Catégorie : Feri

La tradition nord-américaine Feri (ou Faery).

  • De la triplicité de l’âme : l’âme triple selon la Feri

    De la triplicité de l’âme : l’âme triple selon la Feri

    La triplicité de l’âme : structure psychique de l’être humain.
    Auteur anonyme.
    Traduit (maladroitement) de l’anglais par Asa pour Esoterika.

    Selon la tradition Feri, la conscience humaine se compose de trois « esprits », « âmes », ou « soi ». Chacun a sa propre place dans notre corps physique comme dans notre corps psychique, et chacun est connu sous une multitude de noms. Le texte qui suit est une brève introduction à cette triplicité.

    En tant que partie intégrante de la tradition Feri, les Trois Âmes (1) nous aident à comprendre notre propre fonctionnement, nous aident à intégrer les différentes parties qui composent notre être, et nous aident à déplacer l’énergie nécessaire aux travaux magiques.

    Les Trois Âmes ont une quantité de noms, et chacun les décrit à merveille. Ils sont connus dans de nombreuses cultures, et les différents teachers initiés à la Feri peuvent préférer mettre l’accent sur un ensemble de noms plutôt que sur un autre. Pour faire simple, nous pouvons les appeler l’Âme Enfant (du domaine de l’intuition) (2), l’Âme Parlante (du domaine de la conscience) (3), et l’Âme Dieu (du domaine divin)(4)

    Nous prêtons d’habitude plus d’attention à notre Âme Parlante, qui est active chaque jour, à tout moment. Mais nous devons aussi apprendre à connaître les deux autres pour vraiment fonctionner comme de véritables prêtres et prêtresses sacré(e)s, et pour pratiquer une magie efficace, parce que notre Âme Parlante ne communique pas directement avec notre Âme Dieu. C’est l’Âme Enfant, aussi connue sous le nom de The Fetch (5) qui peut communiquer avec nos deux autres Âmes.

    Aligner ses trois âmes demande en fait beaucoup de travail, pour garder une bonne communication efficace de l’Âme Parlante vers the Fetch puis vers l’Âme Dieu et vice-versa. The Fetch est la clé de voûte de ce processus. Ce n’est pas qu’un élément intermédiaire.

    La Première Âme

    C’est le Fetch. Il évolue dans le monde à travers des sensations pures, des émotions et des images, qui peuvent être visuelles ou auditives. The Fetch contient toute la mémoire des expériences passées d’où émergent l’instinct de survie, le besoin de rechercher de la nourriture, un abri, et du sexe.

    The Fetch se situe dans le ventre, à environ 7 ou 8 cm sous le nombril. Il est en connection directe avec notre Âme Oiseau (6). Il vit aussi dans notre Inconscient. L’Inconscient, est, paradoxalement, toujours conscient. Il ne s’appelle ainsi que parce que la Seconde âme n’y prête habituellement pas attention.

    La Seconde Âme

    C’est l’Âme qui Parle. C’est la partie consciente de notre esprit. Elle rationalise et définit les expériences vécues par The Fetch (7). Elle contient aussi notre instinct social grégaire, notre besoin de se rapprocher d’autrui.

    L’Âme Parlante se situe au centre de notre cage thoracique et, comme vu précédemment, dans notre esprit conscient.

    La Troisième Âme

    C’est notre Âme Oiseau, notre Âme Dieu ; la part qui rend réelle notre connexion avec le Divin. Elle peut connaître le passé, le présent, et l’avenir.

    L’Âme Oiseau (8) vit dans notre Corps de Lumière. Notre Corps de Lumière fait partie intégrante de notre corps, mais n’est pas constitué de matière solide. On doit plutôt le voir comme une part de notre Corps Psychique entourant notre corps physique. L’Âme Oiseau se situe juste au-dessus du sommet du crâne dans le Corps de Lumière et est ancré dans notre cerveau, au centre exact de notre tête. Il est connecté aux Âmes Dieux des autres personnes.

