Catégorie : Ásatrú et magie nordique

L’Ásatrú et la magie nordique. Traditions des anciens peuples vikings et des pratiquants modernes.

  • Valeurs et vertus de l’Ásatrú

    Valeurs et vertus de l’Ásatrú

    L’Ásatrú et ses membres se doivent d’observer neuf vertus (ndt : il y a le même nombre de vertus qu’il y a de mondes nordiques) qui sont le courage, l’honnêteté, l’honneur, la fidélité, la discipline, l’hospitalité, compter sur soi-même, être constructif et enfin, la persévérance. Ces vertus tentent simplement de véhiculer la sagesse des divinités et ancêtres nordiques.

    Courage

    Lorsque l’on songe aux vertus de l’Ásatrú, le Courage est toujours nommé en premier. Comme l’a dit Stephen McNallen, les Vikings sont reconnus pour leur courage et leur bravoure. Cependant, malgré leur histoire, peu nombreux sont les Scandinaves qui ont à affronter face à face des batailles semblables à celles de leurs ancêtres. En fait, nous croyons qu’il est plus facile de manifester du courage dans une situation de tous les jours. Les païens d’aujourd’hui ont souvent la possibilité de montrer du courage lorsqu’il s’agit de vivre et de prendre conscience de nos croyances. Cette vertu est aussi, malheureusement, celle à laquelle nous faillons le plus. Si nous sommes capables de fournir assez de courage pour affronter un mur de boucliers, plusieurs d’entre nous tremblons à l’idée de parler de religion au travail ou à l’idée qu’un ami nous demande quelle église nous fréquentons. Nous n’offrons pas de réponses simples, mais nous vous posons cette question : si vous embrassez le courage de vos ancêtres pour vous battre et mourir pour ce en quoi ils croyaient, pouvez-vous échanger votre identité religieuse pour un salaire plus élevé ou pour vous faire accepter de la société? Cet essai sur les vertus propose aussi de questionner la morale du courage. La route de Tyr (ndt : Tyr est le dieu nordique de la guerre) est difficile mais Tyr a cru que le prix en valait la peine. La société moderne teste nos valeurs par des millions de façons, pas seulement en tant qu’Ásatrúars (ndt : membres de l’Ásatrú), étrangers de la masse religieuse, mais aussi en tant que peuple religieux dans une culture antireligion. Les valeurs ne sont pas en faveur dans notre société moderne. Pour avancer dans la vie, il nous faut souvent contourner les lois et les règles ou carrément les briser. Vivre honorablement est tout simplement un inconvénient. Nous croyons que la majorité des gens, Ásatrú ou autres, trouve cette façon de vivre répugnante, mais la seule façon d’enrayer ceci est d’avoir le courage de refuser d’y prendre part.

    Vérité

    La deuxième vertu de l’Ásatrú, l’honnêteté, est celle qui a le plus fortement incité nos ancêtres à embrasser les vertus de l’Ásatrú comme les nôtres. Peu importe les valeurs auxquelles nous décidons d’adhérer, l’honnêteté se doit d’y être. Sa définition veut dire beaucoup et inclut également une large variété de morales et de croyances philosophiques auxquelles nous adhérons tous. Une des raisons pour laquelle nous avons adopté cette vertu, pour n’en nommer qu’une seule, c’est tout simplement pour des questions d’honnêteté. Comme Bill Dwinnels l’a déjà dit lors d’un toast à la vérité et à l’honnêteté : « Si tu ne veux pas que des gens soient au courant de quelque chose, ne le fais pas ! » La vérité, dans le sens d’honnêteté, est essentielle à notre propre honneur ainsi qu’à n’importe quel système ou moralité qui n’est pas fondé sur des lois rigides. Lorsque nous respectons un certain code d’honneur, nous nous devons également d’être honnêtes avec nous-mêmes autant qu’avec les autres.

    Lorsqu’on parle de Vérité comme vertu de l’Ásatrú, on fait aussi référence à la Vérité religieuse ou morale. Il est commun de dire qu’il y a autant de Vérités qu’il y a d’individus, mais il est aussi important de se rappeler que, peu importe notre Vérité, il y a finalement une seule Vérité. Celle-ci n’est pas celle en laquelle nous croyons, mais la Vérité ultime. Dans un premier temps, nous devons respecter la Vérité des autres, dans un deuxième temps, nous devons rechercher la Nôtre et finalement, nous ne devons jamais oublier de rechercher La Vérité. Prenons par exemple le Saint-Graal des légendes chrétiennes, nous ne cherchons pas nécessairement à le trouver, mais si nous arrêtons la quête spirituelle, nous périssons.

    Honneur

    L’honneur est partie intégrante de la morale rationnelle de l’Ásatrú. Ce que l’on retient surtout des Eddas et des Sagas, c’est que sans l’honneur, nous ne sommes rien. Des temps anciens, nous nous souvenons de deux types de personnes : ceux qui avaient le sens de l’honneur et qui étaient si propres qu’ils brillaient comme des exemples pour nous, et ceux qui manquaient tellement de sens de l’honneur qu’ils jetèrent une malédiction sur leur progéniture pour les mille années à venir. De bons Ásatrúars devraient toujours chercher à se trouver dans le premier groupe. L’honneur est une force interne qui se manifeste extérieurement par la réputation. L’honneur interne est le compas de la morale sacrée auquel s’accroche chaque Ásatrúar et chaque divinité. L’honneur est aussi une question de vivre en paix avec nos propres croyances et de vivre en paix avec nos actes. L’honneur est quelque chose de très personnel et très ressenti, presque comme une émotion. C’est savoir que ce que l’on fait est bon, décent et correct. Quand on a de l’honneur, on sait qu’on ne regrettera jamais d’avoir fait quelque chose.

