Catégorie : Grimoire des Divinités

Diverses déités, plus ou moins connues.

  • Athéna

    Déesse de la justice et de la sagesse.

    Domaine d’action : elle saura apporter une force puissante de changement dans la vie de celui qui lui en fera la demande. Elle favorise les transformations, apporte la prospérité et la protection au sein du couple et de la famille.

  • Artémis

    Plusieurs divinités étrangères, d’origine orientale, ont fusionné pour devenir celle que l’on reconnaît aujourd’hui. De là, d’ailleurs, les nombreuses propriétés qu’on lui reconnaît.

    Domaine d’action : déesse de la chasse pour les uns, déesse lunaire (formant avec Hécate et Séléné un aspect de la triple déesse Lune), déesse de la musique, elle est en conséquence dotée de nombreux pouvoirs. On dit qu’elle peut provoquer la maladie ou la mort soudaine chez les hommes, qu’elle peut provoquer des épidémies et les guérir, favoriser l’accouchement. Enfin, on l’invoque aussi pour la fertilité des femmes comme des troupeaux.

  • Arès

    Dieu grec de la guerre, père des dieux de la terreur, des tumultes et de la peur inspirée.

    Domaine d’action : Il peut intervenir sur ces différents aspects en faveur du praticien, à qui il apportera aussi la protection.

  • Apollon

    Dieu grec de l’intellect, de la lumière et de la guérison, mais aussi de la musique, de la poésie et des arts en général.

    Domaine d’action : Il apportera au praticien, en plus des aptitudes mentionnées ci-dessus, la passion, la compassion et la sensibilité. C’est l’archétype de la beauté masculine.

  • Aphrodite

    Cette déesse de l’amour possède un extraordinaire pouvoir de séduction.

    Domaine d’action : Elle est l’image de l’amour, de l’union des couples, de la jouissance sexuelle, des désirs charnels, mais aussi de la joie de vivre. Cette déesse symbolise la force irrésistible des désirs et des passions, de quelque nature qu’ils soient

  • L’adoration des chats en Égypte

    L’adoration des chats en Égypte

    Les chats ne furent jamais autant adorés qu’en Égypte. Il est difficile de savoir à partir de quelle époque leur culte débuta, mais ils étaient déjà adorés pendant la Première Dynastie (leur déesse mère se nommait Maldet). Chose sûre, le culte de Bastet s’écoula de 3 200 avant J.-C. jusqu’au quatrième siècle après J.-C. (c’est à cette époque que Théodose 1ᵉʳ interdit les pratiques païennes). Un bref calcul nous donne un règne d’environ 3 500 ans ! Pendant les deux premiers millénaires de son culte, elle eut d’abord l’aspect d’une lionne, puis vers 1 000 avant J.-C., elle adopta l’aspect du chat.

    Le culte des chats frôle l’adoration, voire l’idolâtrie ; des cités leur étaient dédiées, des lois les protégeaient, ils avaient même un endroit sacré où les enterrer. Considéré comme un animal sacré et comme le symbole vivant de la déesse Bastet, il était interdit d’exporter les chats. Plus gravement, il était absolument interdit de les blesser et tuer volontairement un chat équivalait à la peine de mort. Hérodote aurait même rapporté qu’il était plus grave de tuer un chat qu’un être humain.

    Lorsqu’un chat arrivait au terme de ses neuf vies, la famille possédant le chat entrait dans une grande période de deuil total. Traditionnellement, ils se rasaient les sourcils, signe de tristesse et de respect envers l’animal mort. La cérémonie d’embaumement était certainement aussi importante que pour l’embaumement des humains : divers onguents et drogues, huiles aromatiques, épices. Le corps était ensuite enroulé dans diverses couches de lin de très bonne qualité (si la famille était riche, si elle était pauvre, on se contentait d’utiliser du lin de moindre qualité). Les couches de lin étaient disposées en motifs compliqués. Puis, on plaçait sur la face un masque fait de papier-mâché ou de bois. Ce masque était ensuite recouvert d’autres couches de lin qui elles étaient peintes ou finement décorées avec de l’or. Le corps momifié était finalement mis dans un sarcophage recouvert de bijoux. Pour accompagner le chat dans l’au-delà, on plaçait à ses côtés, de la nourriture, du lait et même des souris momifiées. Pour les chatons, on utilisait des sarcophages de bronze.