    Pour communiquer avec notre Âme Oiseau, l’Âme Parlante doit d’abord contacter The Fetch, qui à son tour communiquera avec notre Âme Oiseau. L’Âme Oiseau est connectée au Fetch par un fin cordon astral.

    Les Énergies des Âmes

    L’énergie du Fetch a plusieurs noms. On l’appelle entre autres mana, prana, et Feu Bleu (9). Cette énergie est produite par une nourriture saine, de l’air pur, de l’eau fraîche, de l’exercice physique et du sexe. C’est l’énergie brute qui maintient en vie les êtres vivants, et peut être comparée à l’électricité biologique.

    La seconde est la pensée, l’énergie de l’esprit, visible sous forme d’ondes cérébrales. C’est l’énergie astrale, et le plan astral est composé des énergies combinées de tous les êtres.

    La troisième est l’énergie de l’Âme Oiseau. On l’appelle Baraka, mana-loa, énergie des Dieux, et Feu Blanc. Elle est produite par l’existence même de l’univers et descend jusqu’à nous depuis les amas de galaxies à travers le processus sans fin de la création.

    Notes :
    (1) « Three Souls », NdT
    (2) The intuitive Younger Self, NdT
    (3) The conscious Talking Self, NdT
    (4) The divine God Self, NdT
    (5) Thorn Coyle appelle celui-là le « Sticky One », NdT
    (6) Le Sacred Dove de Thorn Coyle, l’Âme Dieu, NdT
    (7) Pour ceux qui connaissent le fonctionnement du cerveau humain, les activités de la Seconde Âme se rapprochent de celles de notre hémisphère gauche, celui qui bavarde sans cesse et qui analyse et catalogue tout… NdT
    (8) Ou « Sacred Dove » selon Thorn Coyle, NdT
    (9) Le Blue Fire, outil important de la pratique Feri, NdT

  • Exercice de méditation assise

    Exercice de méditation assise

    L’exercice qui suit est inspiré d’un exercice fondamental de la tradition Feri, et devrait être effectué quotidiennement pendant au moins dix minutes, afin de se construire des bases solides : il sera ensuite plus facile d’apprendre et de mettre en pratique les autres enseignements de cette tradition. Le principe de cette méditation est de laisser notre part divine être à l’écoute de nos besoins, être témoin de nos joies ou de nos peines, etc.

    S’asseoir et écouter

    S’asseoir et Écouter : l’exercice suivant met en œuvre notre capacité d’écoute, dont l’importance est triple : tout d’abord la conscience de soi s’élargit, puis nous nous connectons à une part de nous-mêmes qui reste la plupart du temps enfouie, et enfin l’exercice nous aide à ralentir un rythme de vie moderne trop souvent effréné. C’est un exercice plus difficile qu’il n’y paraît, mais très gratifiant. Je vous conseille de le faire chaque matin pendant une dizaine de minutes au moins, et de noter les changements que vous apercevrez au fil des semaines. L’exercice modifiera votre posture, votre respiration, et la conscience que vous avez de votre personne. Avec le temps, vous ne vous laisserez plus distraire aussi facilement, et vous apprendrez à connaître des parts de vous que vous ne soupçonniez pas.

    Chacun a une étincelle divine en lui, et cet exercice vous aidera à entrer en contact avec cette étincelle, alors que, avec patience, vous resterez assis, et que certaines angoisses, peurs, ombres, et démons apparaîtront. Peut-être serez-vous mal à l’aise. Votre étincelle divine est témoin. Peut-être vous sentirez vous raide et aux aguets. Votre étincelle divine est témoin. Votre dos sera peut-être douloureux. Votre étincelle divine sera toujours témoin. Laissez-la observer en silence. Continuez à respirer lentement, calmement.