    Fidélité

    On attribue souvent qu’une seule signification à la Fidélité, c’est-à-dire la fidélité du couple. Selon le dictionnaire pourtant, ce mot ne veut que dire « être fidèle à quelqu’un ou à quelque chose”. Dans le mariage, cette vertu s’applique à notre partenaire et à nos vœux et ceci est appliqué en limitant les mariés à n’avoir des relations sexuelles qu’avec leur partenaire. Même si nous considérons ceci comme un excellent conseil, les Ásatrúars pensent qu’il n’y a pas que la fidélité sexuelle qui est importante, nous croyons qu’il est surtout important d’être fidèle envers nos croyances et nos divinités. Nous devons demeurer fidèles aux Ases et aux Vanes. Tout comme le mariage, un lien sacré est créé entre l’Ásatrúar et les divinités lors de la Profession (la Profession est le rite qui consacre l’Ásatrúar à la croyance Ásatrú). Ce rite peut-être comparé à la confirmation chrétienne ou à l’initiation wiccane.). Pour que cette relation fonctionne bien, les deux parties doivent démontrer de la fidélité et de l’honnêteté à l’autre. L’Ásatrú, bien qu’elle soit en train de renaître, est une religion folklorique et nous devons continuer la tradition de la vertu de la fidélité comme le faisaient nos ancêtres. C’est entre autres pour cette raison que les recherches historiques sont importantes pour le peuple Ásatrú puisqu’elles permettent de redécouvrir les coutumes de nos ancêtres et de les réadapter à nos coutumes modernes.

    Discipline

    La façon la plus précise de décrire cette valeur est : discipline de soi. C’est par notre volonté que nous pouvons respecter les valeurs et transformer l’impulsion en action. Il en est d’une chose d’être capable de rejeter un code juridique et moral pour adopter un code d’honneur personnel et il en est d’une autre d’avoir la discipline de soi et la volonté pour mettre en action ce code d’honneur personnel. Si nous rejetons le code juridique, il en tient à notre discipline pour contrôler nos actions. Sans cette discipline de soi, des sociétés comme celle d’aujourd’hui se créent. En comparant la discipline à la fidélité, nous pouvons y voir un rapprochement. Plusieurs païens passent de croyances en croyances, d’un système religieux à un autre, quittent un chemin pour en emprunter un nouveau. Les Ásatrúars ne sont pas sujets à de tels changements. La discipline de soi implique, dans notre pratique moderne, une fidélité envers nos divinités et aussi envers les coutumes des anciens. En appliquant cette discipline, nous nous limitons certes dans un sens, mais nous recevons beaucoup autrement.

    Hospitalité

    L’hospitalité est l’une des valeurs centrales les plus fortes et importantes parmi les anciennes civilisations. Dans une religion folklorique et populaire comme la nôtre, c’est par notre hospitalité que l’on se fait respecter par notre réseau social. Du temps de nos ancêtres, il était essentiel qu’un voyageur s’aventurant dans nos terres puisse trouver un abri et soit le bienvenu pour la nuit. Dans notre communauté Ásatrú moderne, nous devons traiter les autres avec respect et agir ensemble pour le bien de notre groupe. Ces liens familiaux peuvent être fondés, même parmi des membres n’appartenant pas à la même famille. Ces liens nous rapprochent et nous incitent à prendre soin des autres. L’hospitalité peut aussi être interprétée comme les anciens et donc accueillir des gens chez soi, comme nous l’avons déjà fait, mais à notre époque moderne, cette valeur parle plutôt de prêter sa voiture ou de l’argent pour aider des amis. Hospitalité veut aussi dire traiter les autres avec respect et dignité. On raconte que plusieurs de nos dieux se promènent de par le monde et s’arrêtent chez des gens pour tester leur hospitalité et leur générosité. La vertu de l’hospitalité nous invite à considérer chaque individu avec respect et importance, parce que parfois, il s’agit des Dieux nous apparaissant sous une forme humaine. Respecter ou non cette vertu influence grandement nos actions sociales dans nos croyances. Notre réaction face à la pauvreté est, de plusieurs façons, la façon dont nous aurions pratiqué l’hospitalité du temps de nos ancêtres. Au 21ᵉ siècle, il est possible d’entrevoir l’hospitalité comme une chance de s’unir avec une communauté, un groupe et de respecter les différences de nos compatriotes Ásatrúars.

    Être constructif

    Les Ásatrúars modernes doivent être constructifs. Nous devons travailler fort pour atteindre nos buts. Il y a tant à faire. Nous nous sommes donné comme mission de restaurer l’Ásatrú à la place qui lui revient et aussi de revigorer notre société et notre culture. Nous ne pouvons pas faire cela en restant assis sur nos valeurs. Nous devons les appliquer en empruntant une attitude active. Être constructif s’applique aussi à nos occupations quotidiennes, accomplies avec attention et fierté. Ajoutez votre nom aux alliances Ásatrú ou nordiques, écrivez vos articles et vos opinions pour les journaux locaux ou pour des sites internet, bref exprimez votre foi Ásatrú. Les dieux n’aiment pas les paresseux. Ceci s’applique aussi pour les aspects non religieux de notre vie. En tant qu’Asatruars, nous devrions être considérés comme un exemple de personnes constructives, qui s’impliquent et qui ne profitent pas de situations. Nous devrions être ceux dont les patrons ne peuvent pas se passer et ceux qui font les choses comme et quand elles doivent être faites. Lorsque l’on songe aux Ásatrúars, nous devrions nous dire que ces gens sont compétents et apportent quelque chose à l’univers et à notre société. Être constructif, c’est une mentalité. Les Nordiques étaient des gens qui croquaient dans la vie à pleines dents et qui ne baissaient pas les bras en situations de doute ou d’hésitation. Nous devrions adopter la même attitude pour tous les aspects de notre vie : notre vocation, nos croyances et nos temps libres.