    Finalement, des funérailles complètes se déroulaient avec des rites sacrés. Le chat était soit enterré dans le tombeau familial, dans le cimetière local de la ville (où les rites de Bastet étaient religieusement suivis) ou dans la Nécropole de Bubastis. Le nombre de chats momifiés est évalué à plus d’un million.

    Bubastis est sans aucun doute la ville la plus importante où un culte félin eut lieu. Un temple de granite rouge était érigé et à l’intérieur se trouvait une statue de Bastet assise sur son trône. À ses pieds, des prêtresses déposaient des fruits, du miel, de la viande et des huiles exotiques. Dans les murs du temple, un grand nombre de chats, tous parés de bijoux (colliers, boucles d’oreilles et boucles de nez) ronronnaient et étaient considérés aussi sacrés que la déesse elle-même. À Bubastis se trouvait également la Nécropole de Bastet, où des milliers et des milliers de sarcophages félins étaient enterrés.

    À chaque printemps, plus d’un demi-million de personnes se réunissaient à Bubastis pour célébrer le festival de Bastet. Aussi étonnant que cela puisse être, son festival était le plus célèbre et le plus connu de tous les festivals égyptiens. Les gens faisaient le pèlerinage en bateau et venaient recevoir la bénédiction de la déesse puis allaient fêter dans les rues. C’était un festival de joie, de gaieté, on dansait et on chantait. À la Nécropole, un énorme rituel prenait part avec près de 100 000 chats momifiés.

  • Lilith

    Lilith

    Lilith est la Femme-Chouette Divine et la « bad-ass chick », le symbole de la séduction et la représentation de la tentation féminine et de la Lune. Lilith est la Déesse ailée au teint pâle des rêves érotiques. Elle est le symbole des plaisirs interdits et de la sorcellerie. Est-ce si surprenant qu’elle soit si populaire de nos jours ?

    La représentation visuelle la plus connue de Lilith est celle d’une œuvre d’art de la région sumérienne, datée d’autour 2000 ans avant J.-C. Elle est représentée en femme ailée avec des griffes aux pieds, debout sur deux lions, faisant face dans des directions opposées et entourée de chouettes.

    Généralement, Lilith est liée à la mythologie des sumériens, des babyloniens et aux cultures hébraïques. Chez les babyloniens, on la nommait Lilitu ; chez les sumériens, Belit-illi ou Belili. Un manuscrit sumérien la nomme comme Lilith et la décrit comme étant une Vierge, « La main d’Innana ». Lilith serait envoyée par Innana pour amener les hommes au temple. Dans la mythologie hébraïque, elle est connue comme étant une chouette au cri strident ou comme une vieille tourmentée. Lilith était la première épouse d’Adam et elle aurait demandé l’équité dans la relation. Lorsqu’elle a refusé de se soumettre à lui, Adam se serait plaint à son créateur. Lilith, exaspérée, aurait prononcé le nom caché de Dieu et se serait envolée pour retourner chez elle, dans la mer Rouge. Ève, beaucoup plus douce, fut créée pour prendre sa place.

    Lilith est aussi associée à la Reine de Saba et, en France, à l’époque médiévale, elle était connue comme La Reine Pedauque. Elle aurait appris à voler la nuit avec ses douze filles, les Lilims. Ensemble, elles hantaient les hommes dans leur sommeil.