    L’exercice : asseyez-vous confortablement. Commencez à respirer lentement, calmement. Au besoin, allumez une chandelle ou de l’encens. Si vous ne pouvez pas vous tenir à genoux, trouvez une chaise et asseyez-vous de sorte à avoir le dossier devant vous, et non derrière vous. Tenez votre dos le plus droit possible. Il est préférable de se tenir assis à genoux sur un petit coussin à même le sol. Assurez-vous tout de même que votre pelvis soit situé au-dessus de vos genoux, sans quoi vous contraindrez douloureusement votre dos ! Vous pouvez installer une serviette d’éponge sous vos pieds pour vous sentir plus à l’aise, en particulier si vous êtes sur un plancher sans moquette. Ralentissez votre respiration. Il est temps de commencer.

    Imaginez votre colonne vertébrale poussant comme la tige d’une fleur, depuis votre pelvis, et vos épaules délicatement ouvertes, comme la corolle de cette fleur. Ajustez la position de votre tête, jusqu’à ce que vous ressentiez que votre crâne repose directement au sommet de votre colonne vertébrale. Vous devrez peut-être reculer votre menton pour vous assurer que votre tête est bien droite et bien haute, plutôt que trop en avant, comme c’est souvent le cas. Laissez vos mains confortablement posées sur vos genoux, ou, paumes vers le haut, mettez votre main droite sur votre main gauche, vos deux pouces se touchant à peine. Ressentez votre respiration. Elle emplit votre abdomen, sentez comme il se dilate, alors que vos muscles s’ouvrent pour laisser entrer l’air. L’inspiration doit commencer très bas dans le ventre, puis monter et emplir l’espace entre vos côtes flottantes, pour finalement prendre tout le thorax. Laissez l’expiration se faire naturellement, dans un mouvement inverse. Doucement. Sûrement. Assis. Respirez. Laissez s’ouvrir un espace immobile, là, en profondeur, en vous.

    Il y a cet espace calme et immobile en vous, dans votre ventre. Respirez-y. Sentez-le s’ouvrir. Puis sentez comme l’énergie monte le long de votre colonne vertébrale — ancrée dans ce lieu immobile et calme — puis circule tout le long jusqu’à la base de votre crâne, s’ouvrant vers le globe de l’Âme Oiseau. Sentez le lien entre cette immobilité en vous et l’énergie provenant de la base de votre crâne, entourant la sphère de l’Âme Oiseau comme une capuche. Commencez à ressentir votre Âme-Oiseau : elle regarde, elle attend, elle est à l’écoute. Chaque fois que du bavardage mental inutile, ou des soucis, feront leur apparition en vous pendant votre méditation, respirez, et ressentez cette Âme-Oiseau. Elle est témoin. Elle est cette part de vous qui accepte tous vos défauts, avec compassion. Continuez de respirer. Restez assis. Soyez ouvert et attentif à chaque part de vous. S’asseoir ainsi, être « témoin de soi-même », est une des choses les plus difficiles que vous puissiez faire, et une des plus empreintes de compassion. Vous êtes sacré(e). Vous êtes aimé(e), tout entier/entière.

    Lorsque vous aurez pris l’habitude de cette posture et de cet exercice, vous pourrez essayer de vous asseoir pour des durées un peu plus longues. Vingt minutes sont plus faciles que dix, que vous le croyez ou non, parce que tout ce qui, en vous, veut vous persuader que vous mourrez si vous restez immobile plus de quelques minutes finit par se calmer. Mais d’autres états de conscience, plus profonds, profitent de ce calme pour apparaître. Vous pouvez essayer pendant quarante minutes. Cela dit, il vaut mieux cinq minutes par jour, tous les jours, comme base de travail, plutôt que rien du tout.

  • Exercices de la tradition Feri

    Exercices de la tradition Feri

    (filiation V. & C. Anderson)


    Traduction et adaptation Amorgen Dubhart

    AntiCopyright : cette traduction/adaptation n’est pas à vocation commerciale, aussi soyez libres de l’inclure dans votre site web si vous le désirez. J’ai choisi de le publier sur Esoterika.fr, aussi ayez la courtoisie de me citer comme traducteur et de citer Esoterika comme source première de la traduction française. Merci aussi de citer les auteurs US Anna Korn, Victor Anderson, Gabriel Carillo, Francesca de Grandis.