    Compter sur soi-même

    La société nous apporte la vertu de pouvoir compter sur soi-même, ce qui est important autant du sens pratique que traditionnel. Les vertus de l’Ásatrú sont morales, que l’on s’impose à soi-même et donc qui nous demandent d’être capables de compter sur soi-même. Nous comptons sur nous-même pour nous inculquer notre propre moralité. Traditionnellement, nos coutumes ont toujours honoré la capacité de l’homme ou de la femme à faire son petit bout de chemin dans ce monde sans compter sur l’aide de personne. Les vertus sont toutes interreliées, par exemple, nous ne pouvons pas être hospitaliers si nous n’avons pas assez de discipline pour nous occuper de nos invités. Notre capacité à pouvoir compter sur soi-même est aussi importante envers les dieux. Si nous souhaitons leur bénédiction et leurs cadeaux, nous devons être dignes d’eux et les dieux sont très satisfaits des gens qui se tiennent debout par eux-mêmes. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous ne nous agenouillons pas devant les dieux lors des cérémonies. En nous tenant debout, nous prouvons que nous sommes aptes à choisir notre propre chemin dans la vie. En d’autres termes, compter sur soi-même signifie vivre comme nous le désirons. Compter sur soi-même veut aussi dire être responsable de soi et ne pas blâmer nos échecs sur des intolérances religieuses, le système patriarcal ou notre société injuste. Oui, la société n’est ni parfaite ni juste, mais c’est notre responsabilité de vivre avec et de s’adapter. Nous sommes devenus bien trop dépendants des autres, nous attendons des autres et du gouvernement des solutions à nos problèmes.

    Persévérance

    La dernière vertu est celle de la persévérance, et nous croyons qu’elle est la plus appropriée puisqu’elle est celle dont nous devons garder en tête afin de respecter les autres. Notre croyance nous enseigne que le monde n’est pas un endroit parfait et que rien n’est facile. Nous devons continuer de quérir ce que nous désirons. Dans ce monde imparfait, il n’y a pas de repas gratuits ni d’accomplissements aisés. Si nous souhaitons réellement de fonder une communauté Ásatrú qui sera considérée comme un exemple par d’autres, nous devons persévérer à travers les durs moments. Nous devons être prêts à continuer même quand on nous empêche de continuer. Si nous perdons notre emploi à cause de notre religion, la solution n’est pas d’y retourner et de se cacher, mais de continuer afin de trouver sa place où on pourra continuer d’évoluer comme un Asatruar se doit. Enfin, nous devons persévérer même quand nous échouons, même si cela veut dire de recommencer à zéro. Nous devons continuer de persévérer afin de renforcer notre religion, pas seulement quand ça nous convient de le faire et lorsque c’est facile mais aussi lorsque c’est plus difficile et que ça tombe mal. La clé de la réussite est d’y aller petit à petit pour pouvoir atteindre avec honneur les buts fixés.

  • Calendrier des fêtes populaires Ásatrúar

    Calendrier des fêtes populaires Ásatrúar

    Voici quelques fêtes populaires de l’Ásatrú. Durant la cérémonie, plusieurs placent des runes sur l’autel, pour souligner l’importance et la symbolique de la fête.

    Thorrablót

    18 janvier : cette fête est encore active en Islande. C’est la fête sacrée de Thor. Blót est une sorte d’offrande de nourriture et de breuvage faite au dieu. On pourrait dire une forme d’action de grâce, de rituel fait en l’honneur d’un dieu. À cette fête, nous remercions Thor pour sa protection et son aide durant l’année.

    Barri

    2 février : ceci est le jour où nous célébrons Frey et Gerd, un mariage symbolique du dieu de la fertilité avec la Terre-Mère. C’est un festival de la fertilité, où la plantation des graines débute (semis). C’est le temps de débuter, préparer, planifier la saison à venir.

    C’est aussi Imbolc, candlemas, avec les runes ‘pertho, algiz et sowilo’.

    Feast of Vali

    14 février : cette fête était originellement célébrée pour Hodr, tué par Vali. Cette fête tardive en hiver relate le triomphe et le retour de la lumière et du soleil sur les jours sombres de l’hiver. Dans les familles traditionnelles, c’est le temps pour des échanges de vœux et de cartes à souhaits. C’est aussi le temps de renouveler les vœux de mariage.

    High fest of Ostara

    20 mars : c’est l’équinoxe du printemps. La fin de l’hiver et le début de la saison des naissances. Nous honorons Frigga, Freya et Nerthus. Nous versons, durant une cérémonie, de l’eau ou tout autre liquide ou boisson, sur la terre, célébrant la renaissance de la nature, du pratiquant, et pour les espoirs des habitants du village et du fermier.

    Les runes associées à cette journée sont ‘wunjo, ehwaz et berkana’.

    Sumarsday/Sigrblot

    19 avril : cette journée est le premier jour de l’été, selon l’ancien calendrier islandais. De grandes activités agraires ont lieu. Nous honorons aussi Sigurd, un personnage héroïque des Sagas.

    Yggdrasil day

    25 avril : ce jour marque l’importance de l’Arbre-Monde, son rôle dans notre culture, son héritage et l’importance spirituelle que nous lui donnons. Cette journée est réservée pour que nous vénérions, c’est notre maison et la nature de notre tradition. À cette journée, plantez un arbre, en pensant à l’importance des arbres sur la terre.

    Walburgblót

    30 avril : aussi connu sous le nom de Walpurgisnacht, ou May Eve. Walburg est la déesse ancestrale de la terre, combinant certains des traits de ses fruits. Pensez aux côtés les plus sombres de Freya, de Hella et de Frigga pour avoir une idée des caractères de cette déesse. Nous faisons une cérémonie pour Walburg en versant de la bière noire sur le sol.

    May Day

    1er mai : aussi Beltaine. C’est le temps de grandes célébrations. Les champs verdissent, les fleurs poussent… Freya tourne son visage clément vers nous après la nuit de Walburg. C’est le temps de célébrer la naissance du printemps et nous faisons offrandes à Freya. C’est aussi la nuit où Odin rejoint Frigga… c’est Beltaine après tout…
    Les runes en association avec cette fête sont ‘mannaz, laguz et inguz’.

    Friggablót

    17 mai : nous nous réjouissons dans un temps doux et dans la splendeur du printemps. Un temps traditionnel pour un camping ou un pique-nique entre amis. Un rituel en l’honneur de la Mère est tenu. Nous la remercions pour la santé et la vitalité de la famille. Nous la remercions aussi pour la fertilité de la terre qu’elle a donnée.

    Asátrú Alliance founding day

    19 juin : à ce jour, en 2238 (runic era) sept personnes se rencontrent et fondent l’Asátrú Alliance. C’est le temps de se demander ‘que puis-je faire pour la cause, notre cause ?’