    Pour les païens et sorcières modernes, Lilith est la patronne des sorcières et la Déesse de la Lune décroissante. Lilith fut décrite par l’auteur Doreen Valiente (ABC of Witchcraft) comme étant une sorcière attrayante, une vampire d’une beauté exemplaire et une femme fatale. Lilith représente le désir, le plaisir et l’amour sexuel — pas pour la reproduction, mais bien seulement pour le plaisir. Mis à part son lien évident avec la sexualité, elle représente la sagesse, le renouveau, l’égalité des sexes, le pouvoir féminin et l’indépendance. Elle est un modèle très puissant pour les femmes et, tant que nous nous rappelons que la sexualité (comme la Magie) ne doit jamais être utilisée pour blesser ou contrôler une autre personne, nous pouvons utiliser l’énergie de Lilith pour améliorer nos vies et nos relations.

    Les animaux sacrés de Lilith sont la chouette et le lion. La Magie et la médecine de la chouette a un lien intéressant avec Lilith. La chouette vole très silencieusement, donc est la représentation des secrets, de la sagesse et du silence. Elle attaque ses proies silencieusement, tout comme Lilith. Les gens qui portent un totem représentant la chouette développent leur clairvoyance et ce totem amène ces gens à détecter ce que d’autres veulent garder caché.

    La clairvoyance de Lilith

    Les gens qui se sentent près de Lilith expérimentent souvent des « visions de la chouette », recevant des images de personnes et d’endroits. Apprendre à contrôler cette clairvoyance, pour ceux et celles qui sont nés avec, demande beaucoup d’efforts et de discipline. Être clairvoyant, même si cela peut être très utile, n’est pas toujours une partie de plaisir — plusieurs de ces visions peuvent être accablantes et perturbantes. Lorsque j’étais jeune, je ne pouvais pas serrer la main d’une autre personne sans avoir une série de visions et d’émotions. Je n’avais aucun bouclier ni méthode pour bloquer ces émotions. Lorsque j’ai pris la décision de ne plus toucher personne, les personnes autour interprétaient ces actions négativement, comme si j’étais condescendante ou distante. Ce n’est qu’en vieillissant que j’ai appris certaines méthodes pour me protéger.

    Par exemple, le fait d’apprendre à travailler avec la « médecine de la chouette » fut d’une grande aide. La chouette voit tout, mais elle est aussi assez brillante pour demeurer immobile tout en surveillant et en attendant. De plus, le fait de travailler avec l’énergie de la « Dark Godess » (Déesse de l’ombre) m’a appris la valeur de l’acceptation de soi. Si vous avez besoin d’apprendre à vivre avec vous-même, Lilith peut alors être une alliée très puissante.

    Si vous planifiez de travailler votre Magie avec Lilith, voici ses correspondances :

    Planète : Saturne
    Phase lunaire : décroissante
    Huile : Patchouli (aussi un excitant sexuel pour les hommes)
    Plantes : Lys, saule et roses rouges.
    Animaux : Chouettes et lions
    Pierres : Cornaline pour le désir et le rubis pour le pouvoir.
    Couleurs : Rouge, noir (pour les chandelles ou la lingerie)
    Un rituel psychique de Lilith

    Allumez une chandelle blanche et une chandelle noire, pour l’équilibre. Sortez votre jeu de tarot ou tout autre outil de divination et placez-le entre les deux chandelles, tout en demandant à Lilith de vous tenir compagnie. Dites:

    Lilith, femme sage et en avance sur son temps,
    Aide-moi maintenant à interpréter les symboles et les signes.
    J’appelle la chouette pour la connaissance,
    Que je sois béni par la vérité et par les visions.
    Avec sagesse, ma dame, aide-moi à voir l’inconnu,
    Avec force, Lilith, aide-moi à accepter ce qu’il m’est donné à voir.

    Méditer pendant quelques minutes et faites vos exercices de divination. Rappelez-vous de remercier Lilith pour son aide lorsque vous avez terminé.

    D’une autre part, si vous voulez tout simplement mettre du piquant dans la chambre à coucher avec votre partenaire, Lilith est votre meilleur pari ! Cependant, soyez avertis, elle a un sens de l’humour tordu. Invoquer Lilith pour ajouter du piquant à votre vie sexuelle fonctionne très bien, mais vous pourriez vivre un lendemain de veille magique (trop de consommation magique). Un petit prix à payer, mais ne dites pas que je ne vous ai pas averti.