    (Suite de l’article posté le 10/02/2002)

    PREMIERS EXERCICES :

    Partie 1 : Travailler avec le « blue Fire »

    A/ Préparation :

    La première chose à faire est de relaxer son corps et son esprit. Éteindre les voix de son esprit, relâcher la tension de ses muscles. Facile à dire, mais pas toujours facile à faire. Il y a quantité de méthodes pour parvenir à se relaxer, mais aucune ne peut convenir forcément à tout le monde. À vous d’expérimenter et de sélectionner celle qui vous convient le mieux..

    Le mieux c’est d’avoir suffisamment de temps et d’espace, et de ne pas être interrompu par quiconque, ou le téléphone. Je vous recommande aussi un bain chaud ou une douche. Habillez-vous confortablement, pas trop serrés, et ne portez pas de chaussures*. Éteignez les lumières ou pour le moins, tamisez-les et allumez une bougie. Trouvez une position qui vous soit confortable. Assis sur une chaise, sur le sol, voire étendu sur le sol.

    Fermez les yeux et respirez lentement et régulièrement. Une des méthodes de relaxation part des pieds, les relaxe puis remonte le long du corps, lentement jusqu’à une complète relaxation.

    B/ Première respiration « Blue Fire »

    Une fois que vous êtes totalement relaxé, asseyez-vous ou allongez-vous et respirez doucement, régulièrement et profondément ; vous devez ressentir vos inspirs/expirs comme les vagues de l’océan. Votre respiration doit être la plus profonde possible, à l’inspir, vous remplissez au maximum vos poumons en gonflant le ventre et non la poitrine, à l’expir, vous exhalez doucement. Ne forcez pas, cela doit rester agréable.

    Placez votre main sur votre cœur afin de le sentir battre, ressentez comme l’air que vous respirez est empli d’énergie, comme une fine brume bleue ; pour aider votre visualisation, pensez à la flamme bleue du gaz. Ressentez cette brume bleue pénétrer vos narines et emplir vos poumons. Sentez cette brume bleue s’écouler de vos poumons à votre cœur, lui donnant de l’énergie.

    Sentez comme votre cœur aime cette énergie bleue. Quand vous sentez cet amour, sentez votre cœur devenir rouge écarlate et commencer à briller et rayonner. Ressentez cette énergie se répandre à travers votre corps, dans vos jambes, ressentez ce flot bleu s’épancher de votre cœur vers vos épaules et vos bras. Puis sentez comme ce flot monte du côté droit de votre nuque, emplit votre tête, puis redescend par le côté droit dans votre cœur.

    Continuez à respirer lentement et profondément, et à ressentir ce flot bleu d’énergie circuler à travers votre corps entier, en cercle. Sentez le battement de votre cœur, écoutez votre cœur chanter.

    Faites cet exercice une fois par jour jusqu’à ce qu’il devienne naturel. Si vous le souhaitez, vous pouvez le faire tôt le matin, puis ensuite le soir. Une fois que cet exercice sera devenu naturel, commencez à travailler le deuxième.

    C/ Deuxième exercice de respiration « blue fire »

    Une fois complètement relaxé, asseyez-vous ou allongez-vous, et respirez lentement et profondément pendant un instant, vos respirations comme les vagues de l’océan. Faire la même respiration abdominale profonde décrite plus haut, toujours sans forcer. Ensuite, tout en continuant cette profonde respiration, imaginez que vous êtes entouré d’un océan de feu bleu, couleur de la flamme du gaz. Il n’y a rien, mis à part le feu bleu, aussi loin que peut porter votre regard. Les flammes vous entourent mais elles ne brûlent pas. Une fine brume bleue commence à émerger des flammes. Respirez dans cette brume, sentez la entrer dans vos narines et se répandre dans vos poumons. Ressentez l’amour de votre cœur pour cette brume. Puis sentez là se répandre dans votre corps comme dans l’exercice précédent.