    Midsummer

    21 juin : c’est le jour le plus long. Et quand on vit au-delà du 45ᵉ parallèle, c’est long ! Sunna (la déesse du soleil) débute son long déclin, poussant la noirceur qui s’accumulera pour les six prochains mois, jusqu’à Yule. Identifiez le soleil avec la brillance de Baldur, et célébrez l’honneur des deux symboles. Faites une bénédiction à Sunna au matin, dans ses premiers rayons.
    Les runes de Midsummer sont ‘othila, dagaz et fehu’.

    Freyfaxi

    23 août : Freyfaxi marque le jour des récoltes, en Islande. Dédié au dieu des récoltes, il est temps de célébrer avec les chevaux, de pratiquer des sports martiaux et de faire une cérémonie en l’honneur de Frey.
    En septembre, à la 4ᵉ fin de semaine, une fête qui célèbre les runes et le sacrifice qu’Odin a dû faire pour recevoir la connaissance des runes.

    Winterfinding

    22 septembre : c’est l’équinoxe d’automne, les fondations de l’hiver. La balance entre l’été et l’hiver est en marche. La noirceur sera plus présente et la mort s’installera peu à peu. Nous pensons alors à l’importance de cette saison. Nous appelons Odin pour l’inspiration et la force de passer à travers la saison des vents et du froid et de la pluie. Un temps bien difficile pour tous les Nordiques.
    Les runes de cette fête sont ‘raidho, kenaz et gefu’.

    Winternight/Vetrablót

    11 octobre : dans le calendrier islandais, l’hiver commence sous le jour du Satyr entre le 11 et le 17 octobre. Les nuits d’hiver célèbrent l’opulence des récoltes et nous honorons Freya et les esprits de la fertilité nommés Disir. Nous offrons à Freya et aux Disir une cérémonie en leur offrant du lait ou de la bière.

    Feast to Einherjar

    11 novembre : Les héros qui prennent place au Hall d’Odin sont les Einherjar. Ce jour est réservé pour eux et nous levons nos cornes en leur honneur, ainsi qu’aux héros morts sur les champs de bataille.

    Feast of Uller

    27 novembre : c’est le jour de la chasse réservé à Uller. La prise de chance personnelle nécessaire à ce succès est de mise. Les armes sont dédiées et choisies pour lui. Bénissez vos flèches, vos arcs ou toute autre arme avant de partir à la chasse. Après avoir tué votre bête, gardez-en un morceau pour votre autel. Fêtez !

    Winterfilt/Yuletide/Mother night

    20 décembre : les douze nuits de Noël. C’est le temps d’honorer Thor et Frey. Nous décorons un sapin ou un if que nous entrons dans nos maisons. Nous allumons aussi la Yulelog, la bûche de Noël que nous regardons se consumer durant toute la nuit. Celle-ci porte la rune Othila, gravée ou dessinée à la craie blanche.
    C’est le moment aussi d’honorer les landwights (créatures des terres) et les housewights (créatures des maisons, fantômes). Les femmes rendent hommage à Frigga en faisant un rituel féminin du Seidhr devant le foyer, avant de faire brûler la Yulelog.
    Les runes de cette fête sont ‘elhaz, jera et isa’.

  • Ásatrú vs. Wicca

    Ásatrú vs. Wicca

    La différence entre les deux religions est assez grande. Le pratiquant n’est pas un wiccan. Il prendra, adoptera, sa propre forme. Le pratiquant mâle se nommera « gothi« , la femme sera « gythia« . Chaque personne aura une notion propre de son rôle, et les rituels et les cérémonies sont complètement différents et sont administrés par le kindred.

    Les croyances et les pratiques de cette tradition sont définies par une loyauté personnelle, « troth« , envers les dieux et les déesses nordiques tels qu’Odin, Thor, Frigga, ainsi qu’envers les esprits, les « wights« . Toute la foi passe dans la culture nordique, scandinave, viking et germanique et une grande détermination à pratiquer les principes moraux habite chaque pratiquant.

    Les connaissances des dieux et de la cosmogonie nordique, contrairement à la wicca, se trouvent dans l’étude des sources principales de la tradition. Le gothi étudie les Proses de l’Edda, l’Edda, l’Edda Poétique, les sagas vikings, les sources historiques et le folklore traditionnel. Il étudie aussi les sciences, comme l’histoire, l’anthropologie, la linguistique et l’archéologie. De sa propre analyse, de ses réflexions, le pratiquant tiendra une connaissance profonde de sa tradition. Le gothi travaille avec les dieux, comme kin, une expression qui pourrait peut-être s’apparenter à « pareil », « semblable », « race ». Marchant dans cette voie, il contribue à sa condition humaine, l’améliore, la développe, dans ce monde, et il s’oppose à toute voie maladive, à tout être mauvais tel que les Thurses, ou les Jotuns, qui sont en fait les géants. Ceux-ci ont comme représentation symbolique la tâche de détruire, de désordonner le monde.

    Comme la plupart des païens, les pratiquants de l’Ásatrú sont polythéistes et considèrent les dieux comme des entités réelles, ayant des personnalités distinctes et uniques. Parfois, certains d’entre eux se concentrent sur une seule entité, telle qu’Odin. (Dans ce cas, nous les nommons Odinistes.)

    Les pratiques magiques ne sont pas une part de ce culte. De fait, la plupart des pratiquants de cette tradition ne croient pas en la magie. Toutefois, certains pratiquent une sorte de magie, comme la runologie, développant ainsi une autre facette de cette tradition. Ces Ásatrúar sont alors des vitkis, des magiciens runiques. Ce supplément religieux est toutefois différent de l’Ásatrú.

  • Questions fréquemment posées sur l’Ásatrú

    Questions fréquemment posées sur l’Ásatrú

    L’assemblée des Ásatrú : Ásatrú FAQ
    Longtemps avant que le christianisme ne vînt en Europe du Nord, les peuples qui s’y trouvaient avaient leurs propres religions. L’une d’entre elles était l’Ásatrú. Il était pratiqué sur les terres qui couvrent maintenant la Scandinavie, l’Angleterre, l’Allemagne, la France, les Pays-Bas et les zones aux alentours. L’Ásatrú est la croyance originelle ou native pour les peuples qui habitaient ces régions.

    Quelle est la signification du mot « Ásatrú » ?