    Dites cette invocation :

    Lilith, Déesse de la nuit, apprends-moi à aimer et à être sage,
    Dirige-moi sous la lLune noire et à naviguer à travers les cieux.
    Donne-moi les dons de l’amour et de la séduction, passion et désir,
    Comme je le veux, que nul soit blessé.
    Par le pouvoir de l’air, de l’eau, de la terre et du feu.

    Invoquez Lilith lors d’une soirée agréable, pour vous faire sentir plus sexuel et plus attirant. (Entre la carrière, les enfants et le foyer, une femme se doit d’avoir plus d’un truc caché dans sa manche de sorcière.) Allumez les chandelles. Préparez l’encens de patchouli. Vous pouvez même ouvrir une bouteille de vin et déposer des pétales de rose sur les draps. Demandez à Lilith de vous accompagner et ensuite faites la course vers la chambre à coucher. Vivez un moment « Lilith » !

    Traduit par Isahée Rowan, texte original par Ellen Dugan publié dans Llewellyn’s Magical Almanac 2003
    Référence : The Lilith Shrine

  • Ereshkigal

    Ereshkigal

    Cette déesse mésopotamienne, cornue, est identifiée à Hécate, en tant que Reine de l’autre monde. Elle apporte tant le désespoir et le chagrin que la sagesse. On peut aussi l’invoquer en magie noire, notamment pour les rituels de contrainte. Cette déesse, gardienne des portes de l’Autre Monde, possède une forte et dure personnalité !

  • Aphrodite

    Aphrodite

    Ses pouvoirs sont immenses : déesse aimable, elle protège les mariages, favorise l’entente amoureuse des époux, féconde les foyers, préside aux naissances. Elle fertilise aussi les champs. Mais elle peut être également une divinité redoutable, car elle symbolise bien souvent la passion que rien n’arrête, qui rend fous d’amour ceux qu’elle veut perdre ; elle ravage même les unions légitimes, pousse les époux à l’adultère, favorise la fécondité des amours illégitimes et incite les mortels à toutes les voluptés et à tous les vices.

    Aphrodite devient alors une déesse fatale, dont la ceinture magique donne à celui qui la ceint un étrange pouvoir de désirs perpétuels. Toutefois, ce caractère redoutable n’apparaît véritablement que chez la Vénus des Romains, identifiée avec Aphrodite. Les fruits aux nombreux pépins, symbole de la force féconde, comme la grenade, le pavot, la pomme, lui sont habituellement consacrés. Parmi les oiseaux qui traînent son char ou l’entourent, on peut citer la colombe, le cygne, le pigeon, emblèmes de la fidélité conjugale. On représente généralement Aphrodite, nue ou à demi vêtue, dans des poses voluptueuses, drapée dans un mince voile qui moule les formes à la fois pleines et harmonieuses de son corps. Par ce caractère de sensualité, elle est souvent assimilée à la déesse orientale phénicienne Astarté.

    Sur l’origine d’Aphrodite, déesse de l’Amour et de la Beauté, on connaît deux versions. Selon la première, elle est la fille de Zeus et de Dioné ; d’après la seconde, elle est née du sang qui tomba dans la mer quand Cronos eut mutilé Ouranos. Ce sang féconda les flots, et Aphrodite surgit au creux d’une vague, aussi blanche et aussi belle que l’écume. Dès lors, l’amour dont elle était l’incarnation divine allait régner sur les Dieux, les hommes et toutes les créatures animées. Épouse d’Héphaïstos, elle trompa fréquemment le dieu et conçut en particulier un amour particulier pour Arès, auquel elle donna des enfants célèbres, comme Éros et Antéros. Mais elle fut bientôt surprise par son époux, qui emprisonna les deux amants dans un filet. Honteuse, Aphrodite quitta quelque temps l’Olympe. Elle devait cependant encore trahir Héphaïstos en partageant la couche de Dionysos, d’Hermès et de Poséidon. Toutefois, la déesse ne se contenta pas de l’amour des dieux de l’Olympe. Des mortels, comme le Troyen Anchise, succombèrent à sa beauté et à sa grâce : elle donna ainsi le jour à Énée, l’ancêtre des Julii, dont César prétendait descendre. Elle aima enfin passionnément Adonis, symbole de la végétation qui renaît chaque année à la vie et à l’amour. Elle prit une part active aux actions des hommes, reçut de Pâris la fameuse pomme d’or et témoigna sa reconnaissance au héros troyen en faisant naître entre lui et Hélène un amour qui devait être si fatal à la ville de Troie.