    Partie 2 : Exercices avancés

    A/ Méditation « Blue Fire »

    À nouveau, utilisez la même préparation que dans les exercices précédents. Arrivés à l’état adéquat, écoutez le son de votre respiration.
    Quand vous inspirez, pensez fortement « Comme je le veux » et quand vous expirez pensez « ainsi soit il ».

    Ressentez votre corps devenir chaud, et laissez toutes vos tensions partir dans la Terre. Après un court instant, fermez vos yeux.
    Ressentez-vous flotter dans de douces ténèbres. Imaginez l’air autour de vous commencer à devenir bleu, de la couleur du « blue fire ». Progressivement, les ténèbres se chargent avec la brume du « blue fire ». Maintenant, vous flottez dans une grande mer de « blue fire ».
    Quand vous inhalez, sentez la brume « blue fire » entrer dans vos narines et emplir vos poumons. À l’expiration, rejetez de l’air, mais gardez le « blue fire ». Continuez à respirer de cette manière, jusqu’à ce que votre corps soit saturé de cette énergie « blue fire ».

    B/ Respiration épidermique **

    Installez-vous et respirez comme précédemment, mais cette fois, ressentez votre respiration et le « blue fire » entrer par les pores de votre peau, remplissant votre corps comme s’il était creux.

    C/ Diriger le « blue fire »

    Installez-vous et respirez comme précédemment. Mettez vos mains sur vos genoux puis rassemblez-les. Rassemblez le « blue fire » en une balle au niveau de la gorge. Quand vous expirez, bougez la balle de votre épaule gauche à votre main gauche. Quand vous inhalez, sentez la balle aller dans votre main droite et remonter votre bras droit, puis revenir au point de départ.

    Continuez à respirer et à faire circuler le « blue fire » régulièrement. Puis commencez à bouger la balle de plus en plus vite, tandis que votre respiration demeure calme et profonde. De plus en plus vite, jusqu’à que ce ne soit plus qu’une ligne de lumière qui circule. Quand vous ressentez fortement cet anneau de « blue fire » ouvrez vos yeux et regardez l’espace entre vos mains.

    Partie 3 : Travailler avec l’énergie de la Terre

    Asseyez-vous confortablement, ou allongez-vous sur le sol face au sol, la tête dans vos bras.
    Prenez trois profondes respirations, et imaginez qu’un cordon rouge brillant relie votre nombril au centre de la Terre.
    Prenez 12 longues respirations.
    À chaque respiration, quand vous inspirez, tirez force et énergie du centre de la Terre.
    À chaque respiration, quand vous expirez, laissez la gratitude s’écouler de vous vers la Terre.
    Inspirez le Pouvoir, expirez la gratitude.

    Après les 12 respirations, chantez doucement et lentement : « Salut ! Terre, Mère de Tout » (Hail, Earth, Mother of All) sur une note, et huit temps :

    Hail (1-2)
    Earth (3-4)
    Mother (5) of (6)
    All (7-8)

    Répétez 7 fois, en ressentant votre corps vibrer.

    Notes

    * (Nu dans une pièce suffisamment chauffée, c’est encore mieux – NdT)
    ** (Pore Breathing NdT)

  • La tradition Feri

    La tradition Feri

    (filiation V. & C. Anderson) Traduction et adaptation Amorgen Dubhart.

    Note du traducteur : cet article tiré d’un site US semble être au cœur d’une polémique dans les milieux Feri . En effet l’auteur qui a choisi de rester anonyme est accusé avoir plagié sans vergogne le travail d’autres auteurs Feri qui eux publient avec un copyright. Les auteurs à la base de l’article semblent être entre autres Anna Korn, Victor Anderson, Gabriel Carillo et Francesca de Grandis pour les exercices. Le mal est réparé puisque je les cite dans cette note. L’introduction ci-dessous n’est que l’introduction d’une cinquantaine de pages que je suis en train de traduire.

