le connaît bien. Tout à coup, un cri plaintif le tire de sa concentration : la passagère a disparu. Michel stoppe net sa voiture et, glacé par la peur et la surprise, fait quelques pas autour du véhicule : rien ni personne, sinon du brouillard. La belle inconnue s’est envolée.

    À la gendarmerie de Limoges, où il ira faire une déposition, on lui explique qu’il n’est pas le premier à avoir vécu exactement la même aventure… Cette jeune femme fait régulièrement le même trajet en auto-stop, pour disparaître au virage du pont de la Révolution, l’endroit où elle trouva la mort en voiture, 20 ans plus tôt. Comme tous ceux qui vécurent l’aventure, Michel peine à s’en remettre. Plusieurs années après, il n’aime toujours pas en parler. Pourtant, il n’a passé que quelques minutes en compagnie de cet être venu d’ailleurs.

    Histoire 4

    L’auto-stoppeuse fantôme du carrefour de Balleroy (Calvados) apparaît depuis 1960, année où une jeune fille se tua dans une collision à hauteur de ce très dangereux croisement dit « de l’Embranchement », situé à quelques centaines de mètres du village, au milieu de la forêt de Cerisy. Ce jour-là, on la ramenait en voiture du village. Elle habitait un petit hameau niché dans les bois. Sa vie fut coupée net, au carrefour, par un chauffard qui n’avait pas respecté la signalisation. Depuis, on a eu beau refaire plusieurs fois le carrefour, son âme y semble comme chevillée dans un éternel et triste appel au secours. À Balleroy, plusieurs personnes du village l’ont déjà prise en charge. Elle se manifeste toujours par les nuits pluvieuses, à la sortie du village, levant le pouce en direction du carrefour. Elle est immuablement vêtue de blanc et demande à être déposée à un hameau voisin du carrefour, « là où habite sa mère ». Elle parait avoir un peu moins de 20 ans. Invariablement, elle montre des signes d’angoisse et de panique évidents pendant la traversée du carrefour. Mais, l’embranchement passé, elle n’est déjà plus dans la voiture. Sa dernière manifestation a été plus spectaculaire encore que les précédentes. Les deux habitants de Balleroy qui l’ont, cette nuit-là, éclairée de leurs phares l’ont vue non pas sur le bas côté, mais debout au beau milieu de la route. Il leur fallut piler net devant ce qui se révéla être encore la même jeune fille, dont la forme s’évanouit dès les portières ouvertes. À force de n’être pas entendue ou comprise, depuis près de 40 ans, cette dame blanche, dont l’appel confus semble venir d’un monde inconnu, paraît devenir plus véhémente qu’auparavant…

    Histoire 5

    Parfois, des contacts physiques ont laissé une impression bien plus désagréable à ceux qui ont eu l’imprudence de tenter de toucher ces apparitions. Ainsi, une auto-stoppeuse fantôme se montre volontiers, de nuit, à la sortie de Château-Bernard (Isère). Voilà plus de trente ans que cette jeune femme se manifeste ainsi, ayant pour caractéristique constante de disparaître lentement sous la forme d’un léger brouillard, et non en une fraction de seconde, comme les autres. En 1960, elle fut prise en stop et disparut à un point précis de la route, toujours après avoir prévenu le conducteur d’un danger. Ce qui poussa celui-ci à se rendre à la gendarmerie, c’est qu’il avait été un peu entreprenant avec la jeune femme, lui passant une main sur les jambes et, enhardi par l’absence de réaction, sur la poitrine. Il avait alors remarqué que sa passagère dégageait un froid semblable à celui du marbre. Confus, il avait attribué à ses avances la disparition soudaine de la voyageuse et venait demander si on l’avait trouvée sur la chaussée. C’est là un cas unique de contact physique avec l’un de ces êtres fantomatiques, mais dont les atomes et les molécules semblent être aussi bien liés entre eux que ceux d’un vivant.

    Histoire 6

    Parfois, l’être évanescent laisse derrière lui un objet, ou emporte quelque chose pris dans la voiture. Ce fut le cas à Chapareillan (Isère). Là, sur la N90, apparaît assez souvent une jeune « dame blanche ». Ce soir de 1977, par une pluie violente, c’est un médecin grenoblois qui la prit en charge. Taciturne et très peu loquace jusqu’à un passage délicat de la route, dit Pont-au-Furet, la passagère marqua alors une grande frayeur qui s »estompa avec l’éloignement de l’obstacle. Elle se fit déposer un peu plus loin, devant une maison qu’elle dit être celle de ces parents. Comme il pleuvait toujours des cordes, le médecin lui prêta son parapluie et attendit qu’elle le lui ramène. Il suivit la fille des yeux, la vit franchir la porte d’entrée et la referma derrière elle. Une bonne dizaine de minutes passant, le médecin se décida à aller frapper à la porte de la maison, pensant qu’on l’avait oublié. Un couple de quinquagénaires lui ouvrit, étonnés d’êtres dérangés à une heure si tardive. On imagine aisément la discussion qui s’ensuivit : la jeune fille décrite avait bien habité là, mais il y a des années qu’elle était enterrée ! C’était leur fille unique, morte dans un accident de moto… au Pont-du-Furet.