    Ásatrú veut dire en gros « croyance en les dieux », en vieux norrois, la langue des anciens scandinaves dans laquelle beaucoup de nos textes fondateurs sont écrits. Ásatrú est le nom utilisé par les Nordiques pour appeler leur religion.

    Quels sont les débuts de l’Ásatrú ?

    L’Ásatrú existe depuis des milliers d’années. Ses origines sont perdues en pleine préhistoire, mais il est plus vieux que le christianisme, l’islam, le bouddhisme ou la plupart des autres religions. Les élans spirituels qu’il exprime sont aussi anciens que les peuples européens eux-mêmes ; au moins quarante mille ans ; et peut-être encore plus.

    Pourquoi aurions-nous besoin de l’Ásatrú ?

    Les gens sont attirés par les religions bien connues, parce qu’ils ont des besoins spirituels véritables, qui doivent être satisfaits. Les gens cherchent une communauté et des réponses aux « grandes questions » : que signifie la vie, et comment devrions nous la vivre. Pour beaucoup, aujourd’hui, les soi-disant foi majeures n’ont pas de bonnes réponses. L’Ásatrú a des réponses, mais il n’a pas été une alternative pour la plupart des chercheurs qui ne le connaissaient même pas. Une fois qu’ils auront réalisé qu’il y a autre chose, une voie plus naturelle et honorable, ils ne seront plus satisfaits de grand-chose, sauf de retourner à la croyance de leurs ancêtres 🙂

    Pourquoi la religion des ancêtres est-elle la meilleure pour nous ?

    Parce que nous ressemblons plus à nos ancêtres qu’à qui que ce soit d’autre. Nous avons hérité non seulement de leur apparence physique générale, mais encore de leurs traits mentaux, émotionnels et spirituels. Nous pensons et sentons plus comme ils le faisaient. Nos besoins de base ressemblent aux leurs. La religion qui exprime le mieux leur nature intérieure (l’Ásatrú) est plus adaptée, plutôt que les religions du Moyen-Orient qui sont nées parmi des gens qui sont par essence différents de nous. Le christianisme, l’islam et le judaïsme sont des religions étrangères qui ne nous parlent pas en nos âmes.

    Pourquoi l’Ásatrú s’est-il éteint ?

    L’Ásatrú fut l’objet d’une campagne de répression pendant des centaines d’années. Des milliers et des milliers de personnes furent tuées, mutilées, exilées durant cette période. Les gens communs, vos ancêtres, n’abandonnèrent pas leurs croyances chéries aussi facilement. Finalement, l’organisation monolithique de l’Église romaine, soutenue par des menaces d’isolation économique et aidée par une campagne de propagande énergique, triompha sur les tribus courageuses mais désunies. Ou presque ! Malgré cette persécution, des éléments de l’Ásatrú ont survécu jusqu’à aujourd’hui, souvent sous forme de folklore, prouvant que notre religion originelle attire fondamentalement nos êtres intérieurs. À présent, un millénaire après sa prétendue disparition, il continue à vivre et à grandir. En effet, aussi longtemps qu’il y aura des hommes et des femmes de descendance européenne, il ne peut pas vraiment mourir parce qu’il jaillit des âmes de notre peuple. L’Ásatrú n’est pas seulement ce en quoi nous croyons, il est ce que nous sommes.

    L’acceptation du christianisme n’est-elle pas une preuve de civilisation ? De la fin de la barbarie ?

    Non ! Les atrocités commises par les chrétiens, les musulmans et les juifs à travers l’histoire ne sont guère un arrêt de la barbarie. Les soi-disant « barbares » qui suivirent l’Ásatrú (les Vikings, les différentes tribus allemandes, etc.) sont à l’origine des traditions les plus civiles: jugement par un jury, parlements, loi commune anglo-saxonne, le droit des femmes, par exemple. Le mot « loi » vient du langage nordique, et non de la langue des terres chrétiennes. Nous n’avions simplement pas besoin du christianisme pour être civilisés, ce qui est encore le cas aujourd’hui.

    Les Vikings n’étaient-ils pas assoiffés de sang ?

    Les historiens modernes sont d’accord pour dire que les Vikings n’étaient pas plus violents que les autres peuples de cette époque. Rappelez-vous que les descriptions des invasions vikings furent toutes écrites par leurs ennemis, qui n’étaient ainsi pas très objectifs… Les cultures chrétiennes et musulmanes ont utilisé des moyens tout aussi sanglants que les Nordiques, si ce n’est plus. C’était une période très dure pour tout le monde.

    L’Ásatrú n’est-il que pour les descendants des Scandinaves ?

    Non. L’Ásatrú, également pratiqué par les peuples nordiques, avait tellement de choses en commun avec la religion des autres tribus allemandes, et avec leurs cousins les Celtes, qu’il peut n’avoir été qu’une version de la religion européenne générale. L’Ásatrú est pour tous les peuples européens, que leur héritage soit ou non scandinave.

    Quelles sont les croyances de l’Ásatrú ?

    Nous croyons en une énergie (ou essence) divine sous-jacente, omniprésente, qui est en général cachée à nos yeux, et qui se situe au-delà de notre compréhension immédiate. Nous pensons aussi que cette réalité spirituelle est interdépendante avec nous, que nous l’affectons autant qu’elle nous affecte. Nous croyons que cette divinité sous-jacente s’exprime sous la forme de dieux et de déesses. Des histoires sur ces déités sont comme une sorte de code, le « langage » mystérieux à travers lequel la réalité divine nous parle. Nous croyons en des standards en matière de comportement qui sont compatibles avec ces vérités spirituelles et avec notre être profond.

    En quoi l’Ásatrú diffère-t-il des autres religions ?