    AntiCopyright : cette traduction/adaptation n’est pas à vocation commerciale, aussi soyez libres de l’inclure dans votre site web si vous le désirez. J’ai choisi de le publier sur Esoterika.org, aussi ayez la courtoisie de me citer comme traducteur et de citer Esoterika comme source première de la traduction française. Merci aussi de citer les auteurs US Anna Korn, Victor Anderson, Gabriel Carillo, Francesca de Grandis.

    Avertissement concernant la tradition Feri :
    La tradition Feri, n’est pas une tradition éclectique acceptant l’auto-initiation. C’est une tradition initiatique, et si chaque initié peut ajouter ses propres expériences à la Tradition, une grande partie du matériel Feri est sous le sceau du secret et ne se transmet qu’oralement.

    Synopsis Historique

    Il existe beaucoup de traditions religieuses néopaïennes. Une des plus connues est la Wicca gardnérienne, fondée par Gérald Gardner. Il y a cependant beaucoup d’autres chemins. Vous pouvez même trouver quelques traditions différentes aux noms similaires. Un des noms les plus populaires pour les traditions néopaïennes est « Fairy », « Faery », ou « Faerie ». Une tradition Faery, aussi appelée Feri, a été fondée par Victor Anderson, et développée par celui-ci et sa femme Cora, ainsi qu’un certain nombre d’enseignants Feri, dans la région de San Francisco.

    Victor est né en 1917 (mort en 2000) et devint aveugle à l’âge de deux ans. Il revendique une filiation spirituelle de la Kahuna hawaïenne, et du Vaudou Afro-Antillais. Il fut initié adolescent dans le « Harpy Coven » à Bend (Oregon). Ces personnes travaillaient dans les années 20 & 30, avec l’énergie qui devint la source de la tradition faerie. Bien que très différente de la Wicca gardnérienne, et d’autres chemins wiccans, cette tradition était initiatique et magique, travaillant sur les phases de la Lune. Le Cercle se rompit pendant la 2ᵈᵉ guerre mondiale.

    En 1944, Victor se maria avec Cora. Initié aux pratiques magiques du Sud, elle apporta des éléments de cette magie populaire à la pratique qu’elle développa avec Victor. Quand des éléments gardnériens et alexandriens furent publiés dans les années 60 & 70, Victor en incorpora certains dans sa pratique. Dans les années 60, la famille devint amie avec un garçon destiné à devenir l’homme connu sous le nom de Gwydion Pendderwen. En tant que Barde, parfois nommé le « Faeri Shaman », il devint l’un des initiés les plus connus de Victor, partageant les connaissances Faery dans la communauté païenne des années 70, et enregistrant de nombreuses chansons, jusqu’à sa mort dans un accident automobile en 1981. Gwydion ajouta la plupart des éléments celtiques et gallois qui étaient absent de la tradition faery originale de Victor.
    En fait, la Faery n’est pas nécessairement Celtique, même si certains initiés ont personnellement ajouté et répandu une orientation principalement celtique. Selon Cora, dans le livre « 40 ans dans la Feri Tradition », le nom original était VICIA (Vee-Chya), Liaison avec le mot italien La Vecchia.

    Ainsi que les initiés Faery l’enseignent, ils peuvent ajouter des éléments de leurs propres orientations à la Tradition. Ainsi, quelqu’un enseigné par un initié peut apprendre des éléments qui ne seraient pas développés par un autre initié, même si chacun des deux est véritablement initié.

    Actuellement dans les branches variées de la Faery, on retrouve des éléments divers provenant de sources telles que : Arica, Eckankar, Bouddhisme tibétain, wicca gardnérienne et alexandrienne, Kahuna Hawaïenne (réinventée par Max freedom Long), HP Lovecraft, Mythologie grecque, mésopotamienne, basque, des pratiques des « native Americans », Kabbale, Santeria, Satanisme, Soufisme, mythologie galloise et traditions Yezidis, parmi d’autres. Starhawk est l’une des initiées les plus connues, qui a donné a sa branche de la Feri un focus politique.