    Histoire 7 (témoignage)

    Bonjours je m’appelle Yannick j’habite à Mirecourt dans les Vosges. Je partais en tournée de camion avec mon copain, on commençait à délirer sur la dame blanche, c’était à 3 km avant Coussey (88). Arrivant dans le village, nous sommes passés sur une route remplie d’arbres. Je regardais les alentours et soudain au loin, j’aperçus un voile blanc. Je me suis dit, c’est mon imagination. Or le voile venait vers moi. Dix secondes après, je la voyais à côté de moi. Elle me regardait avec un air de tristesse. Elle commençait à me tendre la main pour que je la suive. Je ne pouvais pas la suivre, car on roulait. Cinq minutes après, la dame blanche repartait. Une fois reparti, le camion s’est mis à ralentir d’un coup. Une fois de retour, on a été voir un copain et je lui ai expliqué le cas. Lui aussi l’a vue sur la même route. Et il m’expliquait comment elle est morte. Après plusieurs minutes de conversation, j’ai compris pourquoi elle me tendait la main. Le jour de son accident, elle mourut avec son mari et ses enfants. Elle me demandait alors que je retrouve sa petite famille. Depuis je suis passé plusieurs fois sur la même route et je ne l’ai plus revue.

    En conclusion :

    Ces manifestations sont durables et se répètent toujours aux mêmes endroits. Il s’agit de femmes ou de jeunes filles en général vêtues de blanc (parfois habillées de cuir noir ou brun, casque au bras : victimes de la moto). La plupart des auto-stoppeuses sont mortes à la sortie de boîtes de nuit. Dans tous les cas, les revenantes ont été foudroyées par la mort, sans comprendre, et de là vient peut-être la persistance de leur présence sur les lieux, comme si elles flottaient, indécises, entre l’existence et le néant. Jouent-elles un rôle préventif, tels des anges gardiens protégeant les vivants d’accidents de la route ? À quel monde appartiennent-elles ? Toutes ces questions restent pour l’heure sans réponse.

  • Comment confectionner un charme basique ?

    Comment confectionner un charme basique ?

    Traduction par Errata, pour Esoterika.

    Un charme est un assemblement d’herbes, de pierres précieuses et d’autres petites choses qui sont choisis pour leurs énergies spécifiques afin de nous aider à accomplir un but désiré. Tout cela est généralement mélangé et enfermé dans un morceau de tissu, ou un sac mojo. Il est ensuite chargé d’énergie par un sort ou un chant (ce qui est plus puissant). Le chant est répété trois ou neuf fois pour s’assurer de sa puissance. On peut aussi charger les charmes en demandant à chaque élément de le bénir.

    Choix des matières et assemblage

    Quand vous faites un charme, utilisez des matières de fibres naturelles, comme du coton, puisque les vibrations peuvent circuler plus librement que si elles étaient enfermées dans du tissu synthétique. Choisissez-la d’une couleur favorable à vos besoins. Assemblez vos ingrédients et le tissu. Enroulez les herbes et minéraux dans le bout de tissu, et liez-le avec un fil or ou argent, ou un ruban coloré (également favorable au résultat recherché).

    Tenez le charme dans vos mains et récitez le chant. Tenez-le fermement et sentez réellement le charme. Puis demandez la bénédiction des éléments comme ceci :

    Mettez-le au-dessus d’une bougie et dites :

    Élément du feu, bénis et éveille ce charme.

    Jetez quelques gouttes d’eau sur le tissu et dites :

    Élément de l’eau, bénis et renforce ce charme.

    Jetez du sel sur le tissu et dites :

    Élément de la terre, bénis et active ce charme.

    Soufflez dessus, ou passez-le à la fumée de l’encens et dites :

    Élément de l’air, bénis et renforce ce charme.

    Tenez-le dans vos mains et demandez une bénédiction à l’Esprit :

    Gardien de l’esprit, bénis-moi, ainsi que ce charme. Qu’il m’apporte ce que je désire, pour le bien de tous, qu’il en soit ainsi !

    Portez le charme sur vous, ou gardez le quelques instants chaque jour, en visualisant ce que vous désirez.