    L’Ásatrú ne ressemble pas aux autres religions mieux connues de plusieurs façons. Comme par exemple :
    – Nous sommes polythéistes. Nous croyons en un nombre de déités, incluant des Déesses aussi bien que des Dieux. Nous n’acceptons pas l’idée de « péché originel », la notion selon laquelle nous sommes intrinsèquement mauvais et ce dès la naissance, comme l’accepte le christianisme. Ainsi, nous n’avons pas besoin de « salut ».
    – Les religions du Moyen-Orient enseignent soit une haine des autres religions, soit le devoir de convertir les autres, souvent par la force. Ils ont souvent pratiqué ces croyances avec une cruauté sans nom.
    – Nous ne prétendons pas être une religion universelle, ni une foi pour toute l’humanité. En fait, nous ne pensons pas qu’une telle chose soit possible ou enviable. Les différentes branches de l’humanité ont des façons différentes de regarder le monde, dont chacune est valide pour eux. Il est juste bien qu’elles aient chacune des religions différentes, comme c’est le cas.

    Considérez-vous que les mythes nordiques soient vrais ?

    Les mythes sont des histoires sur les Dieux et Déesses de l’Ásatrú. Ils sont une manière de déclarer des vérités religieuses. Nous pouvons dire qu’elles contiennent des vérités sur la nature de la divinité, notre propre nature, et la relation entre les deux. Nous ne prétendons pas que les mythes sont littéralement vrais, comme l’Histoire.

    Et les dieux et les déesses, existent-ils ?

    Oui, ils existent. Cependant, à l’instar de certains chrétiens qui ne pensent pas que leur Dieu est vraiment un homme à la barbe blanche assis sur un trône en or au paradis, nous ne pensons pas que Thor (par exemple) est une entité musclée portant un marteau. Il existe un vrai Thor, mais nous l’approchons mentalement avec cette image en tête.

    Est-ce que les adeptes de l’Ásatrú prient leurs dieux et déesses ?

    Oui, mais pas comme la plupart des gens l’entendent. Nous ne leur abandonnons jamais nos volontés, nous ne nous rabaissons pas devant eux, parce que nous nous voyons comme un de leurs semblables, et non comme étant inférieurs, soumis. Nous ne supplions pas. Nous communions avec eux, et nous les honorons en cherchant leur bénédiction à travers des rituels formels et des méditations informelles. Vivre une vie pleine et vertueuse est une forme de prière en elle-même. Notre religion affecte toutes les parties de nos vies, et non pas seulement ces morceaux que nous choisissons d’appeler « religieux ».

    Adorez-vous les pierres, les arbres, et les idoles ?

    Non. Ces objets ne sont pas des Dieux, donc nous ne les adorons pas. Nous les utilisons quelquefois pour nous rappeler des Dieux et Déesses, et nous croyons qu’ils peuvent être « chargés » d’une certaine forme d’énergie divine, mais nous ne les confondrons jamais avec les Dieux eux-mêmes.

    Quels sont les standards de comportement enseignés dans l’Ásatrú ?

    Certaines des qualités que nous tenons en respect sont la force, le courage, la joie, l’honneur, la liberté, la loyauté aux parents, le réalisme, la vigueur, et la vénération de nos ancêtres. Exprimer ces choses dans nos vies est vertueux, et nous nous efforçons de le faire. Leurs opposés, la faiblesse, la lâcheté, l’adhérence à des dogmes plutôt qu’à des réalités du monde, etc. sont des vices, et doivent être évités. Un comportement acceptable en Ásatrú consiste à maximiser nos vertus et minimiser nos vices. Ce code de conduite reflète les idéaux les plus élevés et héroïques de notre peuple.

    Les autres religions ne croient pas en tout ça ?

    Non. Les gens peuvent vraiment croire que c’est le cas, mais l’analyse ne le démontre pas. Nous croyons en la liberté alors que les Écritures affirment qu’ils sont les esclaves de Dieu. Ils acceptent l’idée selon laquelle la joie est quelque chose de bien, alors que leurs enseignements sont remplis de la culpabilité venant d’un « péché originel » imaginaire. Leur instinct est de comprendre le monde de la Nature par des preuves vérifiables, alors qu’on leur apprend à croire que le noir est blanc, que ce qui est rond est plat, et que les instincts naturels sont forcément le Mal quand les enseignements de leur église contredisent la raison ou les faits connus. Beaucoup d’entre nous croient instinctivement en des valeurs de l’Ásatrú parce qu’elles sont perpétuées jusqu’à nous par nos ancêtres. Nous voulons croire que d’autres religions épousent ces valeurs, ainsi nous voyons ce que nous voulons voir. La plupart des gens n’ont simplement pas réalisé que les religions majeures disent des choses qui ne sont pas en accord avec les valeurs que nous savons être justes en nos cœurs. Pour trouver les vertus de l’Europe du Nord, il faut regarder où ces vertus sont naturelles : en l’Ásatrú.

    Qu’avez-vous à dire sur le bien et le mal ?

    Le Bien et le Mal ne sont pas des constantes. Ce qui est Bien dans une situation ne le sera pas dans une autre, et pareil pour le Mal. Pour n’importe quel exemple, la bonne suite d’actions aura été modelée par l’influence du passé et du présent. Le résultat peut ou non être « bien » ou « mal », mais ça sera toujours la bonne action. En aucun cas les notions de bien ou de mal ne nous sont dictées par les décrets d’une déité étrangère et autoritaire, comme au Moyen-Orient. On attend de nous que nous utilisions notre liberté, notre responsabilité et notre conscience du devoir pour servir les fins les plus louables.

    Que nous enseigne l’Ásatrú sur la vie après la mort ?

    Nous croyons qu’il y a une vie après la mort, et que ceux qui ont vécu les vies vertueuses continueront à vivre des expériences encore plus grandes, avec accomplissement, plaisir, et défi. Ceux qui ont vécu des vies plus tournées sur le vice que sur la vertu seront séparés de leurs parents et condamnés à une existence morne et désolée. La nature précise de la vie après la mort (ce que c’est et ce qu’on y ressent) dépasse notre compréhension et est exprimée essentiellement dans les mythes. Il y a aussi une tradition de l’Ásatrú expliquant la renaissance d’un être dans sa lignée familiale. Il se peut que l’individu choisisse s’il souhaite ou non renaître en ce monde, ou bien il se peut également qu’il y ait des lois naturelles qui gouvernent ceci. En un sens, bien sûr, nous vivons toujours en nos descendants d’une autre façon qu’une vie après la mort. Nous, Ásatrúars, nous ne sommes pas excessivement inquiets sur notre prochaine vie. Nous vivons ici et maintenant, dans cette vie. Si nous vivons celle-ci de la bonne façon, la prochaine sera encore mieux.