    Proposé par Amorgen Dubhart – Tous droits réservés.

  • L’appel à Hékate

    L’appel à Hékate

    Par Amorgen Dubhart

    Viens ! Ô viens !
    Le chemin de la Lune s’ouvre devant toi,
    De ton royaume inviolé,
    Sombre comme les abysses marines
    Approchent les loups pour entourer tes carrefours
    Et tes familiers sauvages, en sarabande féroce
    Dansent maintenant à nos côtés.
    Viens comme un feu brûlant aussi fort
    Qu’une étoile martelée par la puissance des vents
    Viens, Ô viens !
    Impénétrable guide du Monde d’en-dessous
    Toi, de l’antique sagesse
    Noire comme la nuit, Rouge comme le sang
    Sage comme le temps, éternellement présente
    HÉKATE !
    Toi qui brandis le miroir des âmes
    Gardienne de la Porte Noire de L’Oubli
    Toi dont l’œil acéré perce toute obscurité
    Viens et calme les peurs
    De ceux qui sont tes enfants !
    Dans le silence létal de la Lune Noire
    Dans les pleurs de toutes les passions
    Dans les hurlements de la vie sauvage
    Hékate ! Investis-moi de ta présence
    Viens et puissent les Ténèbres
    Danser dans ta Lumière !

  • Le dieu Bélénos

    Le dieu Bélénos

    Bélénos (ou Bel ou Belen) est le dieu du soleil et de la santé, l’Apollon gaulois dans son aspect de lumière.
    « Le brillant », il représente le principe de la Lumière. D’où sa fête, Beltaine, qui commémore le retour de la période lumineuse.
    Il est le fils du Dagda (Taranis), il est donc la jeune représentation de la Lumière.
    Il est l’harmonie, la beauté sous toutes ses formes.
    Il est médecin : à Beltaine (les feux de Bélénos), on faisait passer les troupeaux entre des feux pour les protéger des maladies.
    Le culte de Bélénos consistait en des rites sacrés autour de grands feux de joie, de préférence sur des sommets.
    Le Mont St Michel s’appelait autrefois Tombelaine (Tombe-Belen).
    En Savoie, la vallée des Bellevilles, tire son origine des « vallées de Belen(os) », tout comme Bellevaux (même signification)…

    Envoyé par Brame – Tous droits réservés

  • La déesse Épona

    La déesse Épona

    LA grande Déesse-cavalière ou déesse-jument des Gaulois et des Gallo-romains (gaulois epos=cheval), elle a un rôle psychopompe ; on la voit souvent avec une pomme, un oiseau, un chiot, un enfant.

    Elle a comme équivalents Rigantona qui semble pré-celtique, Rhiannon galloise, Macha irlandaise ; elle est devenue sainte Reine chrétienne. Épona a pour attribut la Jument avec laquelle elle est toujours représentée ; on la voit également avec une corne d’abondance ou une corbeille de fruits. En tant que Jument Divine, elle assure le transport des âmes dans l’Autre-Monde ; célibataire, exception dans les sociétés divines Indo-européennes, elle appartient à la fonction guerrière puis est devenue par la suite la protectrice des cavaliers, des conducteurs et des voyageurs. On la trouve représentée sur l’ensemble du territoire gaulois et elle semble avoir été honorée dans de nombreux foyers comme convoyeuse des âmes, les protégeant au cours de leur dernier voyage.