    Dans les vingt dernières années, même l’appellation de la Tradition a varié. Les véritables initiés l’appellent Fairy, Faery, Faerie, ou comme Victor la nommaient couramment Fer.

    Donc, qu’est ce que la Tradition Feri ? Derrière ce nom se cache un corpus très particulier de mythes et d’idéologies, y compris certaines pratiques ne pouvant s’apprendre que grâce à l’entraînement, et la pratique personnelle. Bien qu’il y ait quelques variations de branches en branche, il subsiste des bases sur lesquelles la plupart des initiés sont d’accord.
    J’ai étudié et travaillé avec les Feri depuis plus de dix ans. Même s’il n’est pas question de présenter l’ensemble de la Tradition sur le Web, car c’est quelque chose d’intime et de personnel, je voudrais quand même partager quelques informations.
    Je tiens aussi à préciser, que je présente des informations qui sont enseignées par nombre de praticiens Feri. Il y a beaucoup de choses que je ne souhaite pas révéler, car ce ne serait pas approprié et d’autres choses qui ne se révéleraient pas même si je le voulais. La tradition Feri, n’est pas juste une liste d’exercices, mais une expérience. Ce texte existe pour clarifier certaines choses, mais ce n’est pas l’ensemble de la Tradition. J’espère juste aider à éviter la confusion entre la tradition issue de Victor et des gens comme Kisma Stepanovitch ou d’autres traditions celtisantes usant le même nom.

    Principes Faery généraux

    Il y a un pouvoir ou une énergie Faerique spécifique.

    Cette énergie tend à être :

    • Sensuelle et sexuelle
    • Mystique et extatique
    • Créative et éclectique
    • Invocatoire et basée dur la possession divine
    • Enrichie par le respect de la sagesse de la nature et l’amour de la beauté.

    L’orientation sexuelle n’est pas limitée à l’hétérosexualité.
    Bien qu’étant responsable de ce que nous faisons, la Tradition ne possède pas de Wiccan Rede ou de Loi du Triple.
    Quand nous sommes dans un état de conscience enchanté, nous sommes peut-être un peu fous, changeant d’apparence, pas complètement humains, et enfin inspirés par nos gardiens et nos Dieux, sur le chemin vers Faerie.

    Il existe une filiation Faerie particulière et unique.

    Cette filiation remonte à Victor ou Cora, parfois à travers Gwydion.
    Il existe des noms secrets particuliers connus uniquement des initiés.
    Il existe des exercices orientés pour développer et renforcer le pouvoir Faerique incluant :

    • Le pentacle de Fer
    • Le pentacle de Perle
    • Le pentacle de Plomb
    • Utilisation et visualisation du Feu Bleu


    Il y a une liturgie divine particulière, certaines déités peuvent être retrouvées dans d’autres traditions, mais leur interaction et la cosmologie sont uniques à la tradition Faerie.
    Il existe des Gardiens et des invocations uniques. Les gardiens peuvent être associés à une direction ou avec un élément, mais pas nécessairement les deux à la fois.
    Le travail se base sur la connaissance de nos trois « Self ».
    L’initié obtient un cingulum d’une couleur particulière.
    On confie à l’initié un corpus poétique et liturgique, mais ce qu’il contient exactement peut varier un peu de branche en branche de la Tradition Feri.
    Il existe des pratiques et des coutumes Faerie uniques.

    Certaines sont enseignées de façon explicite, d’autres sont généralement comprises comme faisant partie du pouvoir Faery. Parmi celles-ci il y a :

    • L’utilisation du pentagramme inversé
    • Le travail solitaire ou en petits groupes
    • Le code guerrier Faerie, qui inclut le « Cœur Noir de l’Innocence ».

    (A suivre).

    Auteur Anonyme – Traduction et adaptation Amorgen Dubhart.