    Est-ce que l’Ásatrú implique une vénération des ancêtres ?

    L’Ásatrú dit que nous devons honorer nos ancêtres. Il dit également que nous sommes liés à ces ancêtres d’une certaine façon. Cependant, nous ne les vénérons pas. Nous croyons que nos ancêtres nous ont transmis des qualités spirituelles certaines, aussi sûrement qu’ils nous ont donné divers traits physiques. Ils vivent en nous. La famille ou le clan se situent au-dessus et au-delà des limites du temps et de l’espace. Ainsi nous avons un respect pour nos ancêtres même si nous ne nous impliquons pas dans un culte aux ancêtres.

    L’Ásatrú possède-t-il un livre sacré, comme la Bible ?

    Non. Il y a des sources écrites qui nous sont très utiles parce qu’elles contiennent beaucoup de nos coutumes sacrées sous forme de mythes et d’exemples de bonne conduite, mais nous ne les acceptons pas comme étant des documents infaillibles et inspirés. Les religions qui font cela sont trompeuses envers leurs adeptes quant à la pureté et la précision des écrits. Les nombreuses discordes au Moyen-Orient en sont une bonne preuve. Leurs interprétations contradictoires ne peuvent être toutes correctes ! Il y a deux sources de vérité sacrée, et aucune d’elles ne s’exprime par des mots. La première est l’Univers autour de nous, qui est une manifestation de l’essence divine sous-jacente. La seconde est l’Univers à l’intérieur de nous, transmis par nos ancêtres comme étant l’instinct, l’émotion, les prédispositions innées et peut-être même la mémoire raciale. En combinant ces sources de sagesse internes et externes avec la littérature laissée par nos ancêtres, nous en arrivons aux vérités religieuses. Ce guide spirituel vivant est mieux que n’importe quel « livre sacré » poussiéreux et dogmatique, dont les écritures sont quelquefois tellement ambiguës que même les érudits de l’Église ne peuvent se mettre d’accord, et dont les interprétations changent avec l’état politique des différentes époques.

    L’Ásatrú a été décrite comme une religion de la nature. Ce qui veut dire ?

    Nous attachons une grande valeur au respect spirituel, au sentiment d’être connecté aux Dieux et Déesses, ce qui peut venir de l’expérience et de l’appréciation de la beauté et de la majesté de la Nature. Nos déités agissent dans et à travers la loi naturelle. En travaillant en harmonie avec la Nature, nous pouvons devenir travailleurs adjoints des dieux. Cette attitude efface l’opposition entre « naturel » et « surnaturel » et entre religion et sciences. Pour nous, suivre une religion de la nature, c’est reconnaître que nous faisons partie de la Nature, sujets à toutes ses lois, même quand ça offense nos fausses conceptions influencées par le christianisme. Nous sommes peut-être des dieux en herbe, mais nous faisons aussi partie du règne animal, un noble héritage. Nos ancêtres et leurs prédécesseurs l’emportèrent à travers des milliards d’années de défis inimaginables, un exploit qui doit susciter le respect des dieux eux-mêmes.

    D’où vient l’univers selon l’Ásatrú ?

    Nos mythes décrivent le début de l’Univers comme étant le déploiement d’un processus naturel, plutôt qu’un processus nécessitant une intervention surnaturelle. Les adeptes de l’Ásatrú n’ont pas besoin d’abandonner la science moderne pour garder leur religion. Notre ancien folklore décrit l’interaction du feu et de la glace et le développement de la vie qui en découle. Mais ceci est symbolique, et nous laisserons aux scientifiques le soin de découvrir comment l’univers a été créé.

    Que sont les runes, et qu’ont-elles à faire avec l’Ásatrú ?

    Les runes sont des anciens symboles germaniques représentant divers concepts ou forces dans l’Univers. Prises ensemble, elles expriment la vision du monde qu’avaient nos ancêtres. Leurs significations sont intimement liées aux enseignements de l’Ásatrú. Nos mythes disent comment Odin, père des dieux, les remporta après avoir traversé un supplice douloureux pour que les dieux et les humains puissent bénéficier de leur sagesse.

    Comment est organisé l’Ásatrú ?

    L’Ásatrú est non autoritaire et décentralisé, exprimant notre amour de la liberté. Même si nous avons quelques principes définis, nous avons peu de dogmes. Il n’y a pas de leader spirituel tout puissant dont la parole est loi, pas de « pape » de l’Ásatrú pour dire la vérité. Ni les gourous, ni les prêtres n’ont une lignée directe avec les dieux. Les dieux vivent en vous !

  • Rituels et pratiques de l’Ásatrú

    Rituels et pratiques de l’Ásatrú

    Les communautés religieuses Ásatrú sont appelées Kindreds, Hearths, ou Garths. Les prêtres sont appelés Gothi, et les prêtresses sont des Gythia.

    Le Blót :

    (Se prononce comme « bloat » en anglais) Il s’agit du rituel religieux le plus commun. C’est un sacrifice aux dieux. Il y a fort longtemps, comme dans pratiquement toutes les anciennes religions, on sacrifiait un animal préalablement consacré aux dieux. Ce n’était pas une manière de capturer le pouvoir d’un animal agonisant, mais simplement une manière pour les peuples du Nord de partager un cadeau avec les dieux. De nos jours, l’animal est remplacé par une offrande telle qu’une boisson aux fruits ou de la bière.

    Le Sumbel :

    C’est une célébration rituelle où l’on fait passer dans l’assistance une corne remplie d’une boisson. Chaque personne porte un toast aux dieux, aux anciens héros, à leurs ancêtres ; ou raconte une histoire, un poème, ou chante une chanson. Elle boit ensuite un peu de la boisson de la corne.

    Profession ou Adoption :

    Il s’agit d’un acte de dédication à l’Ásatrú et au renoncement aux autres fois et religions, en faisant solennellement allégeance aux dieux de l’Asgard, aux Aesir et Vanir. C’est une simple cérémonie en présence d’un Gothi ou d’une Gythia et du reste des membres du Kindred, du Hearth ou du Garth. On prête serment sur une bague ou un autre objet sacré.