    Envoyé par Amorgen Dubhart (Source: J-P. Persigoult, Dictionnaire de mythologie Celte, éditions du Rocher)

  • La déesse Amaterasu

    La déesse Amaterasu

    Elle est la déesse japonaise du soleil, un des rares figures féminines au monde associée au soleil, au lieu de la Lune. Sans elle, le monde se fanerait et mourrait dans l’obscurité.

    Comme avec Perséphone, elle est dans un archétype lié à une disparition aux Enfers et une réapparition dans le monde des vivants. À la différence de Persephone, Amaterasu est volontairement partie dans une caverne en raison de sa répulsion pour son frère, violent envers des femmes. Les autres divinités l’ont leurrée hors de la caverne grâce à des célébrations et une danse érotique. C’est en sortant de la caverne qu’elle prit conscience de sa propre beauté, grâce à un miroir astucieusement placé.

    Amaterasu Omikami s’appelle également la Grande Déesse, l’Esprit Brillant dans le Ciel. Elle est une déesse suprême du panthéon Shinto, et la reine de tout le Kami.

    Festivals

    Parce qu’elle a émergé de sa caverne un 21 décembre, c’est la période de l’année où elle est la plus honorée.

    Le 17 juin, des processions ont lieu toute la journée dans les rues pour honorer son statut comme reine du Kami.

    Temple

    Son temple principal est à Ise, qui détient son miroir sacré. Les investitures de l’Empereur du Japon ont lieu dans ce temple. Selon la tradition Shinto, les Empereurs japonais sont les descendants divins d’Amaterasu.

    Symboles

    Son symbole primaire est le soleil se levant et c’est ce symbole qui est sur le drapeau du Japon. D’autres symboles associés cette déesse sont les flèches célestes et les cerfs-volants. Elle est également associée au tissage et à l’agriculture, au riz, au ver à soie et à huit miroirs dégrossis. Elle est représentée comme une femme radieuse de beauté, avec un serpent entortillé autour de son bras.

    Ses couleurs sont jaune et or, les deux couleurs liées au soleil.

  • Le dieu Thot

    Le dieu Thot

    Dieu lunaire, Thot est devenu au fil du temps dieu de la sagesse, de la magie, de la musique, de la médecine, de l’astronomie, de la géométrie, de la comptabilité, du dessin et de l’écriture.

    Thot était représenté avec une tête d’ibis, parfois portant une couronne faite d’un croissant de lune surmonté du disque lunaire. On le voyait aussi sous la forme d’un ibis ou d’un babouin, deux de ses animaux sacrés. Son sanctuaire principal était Hermopolis, dans le Delta du Nil.

    Dans la légende Osirienne, il protégea Isis pendant sa grossesse et soigna son fils Horus lorsque Seth lui arracha un œil. Thot fut plus tard assimilé à Hermès Trismegistos par les Grecs, sous la forme duquel il resta populaire jusqu’à l’époque médiévale. Il était aussi un dieu du monde souterrain, où il officiait comme scribe notant les jugements rendus aux défunts au Tribunal d’Osiris. Cependant, quelques fois, c’est Thot lui-même qui effectuait la pesée du cœur des morts face à la plume de Maât.

  • La déesse Bastet

    La déesse Bastet

    La déesse chatte égyptienne est une charmante divinité du foyer, bien qu’elle soit parfois représentée sous les traits d’une redoutable lionne. Elle est la fille du dieu Râ (mais certains textes la disent fille d’Amon), et la femme de Ptah.

    Son culte était surtout pratiqué à Bubastis, dans le Delta du Nil, où une nécropole contenant des chats momifiés a été découverte. Bastet était aussi associée à « l’œil de Râ », comme instrument de la vengeance divine envers les hommes. Elle était représentée avec l’apparence d’une chatte ou d’un humain à tête de chat, tenant souvent un instrument de musique appelé sistre à la main.