    Calendrier des Célébrations

    En commun avec la plupart des religions néo-païennes, les jours sacrés sont :

    • L’équinoxe de printemps, en général vers le 21 mars. Il est dédié à Ostara.
    • L’équinoxe d’automne, en général vers le 21 septembre.
    • Midsummer, au solstice d’été, vers le 21 juin.
    • Yule, au solstice d’hiver, vers le 21 décembre. Les célébrations peuvent durer plus de douze jours. Il s’agit du jour le plus important de l’année. Beaucoup de symboles nordiques ont été absorbés par le christianisme : sapins, bûches de Noël, etc.

    Beaucoup célèbrent aussi des jours entre les équinoxes. Différentes traditions au sein même de l’Asatru les observent à des dates différentes :

    • Le premier week-end de février est une célébration de Freya et du Disir.
    • Merry-Moon, le premier weekend de mai, est une célébration du printemps dédiée à Njord et Nerthus.
    • Harvest, ou Freyfaxi, le premier week-end du mois d’août, la première récolte est l’occasion de célébrer Frey et son cheval.
    • Fogmoon, le premier week-end de novembre, célèbre ceux qui sont morts à la guerre ainsi que Ragnarok. On dédie cette fête à Odin et Freya.
    • Einherjar se fête le 11 novembre et coïncide avec l’Armistice. C’est bien entendu en l’honneur de ceux qui ont été tués à la guerre et qui ont rejoint les guerriers d’Odin au Valhalla.
    • D’autres groupes font une célébration le 9 de chaque mois en l’honneur des héros nordiques. D’autres groupes font des rituels à chaque pleine Lune… etc.
  • Quelques croyances de l’Ásatrú

    Quelques croyances de l’Ásatrú

    Voici un aperçu de quelques croyances générales de la religion Ásatrú.

    L’Ásatrú est une religion polythéiste. Il y a trois races de Déités dans son panthéon. Ils sont perçus comme étant des êtres vivants qui sont impliqués dans le quotidien des humains :

    Les Aesir (les Ases) : ce sont les dieux de la tribu ou du clan, représentant la royauté, l’ordre, l’artisanat, etc.

    Les Vanir : ils sont la fertilité de la terre, et les forces de la nature. On les associe au clan, mais ils n’en font pas partie.

    Les Jotnar : ce sont des géants, et ils sont en guerre permanente avec les Aesir. Ils représentent le chaos et la destruction. A la bataille de Ragnarok, de nombreux dieux mourront, le monde verra sa fin arriver, puis sa renaissance.

    Dieux spécifiques

    Parmi les plus importants, il y a :

    Thor, le dieu du Tonnerre, qui porte Mjöllnir, le Marteau divin. Il crée le tonnerre en traversant le ciel à vive allure à bord de son chariot. Le jeudi anglais, « Thursday » (Thor’s Day) porte son nom.

    Odin est un dieu borgne ; il donna, en effet, l’un de ses yeux pour pouvoir boire l’eau de la Fontaine de Sagesse. C’est un magicien et un sage. Il apprit les secrets des runes (l’alphabet nordique) en se pendant à l’arbre Yggdrasil pendant neuf nuits.

    Frey est le dieu de Yule (né au Solstice d’hiver, vers le 21 décembre). Il est un dieu de paix et de plénitude qui apporte fertilité et prospérité. Son père était Njord.

    Déesses spécifiques

    Quelques noms importants : Freya (ou Freyja) est la déesse de l’amour, de la beauté et de la sexualité, et d’une douzaine d’autres attributs. Elle mène les Valkyries qui emportent l’âme des guerriers morts au combat jusqu’au Valhalla.

    Frigg est la femme d’Odin. Son nom est devenu un terme d’argot anglais pour désigner un rapport sexuel… Elle est la patronne du foyer et des couples mariés.

    Skadi est la déesse de l’indépendance, de la mort, de la chasse et du ski. La Scandinavie lui doit son nom ; et les mots anglais shadow, skullduggery et shade viennent de son nom.

    Ostara est une déesse de fertilité que l’on célèbre à l’équinoxe de printemps. Chez les Saxons, elle portait le nom d’Eostre, la déesse du Printemps, d’où vient le mot anglais pour désigner Pâques, « Easter ». Ses symboles sont le lièvre et l’œuf…

    Autres entités

    D’autres divinités : Aegir, Balder, Bragi, Forseti, Heimdall, Loki, Njord, Ran, Tyr, Ull et Vithar. Les Vikings ont aussi honoré les Landvaettir (esprits des terres) des forêts, des champs, etc.

    Valeurs

    Il y a Neuf Nobles Vertus à suivre : Courage, Vérité, Honneur, Fidélité, Discipline, Hospitalité, Travail, Loyauté et Persévérence. La famille a énormément de valeur. Toute forme de discrimination ethnique, sexiste, raciste (etc.) est fortement réprouvée.

    Origines

    L’humanité provient directement des dieux. Les trois frères, Odin, Vili, et Ve créèrent deux personnes à partir de deux arbres et les appelèrent Ask et Embla. Un autre dieu, Rig, visita la terre, et y établit les classes sociales.

    Od

    L’extase, un cadeau des dieux offert aux humains. Elle sépare les humains des autres animaux, et elle est leur lien éternel avec les dieux.

    La création

    Il existe un poème qui contient la version Ásatrú de la création de l’univers. Entre Muspelheim (les terres du Feu) and Niflheim (les terres de Glace) se trouvait un espace vide appelé Ginnungigap. Le feu et la glace se sont avancés l’un vers l’autre pour combler cet espace, et de leur collision est né l’univers. Odin, Vili et Ve ont ensuite créé le monde avec le corps d’un géant qu’ils avaient tué.

    Après la mort

    Ceux qui meurent à la bataille vont au Valhalla avec l’aide des Valkyries. Ils s’y nourriront de Särimner (un cochon tué et ressuscité chaque jour) en compagnie des dieux. Les gens mauvais et les traîtres iront à Hifhel, un lieu de tourment. Tous les autres iront à Hel. C’est un lieu de calme et de paix, mais qui n’a aucun rapport, malgré les apparences, avec le « Hell » anglais.